Aveuglé par la nuit...

La découverte de l’infidélité est une expérience traumatique. Il est souvent difficile d’être objectif lorsque nous traversons des situations déstabilisantes. Parlons en sans complexe.

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Sans Prétention
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Sans Prétention » jeu. 14 juil. 2016 20:48

C'est surtout qu'à partir de maintenant, qu'elle ne te la fasse pas à l'envers.
Elle avait déjà réussi à te faire culpabiliser d'une dépression dont je suis sûr à 80% qu'elle-même est à l'origine...
Ce serait le pompon si EN PLUS tu lui étais redevable.


Voler, c'est quand on a trouvé un objet qui a pas encore été perdu...

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Dom3
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » ven. 15 juil. 2016 09:06

Merci à vous pour votre indulgence et votre soutien.

Il n'y a bien que sur ce forum que l'on trouve des gens capables de comprendre.

Je vais revenir sur les quelques mois passés pour tenter de vous faire comprendre comment j'en suis arrivé là.

Je n'ai plus donné de nouvelles sur ce post depuis Janvier, je pensai le faire quand ma femme serait en vacances, un peu plus loin de la maison.

Cet hiver, j'ai replongé dans la dépression. Encore une fois, alors que j'allais mieux. J'avais promis à mon épouse, en Aout dernier, de la soutenir pendant cette année charnière sur le plan professionnel pour elle. Je l'ai fait, bien que ce n'ai pas été tous les jours simple.
Je m'étais engagé, je ne reviens pas en arrière.

En février, deux amis et collègues à moi, de ceux dont j'avais dit que je m'étais éloigné mais qu'ils étaient de VRAIS amis sont venus me trouver. Ils "sentaient" que ça n'allait pas. Et ils m'ont aidé. On a beaucoup discuté, mais ils sont aussi venu me doper dans mon boulot en me donnant un bon coup de main. Ca m'a fait l'effet d'un électrochoc. Je me suis dit que la vie n'était pas écrite à l'avance, mais que c'est nous qui l'écrivons chaque jour.

J'ai donc décidé de mettre le couple de coté pour (enfin) me remettre sur les rails. Les vrais, pas les voies de garage. Et ça a marché, je vais nettement mieux depuis ce temps. Tellement mieux que j'ai fini par jeter ces anti-dépresseurs à la poubelle. S'ils ne m'avaient pas empêchés de sombrer à nouveau cet hiver alors que la dose était triplée, c'est qu'ils ne servaient à rien!!!
Constat qui confirmait également que l'origine de la dépression ne venait pas directement de moi. Genre un trouble hormonal quelconque ou que sais-je encore.

Je me suis mis à "observer" ma femme. Ses comportements, ses réactions, au vu de ce que je sais maintenant sur sa maladie. J'en ai tiré effectivement quelques conclusions. C'est bel et bien pathologique, pas d'amélioration à espérer de ce coté là. Je me suis petit à petit détaché de son étreinte, jusqu'à ne plus accorder de crédits à ce qu'elle me reprochait sans cesse.
J'ai lu ton lien sur les PN, SP. Une pathologie comme celle de mon épouse peut tout à fait être compatible avec ce type de comportement. Manque de confiance en soi mal camouflé par un égo surdimensionné tentant de cacher une faille narcissique qui remonte à l'enfance.

J'ai donc pris du recul. Pour résoudre mes propres problèmes, réfléchir à mon comportement également.
C'est évident pour moi maintenant, j'ai bien joué un rôle en laissant notre relation dériver à ce point. Syndrome du sauveur? Peut-être.
Avant de la rencontrer, j'avais connu deux femmes avec qui j'avais décidé que finalement, non, elles n'étaient pas faites pour moi...
Et pourtant, peut-être bien que si...

Je n'ai pas voulu m'engager avec ces personnes parce qu’elles étaient stables, sérieuses, ordonnées....A la réflexion, j'ai eu peur de m'ennuyer a n'avoir personne à "sauver". :kelkon:
Bon, c'est en partie vrai, avec ma femme, je ne m'ennuie pas... :bonk:
Conclusion, si je ne change pas ma vision des choses, je vais perpétuellement m'empêtrer dans des dépressions chroniques.
Je ne tente donc plus de "sauver" mon épouse mais moi.

Pour ceci, j'ai pris un job à mis-temps en plus de mon activité principale, pour payer quelques factures en retard, mais surtout pour me sortir de mon univers frelaté. Et je redouble d'efforts pour remettre mon outils de travail en marche. A cœur vaillant, rien d'impossible.
Et je laisse donc les remarques et autres tentatives de déstabilisations de mon épouse sur le bord du chemin, me consacrant exlusivement à mon fils, mon boulot, et à la maison. Je refusait systématiquement le dialogue s'il ne portait pas sur des problèmes d'intendance.

Tout en continuant mon suivi psy, qui me permet de me situer par rapport à mon choix. En avril/mai, la fin d'année se profilait, ma femme me demande pourquoi je ne veut pas "qu'on parle" , et je lui répond simplement que vu qu'on y arrive pas seuls sans que ça ne dérape, il faudrait qu'on se fasse aider par un psy de couple. Elle prend le RV (j'y tenais) et le jour, elle fait tout ce qu'il faut pour arriver super en retard au cabinet. Puis, vu qu'elle ne peut pas marcher vite à cause de sa sciatique (ce jour là, la douleur était forte, pensez ce que vous voulez, mais avant-hier, elle n'avait plus mal pour me gifler..) je finis seul chez le psy.
M'en fou, j'y vais quand même! La prochaine fois, elle ira seule. Le deuxième rendez-vous repoussé était le jour de la "baston".

Tout ça pour expliquer que ce jour là, je l'avais plutôt mauvaise de constater que finalement, elle se fout de ma gueule encore une fois, alors qu'elle est en vacances à la maison... C'est pour expliquer mon état d'esprit, pas mon getse.
Et le soir, elle vient me mettre des bâtons dans les roues dans mon job (que je tente de remettre en ordre en ce moment contre son gré), me disant que je m'y prend mal (alors que techniquement, elle est à la rue) que je ne cherche qu'a faire du mal autour de moi, ect,ect...
Et devant mon absence de réactions, me met une claque.
Et là, je n'ai pas réfléchi, c'est parti comme c'est venu.

Hier matin, elle me dit: je ne t'en veut pas, je l'ai bien cherchée.

Merci Marty, merci Steelhuman, merci SP, vous avez su comprendre ce qui s'est réellement passé.

Oui, mais...
Mon fils de 9 ans bientôt, lui, je ne suis pas sûr...
Je lui en ai parlé, le lendemain. Il se posait évidemment des questions, sans avoir tout vu, il avait quand même compris en partie.
Je lui ai expliqué sommairement que ces choses qui se passent entre papa et maman en ce moment ne sont pas "normales". Que deux personnes qui s'aiment réellement ne se comportent pas comme ça. Je l'ai aussi rassuré affectivement.

Mais comprendre n'excuse pas. Je n'avais pas à le faire, la prochaine fois, je tenterais simplement de la ceinturer pour tenter de la calmer.
Car il y aura des prochaines fois. Elle a beau dire qu'elle va prendre RV chez le psy de couple, elle n'y va pas avec l'état d'esprit de trouver une solution, c'est donc peine perdue, à mon sens. Pour elle, je ne suis plus digne de confiance.
Et ça c'est irréversible vu sa pathologie, je le crains.
Sans Prétention a écrit :Il a fallu que ça aille loin pour que la seule option possible soit celle là même que tu exècres... Et je me sens une forte empathie avec toi.
Merci de tes mots SP, mais tu vois, je crois que c'est juste moi qui en ai marre de son comportement destructeur. Une simple goutte d'eau je crois, mais quelle que soit la taille du vase, il y en aura toujours une de trop pour le faire déborder. :doute:
Steelhuman a écrit :C'est pour ça que je prônes de quitter sans tarder...
Steelhuman a écrit :rien ne sert de rester dans un bourbier indéfiniment.
C'est entre les deux options que se pose le problème, quand tu veux essayer de sauver la mère de ton fils contre son gré, avant de t'apercevoir que c'est contre son gré...Je ne suis pas expert en schémas psys, c'est le moins qu'on puisse dire. :roll:
Steelhuman a écrit :Bien pensant, trop gentil, les infiniment optimistes, les trop peureux, les trop pratiques et confortables, les personnes ayant en horreur le changement et peur de l'inconnu... le mot ou terme que tu veux buddy :wink:
Ou peut-être simplement "humains" avec des qualités et des défauts, comme tout être humain.
Marty a écrit :Je viens de traverser les 9 pages, et bien que je ne sois pas aussi bonne que les autres pour te conseiller et t'encourager, je voulais te dire que tu es un homme bon et que cette violence (dont tu n'es clairement pas fier) bah.... je ne le vois pas comme un signe de violence conjugale. Mais bel et bien comme un couvercle qui saute.
Merci Marty, je crois que tu as tout compris. Tu vois que tu es aussi douée que les autres! :super:
Sans Prétention a écrit :C'est surtout qu'à partir de maintenant, qu'elle ne te la fasse pas à l'envers.
Je vais mieux, je suis sur mes gardes, et j'ai fait un peu de ménage dans ma petite tête. Il y a des choses que je vais essayer de ne pas reproduire.
Sinon, ça ne sert à rien!

Merci à vous tous, ça fait du bien d'extérioriser et de se sentir compris.

:thx:


Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses: ta peine derrière ton sourire, ton amour à travers ta colère et la raison de ton silence.

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Steelhuman
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Steelhuman » ven. 15 juil. 2016 18:06

Dom3 a écrit :Merci à vous pour votre indulgence et votre soutien.

Il n'y a bien que sur ce forum que l'on trouve des gens capables de comprendre.
L'indulgence la plus importante est la tienne envers toi-même.

Plus jeune adolescent, j'ai frappé mon père, un coup point sur la gueule… il a pas répliqué, et je l'ai entendu pleurer dans sa chambre… ça m'a longtemps hanté et culpabilisé. Plus vieux j'ai fait le bilan de ce géniteur : toute les fois qu'il me battait et perdait le contrôle… qu'il m'a fait saigné du nez, dit que j’étais un incapable et qu'il avait honte de moi, que j’étais un accident et non désiré. J'ai fait le plus grand geste libérateur de ma vie : je me suis pardonné et compris que c'est lui l'adulte qui m'avait poussé vers cet acte, qu'il m'avait transmis son pire côté : la violence. Je ne lui ai jamais pardonné à lui qui devait nous protéger et nous apprendre à avoir une vie d'adulte équilibré, à sa mort je ne suis même pas allé le voir.
Pardonnes toi, en comprenant que c'est elle qui t'a poussé à la limite, la culpabilité est un poison inutile dans ce cas.

Hé oui ce forum est une perle.
Dom3 a écrit :Je n'ai pas voulu m'engager avec ces personnes parce qu’elles étaient stables, sérieuses, ordonnées....A la réflexion, j'ai eu peur de m'ennuyer a n'avoir personne à "sauver". :kelkon:
Bon, c'est en partie vrai, avec ma femme, je ne m'ennuie pas... :bonk:
Conclusion, si je ne change pas ma vision des choses, je vais perpétuellement m'empêtrer dans des dépressions chroniques.
Dom3 a écrit :Je ne tente donc plus de "sauver" mon épouse mais moi.
(…) C'est entre les deux options que se pose le problème, quand tu veux essayer de sauver la mère de ton fils contre son gré, avant de t'apercevoir que c'est contre son gré...Je ne suis pas expert en schémas psys, c'est le moins qu'on puisse dire. :roll:
Il y a ici, quand même une opposition flagrante, une contradiction perverse = "Je ne tente donc plus de sauver mon épouse" VERSUS "quand tu veux essayer de sauver la mère de ton fils"

Ha ce fameux syndrome du sauveur… faut rechercher plus profondément à ce sujet, je fais cette démarche à côté, je sais que plusieurs ici ont ce syndrome de "Jésus qui ira jusqu'à la crucifixion".

En tentant de sauver les autres, c'est soi-même qu'on tente de sauver, une genre de rédemption pour tout ce que nous croyons avoir fait de mal, intimement lié à la honte et à un sentiment de médiocrité... que l'on nous a sauvagement mis en tête plus jeune, mercis nos parents déficients et incompétents !

Dom3 a écrit :Tout en continuant mon suivi psy, qui me permet de me situer par rapport à mon choix. En avril/mai, la fin d'année se profilait, ma femme me demande pourquoi je ne veut pas "qu'on parle" , et je lui répond simplement que vu qu'on y arrive pas seuls sans que ça ne dérape, il faudrait qu'on se fasse aider par un psy de couple. Elle prend le RV (j'y tenais) et le jour, elle fait tout ce qu'il faut pour arriver super en retard au cabinet. Puis, vu qu'elle ne peut pas marcher vite à cause de sa sciatique (ce jour là, la douleur était forte, pensez ce que vous voulez, mais avant-hier, elle n'avait plus mal pour me gifler..) je finis seul chez le psy.
M'en fou, j'y vais quand même! La prochaine fois, elle ira seule. Le deuxième rendez-vous repoussé était le jour de la "baston".
C'est flagrant qu'elle sabote ces rencontres psy et ne veut pas du tout y aller, à chaque fois elle sabote l'outil de réconciliation, elle joue avec toi et te MANIPULE, la dernière fois c'est concrètement aller plus loin parce qu'elle sent que tu lui échappes et que tu veux VRAIMENT réglé les choses… elle pas, donc elle sait utiliser les leviers, pour te faire réagir et bingo la sabotage à de nouveau fonctionné, très perverse la madame !
Dom3 a écrit :Tout ça pour expliquer que ce jour là, je l'avais plutôt mauvaise de constater que finalement, elle se fout de ma gueule encore une fois, alors qu'elle est en vacances à la maison... C'est pour expliquer mon état d'esprit, pas mon geste.
Et le soir, elle vient me mettre des bâtons dans les roues dans mon job (que je tente de remettre en ordre en ce moment contre son gré), me disant que je m'y prend mal (alors que techniquement, elle est à la rue) que je ne cherche qu'a faire du mal autour de moi, ect,ect...
Et devant mon absence de réactions, me met une claque.
Et là, je n'ai pas réfléchi, c'est parti comme c'est venu.

Hier matin, elle me dit: je ne t'en veut pas, je l'ai bien cherchée.
Concrètement une relation de pouvoir malsain et de manipulation, de tentative de contrôler l'autre, de le forcer à faire ce qu'elle même veut… dis-moi tu vois l'amour où dans tout ça ? Ouvres tes beaux yeux et sincèrement fait le bilan de l'amour ! Tu t'es clairement défendu… par dépit, par trop plein, par ton inconscient qui te dit LUI clairement les choses : que c'est une ennemie, une adversaire… mais pas une amie et une complice !?

Ensuite caliméro joue la carte de la culpabilité… parce qu'avec toit ça fonctionne bien la culpabilité, elle le sait et en joue. Elle te connaît bien, pas pour te faire du bien, mais pour te faire du mal et surtout encore et toujours te MANIPULER, et te faire croire que tu mène la danse… tu voie pas le jeu ultra-pervers, elle est devenu toxique pour toi, il te faut le réaliser avant de te détruire l'ami, wake up !
Dom3 a écrit :Merci Marty, merci Steelhuman, merci SP, vous avez su comprendre ce qui s'est réellement passé.
Tu sais on traînes tous nos chaînes et nos fantômes qui nous hantent… et dans nos état on devient lucide ou comme dirant mon ami SP ultra-lucide :wink:
Dom3 a écrit :Oui, mais...
Mon fils de 9 ans bientôt, lui, je ne suis pas sûr...
Je lui en ai parlé, le lendemain. Il se posait évidemment des questions, sans avoir tout vu, il avait quand même compris en partie.
Je lui ai expliqué sommairement que ces choses qui se passent entre papa et maman en ce moment ne sont pas "normales". Que deux personnes qui s'aiment réellement ne se comportent pas comme ça. Je l'ai aussi rassuré affectivement.
Oublis ton enfant… il ne comprendra pas, ce n'est pas encore à sa porté, par contre il ressent beaucoup de choses… mais c'est surtout que maman et papa ne sont pas bien, pour lui tout ce qui compte c'est d'être aimé et d'avoir sa maman et son papa HEUREUX (pas nécessairement ensemble). Ce sont des éponges à émotions, plus tard tu pourras lui reparler de tout ça quand sa compréhension sera plus mûre, ce sont des soucis et problèmes d'adultes, qui ne concernent qu'eux, les enfant ne sont pas une excuse pour rester figer dans son marasme, c'est les adultes qui compliquent tous, eux ils sont simple.
Dom3 a écrit :Mais comprendre n'excuse pas. Je n'avais pas à le faire, la prochaine fois, je tenterais simplement de la ceinturer pour tenter de la calmer.
Car il y aura des prochaines fois. Elle a beau dire qu'elle va prendre RV chez le psy de couple, elle n'y va pas avec l'état d'esprit de trouver une solution, c'est donc peine perdue, à mon sens. Pour elle, je ne suis plus digne de confiance.
Et ça c'est irréversible vu sa pathologie, je le crains.
Tu fais toi-même un résumé fort juste et digne d'intérêt… maintenant bouge.

Vous savez... lire, écrire, réfléchir, discuter, décortiquer… c'est bien, mais ça ne fait qu'un temps, c'est stérile si il n'y a rien comme actions qui vient valider ou donner un résultats concret.

Le savoir sans les actions est stérile.

C'est comme avoir plein de jolies pots de peinture, choisi et avoir imaginé le résultat de chacunes des pièces… sans jamais ouvrir les pots et l'appliquer sur les murs… inutile.
Dom3 a écrit :
Sans Prétention a écrit :Il a fallu que ça aille loin pour que la seule option possible soit celle là même que tu exècres... Et je me sens une forte empathie avec toi.
Merci de tes mots SP, mais tu vois, je crois que c'est juste moi qui en ai marre de son comportement destructeur. Une simple goutte d'eau je crois, mais quelle que soit la taille du vase, il y en aura toujours une de trop pour le faire déborder. :doute:
Encore un constat juste, tu sais et tes tripes aussi, rien ne va jamais changer, on fait quoi quand rien autour ne bouge et reste statique… on provoque soi-même le changement, le mouvement, l'élan, l'impulsion initiale, on bouge. La balle est indéniablement dans ton camp et uniquement dans le tien l'ami !

Dom3 a écrit :
Steelhuman a écrit :Bien pensant, trop gentil, les infiniment optimistes, les trop peureux, les trop pratiques et confortables, les personnes ayant en horreur le changement et peur de l'inconnu... le mot ou terme que tu veux buddy :wink:
Ou peut-être simplement "humains" avec des qualités et des défauts, comme tout être humain.:
Être bon ne veut pas dire être bonasse, humain certes, mais jamais "simplement", tu amoindri et affaibli les pouvoirs ou capacités de l'humain, dans une société où on nous remet plus sur le nez nos défauts et nos échecs et qui passe sous silence nos succès et qualités extraordinaires (depuis notre petite enfance, à la maison, à l'école, au boulot...)… c'est plus souvent normal de baisser les bras, de voûter les épaules et d'abdiquer.
Mais il y a aussi chez l'humain les capacités extrêmement valorisantes et dynamisantes comme : relever la tête, bonder le torse, dire ça suffit, de prendre son courage à deux main et de foncer dans la bataille, de rabrouer et faire taire ceux qui nous disent que c'est pas possible, trop compliquer, que si et que si.

L'humain peut s'améliorer et changer, s'ouvrir et devenir ce qu'il veut vraiment, de faire de ses défauts des qualités et d'être un guerrier prêt et qui avance. Ne pas s'apitoyer sur son sort et ne pas voir constamment que les obstacles et empêchements à bouger !

Dom3 a écrit :
Sans Prétention a écrit :C'est surtout qu'à partir de maintenant, qu'elle ne te la fasse pas à l'envers.
Je vais mieux, je suis sur mes gardes, et j'ai fait un peu de ménage dans ma petite tête. Il y a des choses que je vais essayer de ne pas reproduire.
Sinon, ça ne sert à rien!:
Si tu reste dans couple, c'est sûr que ça ne sert à rien !

Mes pensées à la volées et à froid comme ça, ne sont pas des conseils à suivre à la lettre… juste des pistes, tu fais et prends ce qui te convient. Je suis spécial et beaucoup de personne m'ont souvent dit je rêve d'être comme toi… je leur réponds immanquablement que c'est très dur d'être moi !

Bon courage l'ami, je te souhaites que du bon et l'énergie nécessaire pour faire ce qui est le plus enrichissant pour toi, take care.


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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Steelhuman » ven. 15 juil. 2016 18:28

Sans Prétention a écrit :J'ai trompé ma femme pour ma part.
Ca remonte la moyenne.
Je ne l'ai jamais vraiment caché, sans vraiment non plus le dire. Mais mes posts parlent de mes "chemins de traverse".
Je peux t'assurer sans gène et tout en restant intègre envers moi-même, que quand j'ai su que mon ex m'avait bel et bien trompé.

Si l'occasion c'était présenté de passer une nuit d'amour avec une autre, je n'aurais pas hésité et sans aucune culpabilité, parce que pour moi à partir de ce moment, nous n'étions plus un couple, séparé, le contrat était rompu, invalide, nul et non avenu :wink:


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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Ricochette » ven. 15 juil. 2016 20:36

Dom, tout ce que Steelhuman t'a écrit, je te l'ai déjà dit...Je ne peux qu'abonder dans son sens, il est très clairvoyant dans ses préconisations.

Je comprends les motivations qui t'ont sclérosées pour agir jusqu'à ce jour. Mais l'heure est venue de commencer à penser à toi après toutes ces années de patience et de sacrifice. Ne te sers pas de ton fils comme bouclier. L'idéal auquel tu voulais aboutir en fondant une famille ne sera jamais, il faut que tu finisses par l'admettre. Echec ou pas, tu as le pouvoir de minimiser la casse sur ton fils et sur toi.
Réalise que tu as fait preuve d'une patience inouïe, que tu as fait le maximum par dévotion pour ta femme. Elle ne guérira pas, au mieux elle se stabilisera, ce qui est peu probable et tu le sais. Elle entraîne tout le monde dans sa chute comme un premier de cordée. Tu as la possibilité de décrocher.

L'excès de violence qui t'a pris l'autre soir ne me surprend pas, même venu d'un pacifiste comme toi doté d'une extrême bonté. Ta femme t'a envoyé dans tes retranchements par la provocation. Sentant qu'elle n'avait plus trop de prise sur toi vu ton détachement, elle t'a titillé en vue d'obtenir du répondant, pour te faire réagir, se sentir exister d'une certaine manière et mesurer le pouvoir qu'elle avait sur toi. Quand la colère est à son paroxysme, le contrôle peut échapper. C'est ce qui s'est passé et ça peut arriver à tout le monde, la preuve.

Un copain, que j'appelerais "Félix", a vécu la même chose que toi dans des circonstances analogues. Il n'avait jamais levé la main sur une femme. Pourtant, la sienne l'avait poussé à bout et lui avait mis une gifle, il lui en a retourné 2, une pause puis la 3e en lui disant: celle là c'est cadeau pour moi! Il s'en écoeure encore mais reconnait que c'était inévitable. Il est ensuite allé trouver ses 3 enfants et les a informés de son départ, leur expliquant que papa et maman se séparaient car ils ne s'entendaient plus. En fait, il ne supportait plus de les voir pleurer à cause des tensions parentales permanentes. Ils se sont rééquilibrés depuis et s'épanouissent mieux ainsi. C'est un acte très difficile à accomplir, qui lui a valu peu après un burn out mais qui a sauvé tout le monde d'un naufrage.

Désolée d'insister encore sur le caractère nocif et dangereux de la cohabitation, maintes fois je l'ai répété, disant qu'une situation pouvait très vite et dangereusement dégénérer. Cela montre qu'un cap irréversible est franchi et PEUT SE REPRODUIRE A TOUT MOMENT.


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so78
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par so78 » sam. 16 juil. 2016 10:53

Bonjour Dom.
Moi aussi j'ai frappé, mais étant une femme de moins de 50 kg, tu imagines bien que mes gifles n'ont pas eu beaucoup d'impacts physiques.
Evidemment ce n'est pas excusable, mais il est vrai qu'ici nous comprenons tellement bien comment cela a pu arriver. En particulier ceux qui restent. Je ne supporte pas non plus le moindre reproche et surtout je les refuse, monsieur essaie de temps en temps de s'y risquer à nouveau pour des broutilles du quotidien mais se cogne au mur de mon refus de les entendre. Pas de dispute, juste des regards qui en disent long pour éviter des verbalisations sur ses écarts sous la ceinture.
Ce que dit ricochette m'interpelle, à toi d'être vigilant à tout signe de récidive. C'est fait de toute façon, nous savons tous ici que c'est le résultat de ce que nous subissons, sans rien excuser, chacun ici a eu des pétages de plombs en règle. SP a raison, hors de question que tu te laisses acculer de culpabilité là dessus.
Je t'embrasse Dom. J'aimerais pouvoir t'aider comme tu m'as aidée mais j'ai bien peur de ne pas être la meilleure des psys.



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Elemiah

Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Elemiah » sam. 16 juil. 2016 10:57

Beaucoup de dévotion pour ta femme c'est admirable.
La vie est compliquée. Pas de mode d'emploi fourni.
Si une personne ne te rend pas meilleur et fait ressortir le plus mauvais de toi, j'ai envie de dire qu'elle a une mauvaise influence...
Prend soin de toi.



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Ricochette
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Ricochette » sam. 16 juil. 2016 12:54

so78 a écrit :Moi aussi j'ai frappé, mais étant une femme de moins de 50 kg, tu imagines bien que mes gifles n'ont pas eu beaucoup d'impacts physiques.
ca n'est pas le gabarit qui décide des violences mais les pulsions. Je suis "charpentée" comme toi So et le jour où je lui ai craché à la figure, il pouvait me toiser avec son regard de tueur du haut de son 1.93m, la peur ne m'a pas effleuré l'esprit une seconde. C'est parti sans que je le sente venir, vraiment, j'ai été la première surprise, juste avant lui. :D
Des violences, il m'en avait faite subir et pourtant, lui, dans sa posture... Alors je ne me glorifie pas de cette perte de contrôle mais c'est tellement minime en rapport que je peux l'avouer: ça m'a fait un bien terrible, presque jouissif.
so78 a écrit :Je ne supporte pas non plus le moindre reproche et surtout je les refuse, monsieur essaie de temps en temps de s'y risquer à nouveau pour des broutilles du quotidien
Une fois la réconciliation prise pour acquis, ils tentent de reprendre leur place d'avant. L'adage "Chassez le naturel il revient au grand galop"est tellement vrai. Comme quoi, même en reconstruction, il faut toujours rester sur ses gardes et se repositionner rapidement.
so78 a écrit :Ce que dit ricochette m'interpelle, à toi d'être vigilant à tout signe de récidive.
Le braisier reste toujours ardent et ne redemande qu'à s'enflammer à la moindre étincelle. Quand on a franchi un cap dans l'escalade de la violence, il est difficile de redescendre de l'échelle car de nouveaux griefs se sont greffés au passif. Je ne tire pas la sonnette d'alarme sur la cohabitation pour faire peur mais parce que ces contextes peuvent réellement prendre des tournures tragiques. Les plus pacifiques de ce forum ont reconnu avoir eu, un jour ou l'autre, des envies de faire mal à l'auteur de nos déconvenues, quand ça n'est pas à eux-mêmes. Et il est parfois dur de se maîtriser dans un état second.
so78 a écrit :J'aimerais pouvoir t'aider comme tu m'as aidée mais j'ai bien peur de ne pas être la meilleure des psys.
Ta participation est déjà un soutien précieux dans les moments difficiles qu'il traverse.


Le rire c'est une poussière de joie qui fait éternuer le coeur.

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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » dim. 17 juil. 2016 09:03

Merci à vous de votre participation. Je n'ai pas trop le temps de vous répondre en détail, il y a du travail qui m'attend.

Je vous répondrai plus en détail dans la semaine si il pleut dans mon "open space"... :wink:

Juste deux trois trucs:
Je ne souhaite pas divorcer mais aller mieux avec mon épouse. Même si ça traîne en longueur et que je commence à m'impatienter...
Je ne me sert absolument pas de mon fils comme bouclier, c'est même tout le contraire.
Ma femme est paranoäque, c'est pas un rhume des foins.
Steelhuman a écrit :Il y a ici, quand même une opposition flagrante, une contradiction perverse"Je ne tente donc plus de sauver mon épouse" = VERSUS "quand tu veux essayer de sauver la mère de ton fils"
"Je ne tente donc plus de sauver mon épouse"= maintenant parce que je vais mieux et que j'ai enfin compris que je ne peut pas la sauver!
"quand tu veux essayer de sauver la mère de ton fils"= avant de comprendre que mon inconscient me poussais à vouloir la sauver sans y arriver et à déprimer parce que je n'y arrivais pas!
Ne va pas chercher des trucs pervers ou il n'y en a pas stp... :wink:

Bon dimanche à vous et encore merci de vos commentaires qui me font avancer dans mes reflexions :super:


Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses: ta peine derrière ton sourire, ton amour à travers ta colère et la raison de ton silence.

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Ricochette
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Ricochette » dim. 17 juil. 2016 11:36

Dom3 a écrit :Je ne me sert absolument pas de mon fils comme bouclier, c'est même tout le contraire.
Sorry pour cette méprise.
Dom3 a écrit :Je ne souhaite pas divorcer mais aller mieux avec mon épouse. Ma femme est paranoäque, c'est pas un rhume des foins.
Atchoum! Et à tes souhaits Dom...
Des comme toi, il n'y en a pas 2 en matière de dévouement. :mur:


Le rire c'est une poussière de joie qui fait éternuer le coeur.

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Sans Prétention
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Sans Prétention » mar. 19 juil. 2016 08:54

Steelhuman a écrit :Plus jeune adolescent, j'ai frappé mon père, un coup point sur la gueule… il a pas répliqué, et je l'ai entendu pleurer dans sa chambre… ça m'a longtemps hanté et culpabilisé. Plus vieux j'ai fait le bilan de ce géniteur : toute les fois qu'il me battait et perdait le contrôle… qu'il m'a fait saigné du nez, dit que j’étais un incapable et qu'il avait honte de moi, que j’étais un accident et non désiré. J'ai fait le plus grand geste libérateur de ma vie : je me suis pardonné et compris que c'est lui l'adulte qui m'avait poussé vers cet acte, qu'il m'avait transmis son pire côté : la violence. Je ne lui ai jamais pardonné à lui qui devait nous protéger et nous apprendre à avoir une vie d'adulte équilibré, à sa mort je ne suis même pas allé le voir.
Pardonnes toi, en comprenant que c'est elle qui t'a poussé à la limite, la culpabilité est un poison inutile dans ce cas.

Hé oui ce forum est une perle.
Notamment pour cette raison.


Voler, c'est quand on a trouvé un objet qui a pas encore été perdu...

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Dom3
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » ven. 29 juil. 2016 09:47

Bonjour à vous

Désolé de cette réponse tardive, entre le travail et la ligne internet défectueuse, je n'ai pas pu trouver le temps plus tôt.

Et merci de me livrer vos réflexions, qui font toutes réfléchir et m'aident à faire la mise au point nécessaire.

Je reviens sur ce qui s'est passé l'autre jour. Je prends d'abord bonne note qu'effectivement, si c'était une première pour ma part, ma réponse plutôt spontanée à mon épouse ne fait pas de moi un mari violent, du moins au sens où on l'entend généralement...
Mais je garde quand même cette image d'elle à terre, et ça ne me convient pas non plus, vous comprendrez, je crois.


C'est sur que le colérique dans le couple, ce n'est pas moi. J'ai déjà encaissé des colères plus violentes sans réagir de cette façon. Mais la colère est un sentiment, au même titre que la joie, la peine, l'amour, elle sert à exprimer des émotions.
Steelhumain a écrit :dis-moi tu vois l'amour où dans tout ça ?
Ça peut paraître bizarre, mais je le vois à travers sa colère. On ne peut pas ressentir de la colère pour une personne pour laquelle on ne ressent rien.
Elle ne me déteste pas pour autant, elle serait partie depuis belle lurette sinon.
Elle cherchait à exprimer son désaccord par rapport à une de mes décisions. Cette décision l'excluait de l'action que je m’apprêtais à effectuer, alors que j'avais dit à mon fils qu'il pouvait venir, s'il en avait envie. (il est en vacances et s'ennuie parfois, c'était pour lui changer les idées)
Elle s'est sentie exclue et de son point de vue, rejetée. A travers ça, mal aimée, probablement.

De mon coté, je savais que si elle m'accompagnait dans ce travail, elle ne m'écouterait pas et aurait risquée de le faire échouer. Je le sais, car s'étant passé quelques fois par le passé j'avais pris l'habitude de le faire sans elle. La situation était bloquée pour elle puisque je n'avais pas pensé à une porte de sortie.
Le facteur déclenchant étant je crois que mon fils puisse participer alors qu'elle, non. Elle s'est sentie dévalorisée.
Le tout, cumulé à une heure de la prise de son traitement journalier qui lui permet de décompresser, et la bombe a explosée.

Elle n'a pas changée son mode de fonctionnement, c'est moi qui ai changé d'état d'esprit. Je vais mieux, je ne veut plus me laisser influer par cette femme, que ce soit dans mon travail ou ailleurs. Les clashs seront donc plus nombreux à l'avenir si nous ne changeons pas de mode de communication, c'est évident.
Mais je suis pour l'instant le seul dans le couple à vouloir changer les choses. J'ai encore espoir que nous nous fassions aider par un psy de couple, mais cet espoir tend à s'amenuiser devant son manque de coopération.

Le danger est que je risque est de replonger un jour où l'autre dans une nouvelle dépression insidieuse. Ses propos me font du mal si je m'ouvre à elle, car je l'aime encore. Et qu'elle aussi, malgré tout ça, elle m'aime. C'est juste qu'elle n'ose plus le montrer à celui qu'elle pense ne plus être son "ami". C'est pourquoi je fais pression en ce moment pour que l'on puisse au moins tenter de trouver une solution. Ca ne veut pas dire non plus qu'on la trouvera, mais il est normal d'essayer, à mon sens. Et si c'est un échec, il faudra alors que j'en tire les conclusions qui s'imposent, j'y suis fermement décidé.
Steelhumain a écrit : C'est flagrant qu'elle sabote ces rencontres psy et ne veut pas du tout y aller, à chaque fois elle sabote l'outil de réconciliation, elle joue avec toi et te MANIPULE, la dernière fois c'est concrètement aller plus loin parce qu'elle sent que tu lui échappes et que tu veux VRAIMENT réglé les choses… elle pas, donc elle sait utiliser les leviers, pour te faire réagir et bingo la sabotage à de nouveau fonctionné, très perverse la madame
Depuis le début de l'année, j'ai pris du recul par rapport à notre couple, et me suis mis à observer plus attentivement son comportement. C'est évident, elle tente de me manipuler. Et continue de jouer avec ses doubles contraintes. Et si j'essaie de la contrer, c'est pire. Je n'en revenais pas de constater ça.
Du narcissisme, c'est sûr, il y en a. De la perversion, aussi, certainement, si tout ce qui n'est pas sain est pervers...Mais je suis intimement convaincu que c'est lié à sa maladie. Comment et pourquoi, je ne sais pas, j'ai arrêté de travailler ce coté là avec ma psy pour me concentrer sur moi.
Mais c'est un facteur à prendre en considération. Si je baisse la garde, que je suis moins attentif à ses propos, je risque de retomber dans le panneau.

Reste alors le divorce...
Et là, je vous avoue que cette solution ne me plaît pas non plus.
D'abord parce que c'est quand même bête de divorcer pour les mauvaises raisons. On divorce quand on ne s'aime plus, pas quand on s'aime.
Même si elle à des crises d'angoisse qui se transforment en violence physique, le reste du temps, tout n'est pas à jeter. Elle a fait des efforts pour participer plus activement à la vie familiale, et s'il y a encore une marge de progrès, prend en compte certaines de mes considérations. Dans la vie de tous les jours, pour peu que je soit prudent sur les messages que je lui délivre, c'est relativement gérable. Il y a des sujets à éviter, et d'autres sur lesquels elle a progressé.
Un exemple tout bête, elle ne s'entend pas avec les membres de ma famille, mais j'ai enfin réussi ce printemps à aller rendre visite à ma sœur sans que ça ne déclenche une crise. Depuis deux ans , cette visite était constamment repoussée et parfois de manière plutôt "tendue".
Elle développe une jalousie maladive de l'affection que je porte à mes sœurs (qui est pourtant très loin d'être débordante, c'est mes sœurs, c'est tout) .

Elle est paranoïaque, il faut faire avec, ou pas. Je crois pour ma part, qu'il reste possible de faire avec, en étant prudent et en minimisant les impacts de ce qui la blesse, mais il est indispensable qu'elle prenne conscience de ça: je ne suis pas son ennemi!
steelhumain a écrit :Ha ce fameux syndrome du sauveur… faut rechercher plus profondément à ce sujet, je fais cette démarche à côté, je sais que plusieurs ici ont ce syndrome de "Jésus qui ira jusqu'à la crucifixion".

En tentant de sauver les autres, c'est soi-même qu'on tente de sauver, une genre de rédemption pour tout ce que nous croyons avoir fait de mal, intimement lié à la honte et à un sentiment de médiocrité... que l'on nous a sauvagement mis en tête plus jeune, mercis nos parents déficients et incompétents !
Le syndrôme du sauveur... Comme disait Lino Ventura dans la fameuse scène des "tontons flingueurs": il y en a aussi!
J'ai beaucoup travaillé sur ma participation à ce fiasco avec ma psy. C'est sûr, au départ, des mécanismes dont je ne soupçonnais même pas l'existence se sont mis en place. Mais on peut aussi apprendre à les combattre quand on les connaît. Et là aussi, il est plus aisée de faire avec si le risque est déjà évalué.
Malgré cela, on peut tout à fait avoir une ouverture d'esprit envers les autres sans pour autant vouloir tous les sauver. On ne croise pas que des gens qui songent à nous manipuler dans la vie. Chacun sa propre personnalité, tout n'est pas aussi tranché que cela.

Mes parents aussi ont fait des boulettes dans mon éducation enfant. Mais je ne suis pas revanchard face à eux. Mon père abusait de la violence pour communiquer, jamais il ne m'a dit "je t'aime", ma mère non plus, et pourtant, ils ont fait ce qu'ils ont pu pour que je devienne quelqu'un de bien. Je serais plutôt prétentieux de les juger il me semble, même si je reste persuadé qu'il auraient pu faire mieux, c'était à une autre époque, nous étions trois enfants et ils travaillaient tous les deux pour nous donner la possibilité de faire des études. J'essaie de faire mon possible aussi avec mon fils, mais comment être sûr du résultat?
Steelhumain a écrit :Oublis ton enfant… il ne comprendra pas, ce n'est pas encore à sa porté, par contre il ressent beaucoup de choses…
Une deuxième raison pour laquelle je n'ai pas trop envie de divorcer est qu'adviendra-t il de mon fils?
S'il se retrouve seul avec mon épouse pendant les gardes partagées (hypothèse) que se passera-t-il quand elle aura une crise?
Au début, ça va aller, la confiance qu'elle lui porte est encore relativement intacte. Mais ensuite?
Cette confiance va s'effriter, c'est plus fort qu'elle.
Vous voyez un gamin de 10 ou douze ans gérer ça?
Tant que je suis sous sa main, elle focalise sur moi. Et ma présence est un frein empêchant un dérapage.

Alors quoi faire? Divorcer et donner son dossier médical au tribunal pour avoir seul la garde?
Je ne sais pas si c'est possible, mais imaginez un peu le désastre chez une mère de divorcer de son mari et perdre la garde de son fils dans la foulée...
Les deux seules personnes qui "la trahissent le moins" selon sa vision.
L'objectif n'est pas de la détruire, c'est donc une solution difficilement envisageable.

Du coup, il n'en reste pas énormément, des "bonnes" solutions.
La plus simple serait évidemment qu'elle finisse par renouer le dialogue avec moi, afin que nous puissions exprimer nos sentiments l'un envers l'autre de manière sincère et ainsi pouvoir continuer ensemble en se respectant mutuellement.
Mais en écrivant ça, je me rends bien compte que ça va être compliqué. Si je suis sincère avec elle, il y a forcément un moment où elle va mal interpréter ce que je vais lui dire.

Une chose est sûre cependant, j'ai de nouveau cette volonté d'aller de l'avant et de passer à autre chose. Que ce soit avec elle ou pas. Je serais bien obligé de prendre une décision, j’espère juste que ce sera la moins mauvaise...

Steelhumain a écrit : Si tu reste dans couple, c'est sûr que ça ne sert à rien !
Tu sais, conseiller à une personne de quitter son couple, c'est compliqué et risqué. De mon histoire, vous ne connaissez que ma version, mes ressentis, ma vision des choses. Si on fini un jour chez un psy de couple, je vais forcément m'apercevoir que j'ai moi aussi des choses à travailler, malgré une thérapie personnelle en ce sens.
C'est pareil pour bon nombre de personnes qui viennent chercher du soutien sur ce site. On ne les connait qu'à travers ce qu'ils veulent bien nous dire.
Il est plus prudent généralement de conseiller à une personne de se retrouver elle d'abord, de lui redonner confiance en elle afin que ce soit elle qui prenne la bonne décision. Quand c'est possible, ce qui n'est pas toujours le cas, malheureusement.


Steelhumain a écrit :Mes pensées à la volées et à froid comme ça, ne sont pas des conseils à suivre à la lettre… juste des pistes, tu fais et prends ce qui te convient. Je suis spécial et beaucoup de personne m'ont souvent dit je rêve d'être comme toi… je leur réponds immanquablement que c'est très dur d'être moi !
Je les prends comme telles, je cherche actuellement des idées pour améliorer la situation de mon couple en ne détériorant pas la mienne, je n'écarterai aucune piste qui pourrait m'y aider.
Jamais personne ne m'a dit qu'il rêvait d'être comme moi mais je crois je leur répondrai immanquablement qu'il vaut mieux être soi-même qu'être quelqu'un d'autre...
Ricochette a écrit :Dom, tout ce que Steelhuman t'a écrit, je te l'ai déjà dit..
Je sais bien Ricochette. Je connais ton histoire, toi aussi tu as certainement voulue protéger tes enfants en restant avec ton ex...
Tu as en bavé, c'est clair. Ne crois pas que je prenne ton avertissement à la légère, j'en tiens compte.
Mais avant je veux être sûr qu'il ne restait que cette solution.
Mon histoire est un peu différente de celles du forum habituellement. Elle est plus lié à une maladie que j'ai découvert grâce à vous.
Si elle n'était pas malade, il est probable que l'épilogue serait plus différent.
Ricochette a écrit :Désolée d'insister encore sur le caractère nocif et dangereux de la cohabitation, maintes fois je l'ai répété, disant qu'une situation pouvait très vite et dangereusement dégénérer. Cela montre qu'un cap irréversible est franchi et PEUT SE REPRODUIRE A TOUT MOMENT.
Exact, je suis le premier (et le seul dans mon couple, ma femme trouve ça "banal") à déplorer cette montée en puissance dans la violence. Mais tout n'est peut-être pas perdu pour autant. En MP, une personne très censée du site m'avais prédit que suite à cette discussion "a main levée", il pouvait y avoir une prise de conscience plus forte de mon épouse pour ma demande. Je ne sais pas ce que ça donnera par la suite, mais elle a effectivement pris ce fameux rendez-vous chez le psy de couple. Vu que je m'y étais retrouvé seul la première fois, elle ira seule cette fois ci également. Ça lui permettra, je l'espère, d'arriver à dire ce qu'elle pense sincèrement et nous devrions enfin commencer à pouvoir avancer.
Je ne me fais pas d'illusions non plus, je ne cherche pas à ce qu'elle guérisse spontanément, mais juste à déclencher une prise de conscience en elle qui permettrait d'atténuer les symptômes. Et de ce fait pourrons nous communiquer de meilleur façon...
So78 a écrit : Bonjour Dom.
Moi aussi j'ai frappé, mais étant une femme de moins de 50 kg, tu imagines bien que mes gifles n'ont pas eu beaucoup d'impacts physiques.
C'est sûr que ses claques ne valent pas les miennes...Mais quand elle est en crise, elle trouve une force démesurée dans l'hystérie. C'est impressionnant pour cette femme de gabarit modeste. Je l'ai vue fracasser des choses en un instant, c'est un peu comme si elle était "habitée" par une force supérieure.
La chance c'est qu'elle ne se contrôle pas, elle est donc plutôt maladroite dans ses gestes. Ses coups de poings sont mal ajustés, ses claques partent dans le désordre, elle serait même capable de se faire du mal par maladresse au pire.
Celle de l'autre jour était juste parfaite (à force, elle apprend) et j'avoue que je ne l'avais pas vue venir. Bon, elle ne m'a pas pété la mâchoire non plus, on est d'accord, mais j'ai vu rouge et j'ai répliqué. Je n'ai pas répondu pour l'attaquer, mais plutôt par réflexe de défense je crois. J'ai juste eu le temps de contrôler un peu le dosage...

Elle me l'a dis elle-même, elle l'a bien cherchée. L'an passé, elle cherchait sur internet comment rendre un homme viril en lui donnant je ne sais plus quel produit (de la testostérone si j'en crois mes souvenirs). Bon, ben, finalement y en a pas besoin!
Je plaisante, ça m'aide à dédramatiser la situation...
So78 a écrit : Évidemment ce n'est pas excusable, mais il est vrai qu'ici nous comprenons tellement bien comment cela a pu arriver. En particulier ceux qui restent.
Sans parler de "clans", la vision peut être effectivement différente suivant l'option choisie. Comme les cocus se comprennent mieux entre eux, "ceux qui restent" comprennent peut-être mieux également les incidences de cette décision, puisqu'ils la vivent.

J'avais besoin de temps de mon coté pour remonter la pente et comprendre des choses sur moi. Bien que ce ne soit jamais fini, j'ai quand même avancé dans ce sens. Mon moral est plutôt stable et au beau fixe, et je n'ai aucune envie de rechuter dans deux mètres...
La route est parfois plus longue pour les uns que pour les autres. Le principal n'est pas d'arriver le premier, mais de choisir le bon chemin.
So78 a écrit :Ce que dit ricochette m'interpelle, à toi d'être vigilant à tout signe de récidive. C'est fait de toute façon, nous savons tous ici que c'est le résultat de ce que nous subissons, sans rien excuser, chacun ici a eu des pétages de plombs en règle. SP a raison, hors de question que tu te laisses acculer de culpabilité là dessus.
Je suis un grand garçon, j'assume. Je l'ai agressé, ça ne se fait pas. Mais je ne l'ai pas fait gratuitement pour passer mes nerfs, il y avait des circonstances qui m'y ont poussées. Mais ça me servira de leçon. Je sais et elle aussi que je peux perdre le contrôle si certains facteurs sont réunis. Lors de sa prochaine crise, il n'est pas impossible qu'inconsciemment elle cherche à favoriser un débordement de ma part. A moi de l'anticiper pour ne pas devenir le méchant du couple, ce qui pourrait lui donner une piste pour détourner le travail chez le psy par exemple.
Un homme averti en vaut deux dit-on...



J'avais écris ce message ci-dessus mais la connexion internet s'est coupée avant que je n'ai pu le valider. J'ai pu le récupérer, mais les choses ont un peu évoluées depuis ces 15 derniers jours du coup.
Ce mercredi, grande première: depuis plus d'un an que je propose à mon épouse une consultation chez un psy de couple, et après l'échec laborieux de notre première tentative, elle a finie par se rendre au RV . Bon, elle est arrivée en retard, la première séance n'a pas durée longtemps, mais c'est un début.

Avant de partir, elle n’arrêtait pas de me questionner sur le contenu de ma discussion avec lui, le RV précédent. Je lui répondais que je ne lui avait dit que des choses qu'elle savait déjà...
De retour, elle me dit s'être présentée comme une femme "malade des nerfs" en suivi psy depuis dix ans...
Même si elle est en suivi depuis plus de 25 ans, je prend ça comme un geste dans le bon sens. Pas facile pour elle de dire ça à "un étranger". Elle a quand même minimisée la date parce qu’elle a peur qu'il ne lui fasse des ennuis à son travail. Angoissée elle est, angoissée elle restera.

Pour moi c'est un bon début, quand elle est revenue, elle m'a d'abord dit que bien sûr, elle n'était pas facile à vivre des fois, que peut-être on pourrait trouver un second souffle, que c'est vrai que tu as l'air d'aller mieux...

Mazette! C'est pas mal en une fois.
Ok, on est pas encore au bout, mais dans la vie, il faut s'accrocher et défendre ce qu'on veut réellement, sinon, ou est l'intérêt?
Je vais donc m'armer de patience à nouveau, cette avancée me permettant, j’espère, de croire à nouveau qu'une solution peut finalement être trouvée.
Elemiah a écrit :Beaucoup de dévotion pour ta femme c'est admirable.
Trop, c'est sûr...
Mais en même temps, si tu étais mariée à un mec et que tu découvres qu'il soit atteint de la maladie d’Alzheimer, ou qu'il fasse un AVC dont les séquelles le laissent à moitié de ses capacités, tu ferais probablement la même chose...
Si j'étais un mec extraordinaire, j'aurais tout compris depuis le début. Je suis juste un mec normal qui patauge et se paume un peu dans les méandres psychologiques que nous créons nous mêmes parfois...

Mais je fais de mon mieux.

Bonne journée à vous


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persephone75
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par persephone75 » ven. 29 juil. 2016 15:46

Bonjour dom,

Je viens de lire ton histoire et les réactions des uns et des autres. Et bien ce n'est pas banal!

Ma réflexion ne va pas faire avance le shmilblick mais avant tout je voudrais te dire que contrairement ce que tu penses, tes réactions ne sont pas simplement celles d'un mari lambda normales. Tu fais preuve d'une empathie et d'une abnégation hors du commun. :ala:

J'ai du mal à comprendre comme ta femme arrive à garder une carrière professionnelle compatible avec sa maladie mentale. Je ne suis pas psy mais je suppose qu'elle doit bien avoir des collègues, avec lesquels elle est forcée d'échanger un minimum, de communiquer. Comment se fait-il qu'elle soit capable de compartimenter les choses à ce point?

J'ai bien lu que tu ne souhaitais pas la quitter mais si elle a des crises de violence incontrolables régulières je te conseille d'essayer d'en trouver des preuves. parce que si la séparation devient une question de sécurité pour ton fils, cela devrait être indispensables.



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Dom3
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » sam. 30 juil. 2016 02:57

persephone75 a écrit :J'ai du mal à comprendre comme ta femme arrive à garder une carrière professionnelle compatible avec sa maladie mentale. Je ne suis pas psy mais je suppose qu'elle doit bien avoir des collègues, avec lesquels elle est forcée d'échanger un minimum, de communiquer. Comment se fait-il qu'elle soit capable de compartimenter les choses à ce point?
Franchement, elle y arrive très très péniblement, et en se donnant beaucoup de mal. Elle est très tenace de ce coté là, et ne lâche pas facilement le morceau.
Je ne compte pas les postes par lesquels elle est passée où ça s'est mal terminé à cause...des autres (7 ou 8 de mémoire en 5ans de reconversion pro sur 3 ans normalement).
Les débriefings quotidiens aident aussi, le soir, après sa journée de taff. J'essaie de comprendre ce qui s'est réellement passé quand elle me raconte sa journée et de traduire dans son langage, quand c'est possible.(Je ne suis qu'en quinzième année de formation sur le tas. :petard: )
Des fois je lui donne des infos sur notre environnement qui lui échappent totalement tellement elle est dans son "trip", pour tenter de monopoliser son attention sur un autre sujet. Ça marche, des fois, si elle a eue une journée cool.
Sinon, elle me répond: "ouais, en fait tu t'en fout de ce que je te racontes!", et là, c'est parti, c'est moi qui morfle! :doute:
Du coup, elle change de sujet quand même. :D

Ma psy m'avait dit une fois qu'elle avait un comportement limite bipolaire. Je crois que c'est plutôt lié à la prise de son traitement. Il y a clairement un "avant" et un "après", d'autant plus distinct si elle a rencontrée des problèmes dans la journée et qu'elle surdose un peu le soir pour pouvoir arriver à dormir.
C'est vraiment pas facile pour elle. Elle a sans arrêt l'impression de devoir faire des efforts pour que tout se passe "bien" parmi tous ces gens "qui lui en veulent". Elle s'angoisse pour un oui ou un non, mais est sûre d'elle en permanence. Un peu comme une suractivité cérébrale.
Genre un ordi saturé qui mouline en boucle.
A une époque, elle avait même le sentiment que "des gens la captait". Elle a finie par entendre raison. Faut pas déconner non plus... :petard:
Bon, c'est sûr, ça peut paraître bizarre de vivre en permanence avec un casque en papier d'aluminium pour empêcher les ondes de passer, mais ça fonctionne, on n'est pas "captés". :fou:
Heu...plaisanterie, évidement...

persephone75 a écrit :J'ai bien lu que tu ne souhaitais pas la quitter mais si elle a des crises de violence incontrolables régulières je te conseille d'essayer d'en trouver des preuves.
Les crises ne sont pas quotidiennes. C'est un peu comme un tremblement de terre, il y a des degrés d'intensité. Le tremblement, puis les répliques, moins fortes. L'autre jour, c'était un petit tremblement de terre. Je crois que ma réponse à stoppée net la montée de la colère. Elle a ensuite pris ses médicaments, donc c'était fini.
Il faudrait que je trouve un meilleur moyen pour stopper la montée en puissance, ça peut être une piste qui aiderai à calmer le jeu...(toutes propositions, même farfelues seront étudiées :) )
persephone75 a écrit :parce que si la séparation devient une question de sécurité pour ton fils, cela devrait être indispensables.
J'espère évidemment qu'on trouvera une solution meilleure. J'y crois et fait ce qu'il faut pour, enfin j'espère.
Je compte bien rester lucide sur la situation et ne pas me sortir d'affaire en envoyant mon fils au casse pipe, c'est clair.
Mais je refuse aussi d'envisager cette porte de sortie qui ressemble à une plaque d'égout.
Surtout si la thérapie commune nous permet d'avancer un peu.

Mais j'ai quand même ça dans un petit coin de ma tête:
Zoch a écrit :Je connais un homme qui a une épouse comme la tienne... pendant plus de 20 ans il a comme toi tout essayé pour l'aider. Sa force, son abnégation venait du fait que ce n'était pas sa faute à elle.... la maladie. ..
Un jour il a vu sa dernière de 11 ans essayer de se taillader les bras. Elle avait bu aussi. ....
Il s'est dit " c'est fini".
Et tu sais quoi? Sa femme ne va pas mieux. MAIS elle ne va pas pire non plus. Ses enfants vont mieux. Et lui, il s'était tellement oublié qu'il a d'abord constaté les dégâts sur lui. Et petit à petit il se reconstruit.

Juste une histoire comme une autre. ... un homme comme toi. Bon parce qu'il est naturellement comme cela. Gentil et généreux. ... simplement à un moment il faut savoir avec qui tu vas être bon.... à trop vouloir sauver l'un on tue les autres.....
Je n'essaierai plus de la sauver, ce n'est pas mon job.


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Fishbone
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Fishbone » mar. 2 août 2016 08:43

Sans parler de "clans", la vision peut être effectivement différente suivant l'option choisie. Comme les cocus se comprennent mieux entre eux, "ceux qui restent" comprennent peut-être mieux également les incidences de cette décision, puisqu'ils la vivent.

J'avais besoin de temps de mon coté pour remonter la pente et comprendre des choses sur moi. Bien que ce ne soit jamais fini, j'ai quand même avancé dans ce sens. Mon moral est plutôt stable et au beau fixe, et je n'ai aucune envie de rechuter dans deux mètres...
La route est parfois plus longue pour les uns que pour les autres. Le principal n'est pas d'arriver le premier, mais de choisir le bon chemin.
Je me permets de relever ceci :super: que tu explicites très bien. Merci.

Chacun sa route mais surtout, chacun son rythme. Je trouves admirable ta volonté de vouloir aller mieux sur le long terme. D'avoir la clairvoyance de réfléchir "plus loin". De prendre ce temps de réflexion, aussi long soit-il (penseront certains) pour vous mais surtout pour toi, pour ton bien-être.

Ton courage et ton abnégation force l'admiration!

Un exemple Mister Dom3? Mais clairement! Et pour ceci, je tenais à te remercier (même si ça vient d'un kiki comme moi, sache que certains de tes écrits sont ancrés dans ma tête)!

"Meuuuuh non, je suis pas un exemple à suivre..." je te vois venir :wink: Ben si! Prend-le comme ça, cadeau! Ca fait du bien à l'égo, c'est vrai et y'a pas de mal à se faire du bien. Ou bien?

:A+


« On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu’on n’en a qu’une », Confucius.

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