Aveuglé par la nuit...

La découverte de l’infidélité est une expérience traumatique. Il est souvent difficile d’être objectif lorsque nous traversons des situations déstabilisantes. Parlons en sans complexe.

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Ricochette
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Ricochette » mar. 11 août 2015 06:15

Tu as une capacité Dom à toujours trouver à ta femme des circonstances atténuantes qui m'impressionne!
Ca n'est pas une critique mais je suis juste ébahie par ta faculté.


Le rire c'est une poussière de joie qui fait éternuer le coeur.

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Sans Prétention
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Sans Prétention » mar. 11 août 2015 08:33

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Voler, c'est quand on a trouvé un objet qui a pas encore été perdu...

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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » mar. 11 août 2015 09:41

Ricochette a écrit :Tu as une capacité Dom à toujours trouver à ta femme des circonstances atténuantes qui m'impressionne!
Ca n'est pas une critique mais je suis juste ébahie par ta faculté.
C'est gentil, mais en ton temps, tu faisait la même chose pour ton ex je suis sûr. Ne me dis pas que tu n'as jamais fait les courses en lui prenant un petit truc dont tu savait qu'il l'aimait bien.Même en plein désarroi, je ne te croirais pas.
C'est normal d'essayer au moins, on est des êtres humains.

Dans une dispute, les deux ont bien souvent des tords.
Si elle m'en veut, c'est forcément qu'à un moment(s) j'ai fais ou dis des choses qui l'ont blessée. Même sans le vouloir.
On est en couple, on se doit le respect l'un l'autre. Ce n'est pas parce qu'on arrive pas à communiquer que l'on doive se détruire. Ça ne fera rien avancer, bien au contraire.

Si j'étais atteint de la maladie d’Alzheimer et que lors d'une promenade en famille je me perde en forêt, j’apprécierais qu'elle essaie de me retrouver.
Même si c'était pour ne pas m'en souvenir et me reperdre trois jours plus tard. :doute:


Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses: ta peine derrière ton sourire, ton amour à travers ta colère et la raison de ton silence.

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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » sam. 15 août 2015 00:40

Je te réponds sur mon post SP, ce sera plus lisible pour tous, je voulais poster des news de toutes façons.

Je commence par les nouvelles.

Je suis allé retrouver ma femme et mon fils, à l'occasion de l'anniversaire du fiston. La journée s'est bien déroulée, nous étions en compagnie d'un autre couple, mon épouse surdose son traitement dans ces cas là, pour éviter...une mauvaise interprétation.
Dans ces moments là je passe la journée à coté d'une personne là sans être là...
Bref.

Le soir, elle est moins stone, ça va mieux. Et elle me parle. Me dis qu'elle a essayée d'appeler le psy de couple, mais ne l'a pas eu, elle doit recommencer pour avoir un rendez-vous. Elle y tiens, je le sens. Vu que ce n'est pas la première fois qu'elle en parle, j'ai tendance à la croire.
Elle me dit aussi que professionnellement cette année qui vient va être cruciale pour elle. Qu'elle n'a pas envie que l'on passe l'année à se quereller.
J’acquiesce, qui le voudrait?

Mais pourtant, je comprends ce que ça implique. Ce qui est sous entendu.
Elle est fragilisée par notre situation, la lapidation de la part de sa mère, et la pression du boulot qu'elle anticipe, où elle doit absolument réussir son année.
Donc le psy de couple, c'est du pipeau, on va y aller mais elle ne sera pas dans l'état d'esprit qui lui permettra d'avancer. Au mieux, j'espère pouvoir en tirer quelques leçons pour pouvoir mieux communiquer ensemble.
A part ça, je vais donc devoir m'occuper de la maison, le ménage, la popote ect...
Je vais aussi m'occuper de notre fils. Elle m'a clairement dit que ce n'était pas la bonne année pour elle de se retrouver seule avec lui pour démarrer dans un nouvel établissement. Ce n'est pas faux, surtout pour notre fils...
Je vais aussi devoir faire ses débriefings de boulot, le soir quand elle rentre et que ça s'est mal passé.

Et je ne vais pas pouvoir lui parler de mes problèmes à moi, sous peine de la voir perdre pied.
Tout en sachant qu'elle a recommencé cet été ses "dérapages" avec deux ou trois "kebabs"...
Plus des visites à la noix sur des forums on l'on traite des sujets du type: "je suis tombée amoureuse de mon psy", ou encore "j'ai envie de mon kiné" et même "je voudrais faire une injection de testostérone à mon mari".
Pas grand chose à voir avec "Marmiton", "Zalando" ou "Fémina"....J'aurais préféré, cela va sans dire.

Elle me demande sans cesse d'arrêter de fumer...Je ne dis pas que c'est bon pour ma santé, mais voilà quoi...
Je dois manquer de volonté, je ne vois que ça...
Et pour clore, elle me sors "tu me bai** mal"...
J'avais envie de lui répondre que certainement que ses "contacts" sont plus attentifs à ce genre de pulsions que moi.
Je lui ai juste dis que je n'avait pas envie de "ça" , mais juste d'amour partagé. Elle m'a regardée comme si j'étais...je ne sais pas, un ovni.
On ne parle pas la même langue. Ce n'est plus ma femme en ce moment.

Bon, ça, c'est le négatif, en gros.
Mais tout n'est pas perdu, je crois être en mesure de pouvoir l'aider à résorber cette crise qui fait qu'elle cherche à s'évader de sa vie.
Il me manque juste l'outil qui me permettra de pouvoir communiquer avec elle. De façon à ce qu'elle ai de nouveau entière confiance en moi.
Mais je sais bien, la confiance, ça reviendra. Et l'outil, il n'existe pas. C'est le temps l'outil. Le temps et ce que j'en ferais.
Ce n'est pas facile. Si elle est en désaccord avec une personne parce qu'elle a mal interprété ses propos, je dois être extrêmement prudent quand à ma façon de réagir.

Si je défend trop la personne, je suis l'ami de l'ennemi, donc l'ennemi!
Si je conforte mon épouse dans sa façon de voir, la situation est bloquée, la personne est une ennemie.
Il faut donc que je sois vigilant par rapport à l'heure ou elle prend son traitement, son état d'esprit du moment et ses éventuels surdosages qu'elle me cache puisqu'elle en a honte.
Le tout sans faux pas qui me seront systématiquement reprochés, impliquant un retour en arrière de la confiance.

Aventure passionnante. J'ai hâte qu'elle revienne mettre un peu de piment dans ma paisible vie de célibataire.
Bon, effectivement, le portrait est peu idyllique.
En ce moment, elle ne va pas bien, elle est dans le creux de la vague.
Mais on peut tout à fait vivre bien en ayant ce type de pathologie. Notre relation n'était pas ainsi auparavant.
Et c'est l'espoir qu'elle redevienne moins chaotique qui me pousse.
L'amour, aussi.

Donc, voilà, je crois que je vais prendre un mobil home sur le forum, je suis là pour un moment encore. Sauf si on me vire avant.

J'enchaîne avec la réponse à ta suggestion SP:
Sans Prétention a écrit :Dans mon cas, comme dans d'autres (et là je pense à toi Dom et à Grab), c'est un peu plus compliqué qu'une simple "passade".
Petit conseil pour toi : remets les parents de Madame S à leur place. Elle se rapprochera de toi. Risqué, je peux me tromper et surtout ce n'est pas moi qui paierai les conséquences en cas de plantage. Mais il me semble que Mme attend un "sauveur". "La sauver de quoi ?" tu me diras. Tu sais Dom. Y a pas à tergiverser.
Entièrement d'accord avec toi, c'était un peu mon idée au départ. Je pensais fermement aborder le sujet avec "joulie-maman" lorsque j'irai chercher le petit Dom chez ses grands-parents à la fin des vacances.
Mais à la réflexion, je ne vais pas aller jusqu'au bout. Pour plusieurs raisons:

Ma femme à subie un traumatisme dans sa petite enfance. Rien ne remplacera cette absence. Pour s'en débarrasser, il faut qu'elle fasse un travail sur elle-même. Si elle ne fait pas cette démarche (pour en faire son deuil), elle sera en perpétuelle demande de reconnaissance auprès de sa mère. Elle ne se rends même pas compte que si sa mère faisait un méaculpa sur cette période, ça ne changerait pas grand chose. Cette période de sa vie lui manquera à jamais. Le manque d'amour entre 0 et 5 ans, ça se donne entre 0 et 5 ans! A 45 ans, c'est trop tard.
45 ans trop tard!
Or, moi qui ne comprend rien à la psychologie, si j'essaie d'expliquer ça à joulie-maman, génération baby boom, ex soixante-huitarde, dont je suis persuadé qu'elle croit que les psys sont des c...., j'ai un peu peur du résultat. Je ne suis pas sûr que ce qu'elle retiendrait de mes propos ne soit pas simplement le fait que si sa fille va mal, c'est que c'est la faute de sa mère.
Je ne suis pas certain qu'elle en culpabiliserait, mais par contre, je suis presque sûr qu'elle en voudrait au moins à moi (mais ça, c'est pas bien grave) mais plus certainement à sa propre fille d'essayer de la faire culpabiliser. Ce qui ne manquerai pas de l'éloigner de sa fille plutôt que la rapprocher.
Et vu que ma femme n'a encore pas fait ce travail et qu'elle croit devoir obligatoirement se rapprocher de sa mère pour obtenir ce qu'elle recherche, je serait donc aux yeux de mon épouse celui qui l'a éloigné de "sa" solution.
Ce n'est pas le premier clash entre elles, elle retourne vers sa mère à chaque fois, comme un papillon attiré par une ampoule allumée.

Je ne sais pas si je suis clair, c'est vrai que c'est tordu comme démarche, mais bon, je ne sais pas trop comment expliquer mieux.
Je dois composer avec l'absence totale de prise de conscience de la mère, et ...l'absence totale de prise de conscience de la fille finalement.
Sachant qu'au moins l'une d'elle est parano, et que l'autre à un égo de jolie dimension, je me sens à peine de taille. Ou alors ça va me demander une énergie considérable, et je crois que je vais plus en avoir besoin pour mon couple que pour faire progresser la belle-mère.

D’où un repli stratégique sur l'option n°2: la jouer tranquillou en demandant simplement à la grand-mère du fiston de la mettre un peu en veilleuse quand sa fille viens la voir. Que sinon elle va prendre la baffe de sa vie et faire trois fois le tour de sa gaine sans toucher les bords!

Bon, ok, j’enlèverais la dernière phrase, si vous insistez...
Et je ne la toucherais pas, promis. Je ne suis pas un violent de toutes façons, c'était une touche d'humour noir, pour mettre un peu de couleur.

Donc voilà le bilan.
On ne peut pas vraiment dire que ça recule, mais de là à dire que ça avance, faut être assez observateur.

M'en voulez pas trop pour la longueur, c'est calme le forum en ce moment, il n'y a pas grand chose d’intéressant à la télé, alors voilà.
Ricochette a écrit :Tu as une capacité Dom à toujours trouver à ta femme des circonstances atténuantes qui m'impressionne!
Ca n'est pas une critique mais je suis juste ébahie par ta faculté.
Ben t'es pas la seule, je viens de me relire, je suis ébahi aussi :mdr1:


Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses: ta peine derrière ton sourire, ton amour à travers ta colère et la raison de ton silence.

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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Sans Prétention » sam. 15 août 2015 14:46

Dom3 a écrit :Je te réponds sur mon post SP, ce sera plus lisible pour tous, je voulais poster des news de toutes façons.
Parfois, j'ai l'impression de ne pas respecter, pour ma part, les règles de politesse élémentaires... Je m'invite chez toi quand même...
Dom3 a écrit :Je suis allé retrouver ma femme et mon fils, à l'occasion de l'anniversaire du fiston. La journée s'est bien déroulée, nous étions en compagnie d'un autre couple, mon épouse surdose son traitement dans ces cas là, pour éviter...une mauvaise interprétation.
Dans ces moments là je passe la journée à coté d'une personne là sans être là...
La présence de l'absence ou l'absence de la présence ou la présabscence... Madame SP n'était pas "malade" mais pas trop "amoureuse" non plus. Une partie d'elle était là : celle du devoir. Son esprit "vital" quant à lui batifolait avec des "ailleurs" potentiels en attente d'être réalisés. J'imagine que ça doit faire pareil comme impression. Sauf que, comme ça dit pas son nom, c'est le SP qui passe pour parano pour le coup. Sauf que le SP s'est pas trompé : il était en carence affective. Et depuis belle lurette.
Dom3 a écrit :Le soir, elle est moins stone, ça va mieux. Et elle me parle. Me dis qu'elle a essayée d'appeler le psy de couple, mais ne l'a pas eu, elle doit recommencer pour avoir un rendez-vous. Elle y tiens, je le sens. Vu que ce n'est pas la première fois qu'elle en parle, j'ai tendance à la croire.
Pas toi qui t'en charge de ça ?
Dom3 a écrit :A part ça, je vais donc devoir m'occuper de la maison, le ménage, la popote ect...
Je vais aussi m'occuper de notre fils. Elle m'a clairement dit que ce n'était pas la bonne année pour elle de se retrouver seule avec lui pour démarrer dans un nouvel établissement. Ce n'est pas faux, surtout pour notre fils...
Je vais aussi devoir faire ses débriefings de boulot, le soir quand elle rentre et que ça s'est mal passé.

Et je ne vais pas pouvoir lui parler de mes problèmes à moi, sous peine de la voir perdre pied.
C'est clairement parasitaire comme relation. Je dis ça comme ça, sans malice aucune...
http://www.sos.cocus.org/viewtopic.php? ... 210#p55593

Dom3 a écrit :Tout en sachant qu'elle a recommencé cet été ses "dérapages" avec deux ou trois "kebabs"...
:kelkon: Ca veut dire quoi ça en clair ???!!?? :?
Dom3 a écrit :Plus des visites à la noix sur des forums on l'on traite des sujets du type: "je suis tombée amoureuse de mon psy", ou encore "j'ai envie de mon kiné" et même "je voudrais faire une injection de testostérone à mon mari".
Pas grand chose à voir avec "Marmiton", "Zalando" ou "Fémina"....J'aurais préféré, cela va sans dire.
Non, pas Fémina, je te jure, les dossiers sur l'infidélité sont à gerber... Enfin... Pas pour les femmes.
Résumé : "ooooooouh !!! Les mecs qui trompent sont des salauuuuuds !!!" "Hmmmm... Trop bon d'avoir un amant !!!" :bonk: Welcome in the logic world of false feminism ! :Q:
Remarque dans "Marmiton", pourrait y avoir une recette de gâteau à base de cyanure. Soit heureux, le kiné paraît moins dangereux... :doute: Encore que...
Dom3 a écrit :Et pour clore, elle me sors "tu me bai** mal"...
J'avais envie de lui répondre que certainement que ses "contacts" sont plus attentifs à ce genre de pulsions que moi.
Je lui ai juste dis que je n'avait pas envie de "ça" , mais juste d'amour partagé. Elle m'a regardée comme si j'étais...je ne sais pas, un ovni.
On ne parle pas la même langue. Ce n'est plus ma femme en ce moment.
D'après moi, et ça n'engage que moi, il y avait un piti germe dans ta femme ton épouse qui t'a échappé. Je ne suis pas certain que ta femme S ne soit plus ta femme...
Elle a sans doute TOUJOURS été comme ça. En mode "étouffée", sous-marin. Mais c'était là. On shoote dedans quand ça gène le passage, on ferme les yeux pour dire que c'est pas là, et puis... La réalité nous rattrape. Mon avis : c'était déjà là.
Dom3 a écrit :Si elle est en désaccord avec une personne parce qu'elle a mal interprété ses propos, je dois être extrêmement prudent quand à ma façon de réagir. Si je défend trop la personne, je suis l'ami de l'ennemi, donc l'ennemi!
Si je conforte mon épouse dans sa façon de voir, la situation est bloquée, la personne est une ennemie.
Il faut donc que je sois vigilant par rapport à l'heure ou elle prend son traitement, son état d'esprit du moment et ses éventuels surdosages qu'elle me cache puisqu'elle en a honte.
Le tout sans faux pas qui me seront systématiquement reprochés, impliquant un retour en arrière de la confiance.
Et les médocs, c'est toi qui vas finir par en prendre... Mais avec l'habitude... Mon ex était insulino dépendante. J'ai géré. Mais elle était également maman dépendante. Plus difficile. Et limite borderline avec des sautes d'humeur. Mais le plus dur je crois, c'est maman dépendante.
Dom3 a écrit :Mais on peut tout à fait vivre bien en ayant ce type de pathologie. Notre relation n'était pas ainsi auparavant.
Avant les sandwichs virtuels ou ta dépression ?
Dom3 a écrit :Et c'est l'espoir qu'elle redevienne moins chaotique qui me pousse.
L'amour, aussi.
:jap:
Dom3 a écrit :J'enchaîne avec la réponse à ta suggestion SP:
Sans Prétention a écrit :Dans mon cas, comme dans d'autres (et là je pense à toi Dom et à Grab), c'est un peu plus compliqué qu'une simple "passade".
Petit conseil pour toi : remets les parents de Madame S à leur place. Elle se rapprochera de toi. Risqué, je peux me tromper et surtout ce n'est pas moi qui paierai les conséquences en cas de plantage. Mais il me semble que Mme attend un "sauveur". "La sauver de quoi ?" tu me diras. Tu sais Dom. Y a pas à tergiverser.
Entièrement d'accord avec toi, c'était un peu mon idée au départ. Je pensais fermement aborder le sujet avec "joulie-maman" lorsque j'irai chercher le petit Dom chez ses grands-parents à la fin des vacances.
Mais à la réflexion, je ne vais pas aller jusqu'au bout.
Pourquoi ? Ah oui...
Dom3 a écrit : Pour plusieurs raisons:

Ma femme à subie un traumatisme dans sa petite enfance. Rien ne remplacera cette absence. Pour s'en débarrasser, il faut qu'elle fasse un travail sur elle-même. Si elle ne fait pas cette démarche (pour en faire son deuil), elle sera en perpétuelle demande de reconnaissance auprès de sa mère. Elle ne se rends même pas compte que si sa mère faisait un méaculpa sur cette période, ça ne changerait pas grand chose. Cette période de sa vie lui manquera à jamais. Le manque d'amour entre 0 et 5 ans, ça se donne entre 0 et 5 ans! A 45 ans, c'est trop tard.
45 ans trop tard!
Or, moi qui ne comprend rien à la psychologie, si j'essaie d'expliquer ça à joulie-maman, génération baby boom, ex soixante-huitarde, dont je suis persuadé qu'elle croit que les psys sont des c...., j'ai un peu peur du résultat. Je ne suis pas sûr que ce qu'elle retiendrait de mes propos ne soit pas simplement le fait que si sa fille va mal, c'est que c'est la faute de sa mère.
Le but de la manoeuvre, n'est pas de sauver joulie-maman ni qu'elle comprenne quoi que ce soit. Le but, est de te repositionner aux yeux de madame Dom, mais SURTOUT de te faire du bien à TOI en enlevant les scories de ta vie en criant : "Je m'ennnnnnnnvole !" :mdr1: :lol:

http://www.sos.cocus.org/viewtopic.php? ... =90#p55950

Tout le monde sait que j'ai gliclé beldoche hors ma vie (avec entente cordiale retrouvée tout de même mais un trait définitif a été tiré sur mon penchant à essayer d'être gentil et de plaire. Je suis vrai.

http://sechangersoi.be/6Adecouvrir/Cess ... gentil.pdf (à lire).

Papy a pas coupé le cordon (rôle qui lui était dévolu). L'a fallu que je m'y colle. Du coup, madame SP m'a confié : "J'aimais pas quand tu essayais de plaire à ma mère". Je sais pourquoi : elle m'a pris pour un concurrent familial dans une course à l'amour maternel aux excroissances fraticides. Son frangin quoi.
Doublé d'une "faiblesse" de caractère qui dit pas son nom (et non, je me suis JAMAIS vraiment AFFIRME). Grab avait mis le doigt dessus (pendant que M. Grab mettait le doigt ailleurs... :doute: )

http://www.sos.cocus.org/viewtopic.php? ... =45#p55455

Du coup, libido MORTE. Recherche de plaisir pour un sandwich catalyseur. Prendre le taureau par les "cornes" ( :cocu: ) c'est être bon toréador. "Ils" ne réfléchissent pas comme nous !!!
Dom3 a écrit :Ce qui ne manquerai pas de l'éloigner de sa fille plutôt que la rapprocher.
Et vu que ma femme n'a encore pas fait ce travail et qu'elle croit devoir obligatoirement se rapprocher de sa mère pour obtenir ce qu'elle recherche, je serait donc aux yeux de mon épouse celui qui l'a éloigné de "sa" solution.
Au moins tu sais que "sa" solution n'est pas la bonne.
Dom3 a écrit :Ce n'est pas le premier clash entre elles, elle retourne vers sa mère à chaque fois, comme un papillon attiré par une ampoule allumée.
Je connais ouais. C'est pour ça...
Dom3 a écrit :Je ne sais pas si je suis clair, c'est vrai que c'est tordu comme démarche, mais bon, je ne sais pas trop comment expliquer mieux.
C'est limpide !
Dom3 a écrit :Je dois composer avec l'absence totale de prise de conscience de la mère, et ...l'absence totale de prise de conscience de la fille finalement.
Très très limpide !
Dom3 a écrit :Sachant qu'au moins l'une d'elle est parano, et que l'autre à un égo de jolie dimension, je me sens à peine de taille. Ou alors ça va me demander une énergie considérable, et je crois que je vais plus en avoir besoin pour mon couple que pour faire progresser la belle-mère.
L'ego de grosse taille cache souvent un ego rikikidicule. Une bulle boursière en somme. Mais arrête de penser que c'est pour sauver ta beldoche qu'il te faut lui parler !!! C'est un contresens. Ta beldoche t'insupporte, tu l'envoies promener. Un problème en moins.
Je l'ai fait, je suis pas plus heureux, mais mon air est plus pur. C'est pas une mauvaise personne ni rien beldoche, mais elle représente tout ce que je n'aime pas : madame déni.
Dom3 a écrit :D’où un repli stratégique sur l'option n°2: la jouer tranquillou en demandant simplement à la grand-mère du fiston de la mettre un peu en veilleuse quand sa fille viens la voir. Que sinon elle va prendre la baffe de sa vie et faire trois fois le tour de sa gaine sans toucher les bords!
Ah tu vois quand tu veux...
Dom3 a écrit :je ne la toucherais pas, promis. Je ne suis pas un violent de toutes façons, c'était une touche d'humour noir, pour mettre un peu de couleur.
J'ai bien aimé ! :mdr1:
Dom3 a écrit :Donc voilà le bilan.
On ne peut pas vraiment dire que ça recule, mais de là à dire que ça avance, faut être assez observateur.
En effet oui...
Dom3 a écrit :M'en voulez pas trop pour la longueur, c'est calme le forum en ce moment, il n'y a pas grand chose d’intéressant à la télé, alors voilà.
Moi j'ai tout lu. C'est pas généreux, c'est patho.

Courage Dom.


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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » dim. 16 août 2015 10:38

Bonjour

Et pas de soucis, ici tout le monde est bienvenue.
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : Le soir, elle est moins stone, ça va mieux. Et elle me parle. Me dis qu'elle a essayée d'appeler le psy de couple, mais ne l'a pas eu, elle doit recommencer pour avoir un rendez-vous. Elle y tiens, je le sens. Vu que ce n'est pas la première fois qu'elle en parle, j'ai tendance à la croire.
Pas toi qui t'en charge de ça ?
Non, au début j'ai essayé, mais mon emploi du temps est plus souple que le sien. Je m'adapterai à sa convenance.
C'est en de plus une manière comme une autre de tenter de l'impliquer davantage. Si c'est elle qui fait la démarche, dans sa tête c'est plus clair, elle se doit d'être motivée. Une manière comme une autre de la responsabiliser.
Et il était bien ancré dans ma tête que la prise de rendez vous était LA condition sans laquelle je ne désirais pas continuer avec elle.
Je m'étais même fixé un ultimatum dont je ne lui avait pas parlé. Il est respecté, mais si il avait été dépassé, j'aurais probablement prolongé. Ce n'est pas tant la date qui était importante que le fait d'envisager la démarche.
Sans Prétention a écrit : C'est clairement parasitaire comme relation. Je dis ça comme ça, sans malice aucune...
viewtopic.php?f=21&t=3361&start=210#p55593
Oui, clairement, on est bien d'accord. C'est temporaire, une sorte de "passage obligé".
Elle aussi, elle va faire des efforts. C'est un compromis. Elle va être sous pression cette année, je l'aide à traverser ça, je suis son mari, c'est normal.
Mais elle ne fait pas que prendre, elle donne aussi. Si elle fait des efforts pour son boulot, ce n'est pas que pour son plan de carrière, c'est aussi pour son fils et son mari. Une mère assez protectrice qui accepte de déléguer le soin de s'occuper de son fils, c'est également une preuve de confiance.
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : Tout en sachant qu'elle a recommencé cet été ses "dérapages" avec deux ou trois "kebabs"...
:kelkon: Ca veut dire quoi ça en clair ???!!?? :?
Bon, alors, comment dire? Elle voulait me montrer un truc sur sa tablette, qu'elle avait vu quelques jours auparavant. Elle a donc cherché dans l'historique de son navigateur, et n'y arrivant pas, m'a refilée la tablette. Et en consultant l'historique, j'ai clairement aperçu des pages Facebook consultées, avec des notifications de messages, de la part de personnes dont le nom est à consonance d'Afrique du Nord.
Le lendemain matin, avant qu'elle ne se réveille, j'ai poussé la curiosité jusqu'à aller consulter ces pages. Et j'ai vu qu'elle avait eu de nouveaux des contacts avec les personnes qu'elle voyait à l'époque ou j'ai découvert.
Elle s'est crée un nouveau compte Fb dont je n'ai cette fois pas les identifiants ni MdP. J'ai juste aperçu que, bon, ben voilà, elle à dérapé de nouveau.
En même temps si je t'explique un mot en reprenant le mot, ça va pas le faire.

Bon, je tombe dans le graveleux, tant pis. Elle a recommencée ses séances de tripotage avec ses mecs du Maghreb, en conv cam.
Sans en savoir la teneur puisque soigneusement effacées au fur et à mesure, je me doute qu'ils ne parlaient pas exclusivement du temps qu'il fait.
J'en avait lu assez lors de ma découverte pour ne pas vouloir en savoir davantage de toutes façons.
Un nom reviens régulièrement, et si j'étais parano, je m'imaginerai le pire puisqu'il lui écrivait par mail: "Je viens te voir ce soir, j'espère que tu es bien humide...ect,ect...."
Mais voilà, je ne suis pas parano, donc je pense que cette personne voulait juste avoir une conversation de visu avec mon épouse, et qu'il lui demandait simplement si elle avait pris sa douche...

Effectivement, dit comme ça, c'est plus clair. :kelkon:

Sans Prétention a écrit :Non, pas Fémina, je te jure, les dossiers sur l'infidélité sont à gerber... Enfin... Pas pour les femmes.
Résumé : "ooooooouh !!! Les mecs qui trompent sont des salauuuuuds !!!" "Hmmmm... Trop bon d'avoir un amant !!!" :bonk: Welcome in the logic world of false feminism ! :Q:
Remarque dans "Marmiton", pourrait y avoir une recette de gâteau à base de cyanure. Soit heureux, le kiné paraît moins dangereux... :doute: Encore que...
Comme tu le soulignes, encore que...
Depuis sa sciatique, je lui fait régulièrement des massages. Ça lui fait vraiment du bien, elle a moins mal.
Et ça la détend beaucoup.
Vraiment beaucoup.
Énormément même...
Tellement qu'ensuite...elle envisagerait volontiers une fusion-acquisition...
Le soucis, c'est que ce n'est pas de l'amour, juste une pulsion exclusivement charnelle. Elle est de nouveau dans son trip.
C'est pas trop le mien, désolé.
Mais si son kiné est plus réceptif...et qu'en plus il est originaire du Maghreb....
Et pour le cyanure, bof, je n'y crois pas trop, les gâteaux à la maison, c'est plutôt mon domaine. Ouf.
Sans Prétention a écrit :D'après moi, et ça n'engage que moi, il y avait un piti germe dans ta femme ton épouse qui t'a échappé. Je ne suis pas certain que ta femme S ne soit plus ta femme...
Elle a sans doute TOUJOURS été comme ça. En mode "étouffée", sous-marin. Mais c'était là. On shoote dedans quand ça gène le passage, on ferme les yeux pour dire que c'est pas là, et puis... La réalité nous rattrape. Mon avis : c'était déjà là.
Ce n'est pas elle quand elle est comme ça. Je reste convaincu que c'est l'effet pervers de ma dépression qui l'a poussée dans ces extrémités. Mais convaincu également que si ça a été un détonateur, la cause profonde en est sa maladie. Qui engendre chez elle une dépression chronique. La sensation qu'elle est en manque d'amour, d'attention. Et pas forcément comme je faisait, un peu comme toi SP finalement. Il faut aussi que je lui dise non par amour. Merci grabuge au passage.
Elle est donc victime elle-même de ses propres pulsions. Qui n'engendreront jamais rien qui puisse lui permettre de résoudre le problème, et je suis persuadé qu'au fond d'elle, elle le sait. C'est une passade lui permettant d'attendre ce "mieux" que je n'étais plus en mesure de lui donner.
Le fait qu'elle ai recommencée cet été est certainement du à nos querelles, mes doutes et incertitudes, la clash avec sa mère. Autant de facteurs déstabilisants pour elle. Pour moi aussi, mais dans l'extrémité où elle se trouve, elle n'a plus de place pour moi, ou si peu.
C'est pourquoi je tenais absolument au passage psy de couple. J'ai espoir qu'il nous permettra d'identifier tout ça de façon claire. Ainsi, ça lui permettrai de trier le bon grain de l'ivraie.
J'espère juste qu'elle me placera parmi le bon grain et qu'on pourra reprendre une vie de couple plus authentique.
Sans Prétention a écrit : Et les médocs, c'est toi qui vas finir par en prendre
Trop tard, j'en prend déjà. Des Anti Dépresseurs. Légers, mais AD quand même. Je ne les regrette pas, j'en ai besoin vu ce qu'on traverse. Si ce n'est pas moi qui ai les idées claires et nous sort de ce guêpier, notre couple explosera en 15 jours.

Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : Mais on peut tout à fait vivre bien en ayant ce type de pathologie. Notre relation n'était pas ainsi auparavant.
Avant les sandwichs virtuels ou ta dépression ?
Maiiiheuuuuu!
J'ai l'infime honneur de t'annoncer que tu détrône dorénavant Riclochette au niveau des petits mots qui font mal! :D
Je ne m'abaisserait bien entendu pas à répondre à cette question tellement elle me paraît provocatrice. Car c'était ça le but? Me sortir de ce que tu penses être une sorte de torpeur de bisounours? Le genre, je suis "tougentil" ou " toutaveugle" plutôt.....L'ourson avec une paire de lunette de soleil et une canne blanche. :boire2:
Loupé, je suis aveugle, je n'ai rien vu! :Q:

Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit :
Et c'est l'espoir qu'elle redevienne moins chaotique qui me pousse.
L'amour, aussi.



:jap:
Oh mon Dieu! C'est un miracle!!! J'ai retrouvé la vue!!! :youpi:

Sans Prétention a écrit : Le but de la manoeuvre, n'est pas de sauver joulie-maman ni qu'elle comprenne quoi que ce soit. Le but, est de te repositionner aux yeux de madame Dom, mais SURTOUT de te faire du bien à TOI en enlevant les scories de ta vie en criant : "Je m'ennnnnnnnvole !" :mdr1: :lol:

viewtopic.php?f=21&t=2878&start=90#p55950

Tout le monde sait que j'ai gliclé beldoche hors ma vie (avec entente cordiale retrouvée tout de même mais un trait définitif a été tiré sur mon penchant à essayer d'être gentil et de plaire. Je suis vrai.

http://sechangersoi.be/6Adecouvrir/Cess ... gentil.pdf (à lire).

Papy a pas coupé le cordon (rôle qui lui était dévolu). L'a fallu que je m'y colle. Du coup, madame SP m'a confié : "J'aimais pas quand tu essayais de plaire à ma mère". Je sais pourquoi : elle m'a pris pour un concurrent familial dans une course à l'amour maternel aux excroissances fraticides. Son frangin quoi.
J'ai tout lu aussi. C'est grave docteur?
Sérieusement, je comprends ce que tu veut dire. Mais je n'ai pas de problème avec ma belle-mère. Quand quelque chose ne me plaît pas, je le lui dis. Je met juste quelques fleurs autour pour qu'elle comprenne que ce n'est pas pour blesser, mais simplement pour exprimer mon avis. Du coup, maintenant, elle a plutôt tendance à éviter de me le demander, par peur de la réponse. C'est pourquoi je suis parfois prudent dans les mots que je choisi, parce que je sais qu'il faut les assumer. Mais dire ce que je pense, pas de soucis de ce coté là.
Professionnellement parlant, j'ai eu à gérer une cinquantaine de personne à une période. Si certains étaient "facile" d'autres méritaient plus d'attention. J'ai assez rapidement compris qu'on ne peut pas faire figurant mais acteur. C'est resté, tout est tellement plus clair comme ça que j'en ai intégré le concept. Penser ce qu'on dit et dire ce qu'on pense.
Sans Prétention a écrit : Doublé d'une "faiblesse" de caractère qui dit pas son nom (et non, je me suis JAMAIS vraiment AFFIRME). Grab avait mis le doigt dessus (pendant que M. Grab mettait le doigt ailleurs... :doute: )

viewtopic.php?f=21&t=3401&start=45#p55455

Du coup, libido MORTE. Recherche de plaisir pour un sandwich catalyseur. Prendre le taureau par les "cornes" ( :cocu: ) c'est être bon toréador. "Ils" ne réfléchissent pas comme nous !!!
Seulement voilà, penser ce qu'on dit et dire ce qu'on pense peut parfois être blessant. Du coup, j'ai entretenu la faille en essayant à l’excès de feutrer mes propos à mon épouse. Parce que je l'aime.
Ricochette l'avait dit, je suis à la limite de la vénération par moment. C'est n'est visiblement pas un signe d'équilibre de ma part.
Il faut que j'apprenne à lui dire non, par amour (coucou Grab :bye: ). C'est ce qu'elle cherche à me faire comprendre quand elle me dit que je ne suis pas assez "viril" à ses yeux.
Le soucis, dans tout ça, c'est encore pas tellement moi. Je me connais suffisamment pour savoir que je peut faire ce travail.
Mais elle, est-elle prête à écouter ce que je vais lui dire?
En restant dans sa parano, certainement pas! Au premier NON, elle va forcément l’interpréter de travers, le prendre contre elle et pas pour elle, et faire de moi l'ennemi. Elle est enfermée dans ce contexte et par force, imperméable. Elle filtre ce qu'elle veut écouter, voire même entendre...
Ca complique un tantinet les choses.
Sans Prétention a écrit :Au moins tu sais que "sa" solution n'est pas la bonne.
J'espère que je sais. Le psy de couple pourra nous aider, peut-être... :doute:
Sans Prétention a écrit : Moi j'ai tout lu. C'est pas généreux, c'est patho.

Courage Dom.
Ben si, c'est généreux quand même. Et tes interventions précises et perspicaces sont un plaisir. Merci. :ala:


Et pour le courage, merci. On en a tous besoin. Tant que la source ne tarit pas...


Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses: ta peine derrière ton sourire, ton amour à travers ta colère et la raison de ton silence.

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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Sans Prétention » dim. 16 août 2015 17:53

Dom3 a écrit :Bonjour
Re bonjour ! Si après tout ça, on se boit pas un coup ensemble un de ces quatre, je m'appelle plus SP (heu... En même temps, SP n'a JAMAIS été mon nom :doute: )
Dom3 a écrit :Et pas de soucis, ici tout le monde est bienvenue.
:)
Dom3 a écrit :
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : Le soir, elle est moins stone, ça va mieux. Et elle me parle. Me dis qu'elle a essayée d'appeler le psy de couple, mais ne l'a pas eu, elle doit recommencer pour avoir un rendez-vous. Elle y tiens, je le sens. Vu que ce n'est pas la première fois qu'elle en parle, j'ai tendance à la croire.
Pas toi qui t'en charge de ça ?
Non, au début j'ai essayé, mais mon emploi du temps est plus souple que le sien. Je m'adapterai à sa convenance.
C'est en de plus une manière comme une autre de tenter de l'impliquer davantage. Si c'est elle qui fait la démarche, dans sa tête c'est plus clair, elle se doit d'être motivée. Une manière comme une autre de la responsabiliser.
Ok... :petard:
Dom3 a écrit :Et il était bien ancré dans ma tête que la prise de rendez vous était LA condition sans laquelle je ne désirais pas continuer avec elle.
Je m'étais même fixé un ultimatum dont je ne lui avait pas parlé. Il est respecté, mais si il avait été dépassé, j'aurais probablement prolongé. Ce n'est pas tant la date qui était importante que le fait d'envisager la démarche.
Certes...
Bon là, je te cache pas, je cale. "Envisager" c'est mieux que de ne pas y penser du tout... :doute:
Dom3 a écrit :
Sans Prétention a écrit : C'est clairement parasitaire comme relation. Je dis ça comme ça, sans malice aucune...
Oui, clairement, on est bien d'accord. C'est temporaire, une sorte de "passage obligé".
Elle aussi, elle va faire des efforts. C'est un compromis. Elle va être sous pression cette année, je l'aide à traverser ça, je suis son mari, c'est normal.
Ce serait normal que ta femme t'aide AUSSI à traverser ton épreuve. Elle en est au stade de "l"envisager", c'est mieux que rien... Probablement. :?
Dom3 a écrit :Mais elle ne fait pas que prendre, elle donne aussi. Si elle fait des efforts pour son boulot, ce n'est pas que pour son plan de carrière, c'est aussi pour son fils et son mari. Une mère assez protectrice qui accepte de déléguer le soin de s'occuper de son fils, c'est également une preuve de confiance.
Pour ce type de confiance là... J'ai été cocu ! :kelkon:
http://www.sos.cocus.org/viewtopic.php? ... lie#p55451
Dom3 a écrit :Elle voulait me montrer un truc sur sa tablette, qu'elle avait vu quelques jours auparavant. Elle a donc cherché dans l'historique de son navigateur, et n'y arrivant pas, m'a refilée la tablette. Et en consultant l'historique, j'ai clairement aperçu des pages Facebook consultées, avec des notifications de messages, de la part de personnes dont le nom est à consonance d'Afrique du Nord.
Le lendemain matin, avant qu'elle ne se réveille, j'ai poussé la curiosité jusqu'à aller consulter ces pages. Et j'ai vu qu'elle avait eu de nouveaux des contacts avec les personnes qu'elle voyait à l'époque ou j'ai découvert.
Elle s'est crée un nouveau compte Fb dont je n'ai cette fois pas les identifiants ni MdP. J'ai juste aperçu que, bon, ben voilà, elle à dérapé de nouveau.
Finalement, t'es mon pote, mais t'es aussi pote avec Elphi dans la forme et avec Grab dans le fond. :bonk:
Sinon, c'étaient bien des "kebabs" alors... Elle a un truc avec ou c'est juste pour l'exotisme ? Et elle fait "ça" quand d'après toi ?
Dom3 a écrit :En même temps si je t'explique un mot en reprenant le mot, ça va pas le faire.
Je fais pire, t'inquiète. Tu es toujours clair toi au moins. Moi, je m'embrouille tout le temps. :pleure:
Dom3 a écrit :Elle a recommencée ses séances de tripotage avec ses mecs du Maghreb, en conv cam.
T'es pas en mode "reconstruction" toi. :sad: Reconstruction, c'est quand sa moitié en a fini avec les tiers, sans et quart écart.
T'es "entre deux" option "subissage". Pote avec So aussi. Bon apparemment, pour So, ça à l'air de tourner ( :doute: :doute: :doute: ) et toi tu tiens la barre... :super:
Dom3 a écrit :si j'étais parano, je m'imaginerai le pire puisqu'il lui écrivait par mail: "Je viens te voir ce soir, j'espère que tu es bien humide...ect,ect...."
Mais voilà, je ne suis pas parano, donc je pense que cette personne voulait juste avoir une conversation de visu avec mon épouse, et qu'il lui demandait simplement si elle avait pris sa douche...
:mdr1: Toi t'es atteint !
Dom3 a écrit : Depuis sa sciatique, je lui fait régulièrement des massages. Ça lui fait vraiment du bien, elle a moins mal.
Et ça la détend beaucoup.
Vraiment beaucoup.
Énormément même...
Tellement qu'ensuite...elle envisagerait volontiers une fusion-acquisition...
Le soucis, c'est que ce n'est pas de l'amour, juste une pulsion exclusivement charnelle. Elle est de nouveau dans son trip.
C'est pas trop le mien, désolé.
Dom, si t'es doué pour les massages, t'as tors de pas utiliser cette arme de conviction massive. Les kebabs, eux, peuvent même pas la toucher !!! :super:

Par contre, il y a une confusion dans laquelle tu sembles t'être empêtré, et qui t'empêche un peu de décaler ton mobile home du forum. Ca me fout un peu les pétoches, je sais pas comment te le dire sans risquer une "vexature" pas voulue...

Amour et sexe sont bien deux choses différentes.
Moi j'étais un champion toutes catégories d'amour platonique au lycée (en même temps, j'ai une copine qui m'a posé la question un jour : "Comment ça peut être plat et tonique ?" :fou: Ca m'a foutu un coup de pied au ...)
Mais c'est comme le coca et les bulles : l'un sans l'autre, ça survit pas. Un exemple TRES concret ? Une certaine race de cocufieurs SEPARENT amour et sexe. Résultat ? Résultat ?
Amour approximatif avec le légitime et sexe clivé avec sandwich. Ca convient à personne au fond. Sauf à ceux à qui ça convient. Je crois pas me tromper de beaucoup en pensant que t'es de ceux à qui ça convient pas...
Dom3 a écrit :Ce n'est pas de l'amour, c'est une pulsion exclusivement charnelle.
Avec les kebabs, oui. Deux fois ma paye sur la table ! (J'ai déjà fait le coup... :kelkon: ) Mais avec toi... Pourquoi tu t'empresses de parler de "pulsion" ? Et si c'était une "pulsion" de vie ? Ca se peut ça... Si, si :D Peut-être pense-t-elle : "Ce n'est pas de l'amour, c'est une pulsion exclusivement platonique." Mais, comment ça peut être plat et tonique ? (Deux euros quelque part pour les droits d'auteur... :roll: )
Dom3 a écrit : Mais si son kiné est plus réceptif...et qu'en plus il est originaire du Maghreb....
Ah merde ! L'exotisme... :sad:
Dom3 a écrit :Ce n'est pas elle quand elle est comme ça. Je reste convaincu que c'est l'effet pervers de ma dépression qui l'a poussée dans ces extrémités.
Pourquoi celle là ? Il y avait d'autres options. Celle là, parce que c'est celle à laquelle son cerveau était le plus "prêt" ("près" aussi remarque).
Dom3 a écrit :Mais convaincu également que si ça a été un détonateur, la cause profonde en est sa maladie.
Pas sûr de l'équation. Parano = je me "donne" virtuellement à des étrangers. J'aurais même tendance à penser le contraire tu vois. Schyzo, ça colle mieux (personnalité double). Bon après, je suis pas psy mais je te rattrape sur ton propre sujet de suite. Moi, ta femme, je la connais pas. C'est toi qui m'intéresse ok ? Je dis rien. Je remets juste les pièces du puzzle en place...

C'est de la MANIPULATION, des phrases sorties de leur contexte mais c'est ce que moi je lis dans tes écrits. Différence entre un manipulateur et un "fouilleur" ? La même qu'entre un charlatan et un illusionniste : l'illusionniste dit, et on le sait, qu'il y a un truc (du coup, tu cherches le truc, le cerveau est flatté. Quand tu crois qu'y a pas de truc, le cerveau est éclaté). J'aime les illusionnistes, ils font rêver...
Dom3 a écrit : J'ai l'infime honneur de t'annoncer que tu détrône dorénavant Riclochette au niveau des petits mots qui font mal! :D
Je voudrais que tu m'excuses Dom, je voulais pas te blesser. :jap:
Je suis un peu Asperger des fois (dans mon cas, comme "asperge" mais avec un "r", l'air de rien). Je te jure. Je suis dans des sphères où je manie le second degré mais quand j'atterris, je fous les pieds dans le plat, je renverse un bol, pète une chaise en m'asseillant dessus et ramène la nappe à carreau sur la tête par la même occasion.
Mr Bean.
Des fois, je suis con au point de blesser DEFINITIVEMENT. Je crois que c'est incurable. :pan:

Bon comme je t'ai blessé la dernière fois, je te laisse la parole... Je te parle avec tes mots.
Dom3 a écrit :je suis parfois prudent dans les mots que je choisi, parce que je sais qu'il faut les assumer. Mais dire ce que je pense, pas de soucis de ce coté là.
Alors abracadabra, bienvenue dans le cerveau de SP !
Dom3 a écrit :elle est en manque d'amour, d'attention.
Dom3 a écrit :je suis à la limite de la vénération par moment.
Dom3 a écrit :C'est ce qu'elle cherche à me faire comprendre quand elle me dit que je ne suis pas assez "viril" à ses yeux.
Dom3 a écrit :elle a plutôt tendance à éviter de me le demander, par peur de la réponse.
Dom3 a écrit :Ce n'est pas de l'amour, c'est une pulsion exclusivement charnelle
Dom3 a écrit :dire ce que je pense, pas de soucis de ce coté là.
Dom3 a écrit :j'ai entretenu la faille en essayant à l’excès de feutrer mes propos à mon épouse. Parce que je l'aime.
Dom3 a écrit :Il faut aussi que je lui dise non par amour.

Dom3 a écrit :je suis à la limite de la vénération par moment.
Dom3 a écrit :pas envie de "ça" , mais juste d'amour partagé. Elle m'a regardée comme si j'étais...je ne sais pas, un ovni.

Dom3 a écrit : Si je conforte mon épouse dans sa façon de voir, la situation est bloquée, la personne est une ennemie.

Dom3 a écrit :Au premier NON, elle va forcément l’interpréter de travers, le prendre contre elle et pas pour elle, et faire de moi l'ennemi.
Dom3 a écrit :Il faut aussi que je lui dise non par amour.

Dom3 a écrit : dans l'extrémité où elle se trouve, elle n'a plus de place pour moi, ou si peu.

Dom3 a écrit : Elle est enfermée dans ce contexte

Dom3 a écrit :je suis à la limite de la vénération par moment.
Dom3 a écrit :Le fait qu'elle ai recommencée cet été
Autre chose.
Dom3 a écrit :C'est pourquoi je tenais absolument au passage psy de couple. J'ai espoir qu'il nous permettra d'identifier tout ça de façon claire. Ainsi, ça lui permettrai de trier le bon grain de l'ivraie.
J'espère juste qu'elle me placera parmi le bon grain et qu'on pourra reprendre une vie de couple plus authentique.
Pas facile facile le psy couple... Des déconvenues en perspective... Mais ça reste formateur. :super:

Good luck again !!!


Voler, c'est quand on a trouvé un objet qui a pas encore été perdu...

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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » lun. 17 août 2015 06:09

Bonjour
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : J'ai l'infime honneur de t'annoncer que tu détrône dorénavant Riclochette au niveau des petits mots qui font mal! :D
Je voudrais que tu m'excuses Dom, je voulais pas te blesser. :jap:
Pas d'inquiétude, je manipule aussi le second degré, parfois. J'avais d'ailleurs placé un "Mr Green" :D en fin de remarque.
C'est juste que ça fait pas trop envie de lire ça. Même si c'est vrai. Et c'est vrai. :doute:
Sans Prétention a écrit :T'es pas en mode "reconstruction" toi. :sad:
Moi? Si! Ma femme, non, pas encore. Elle a des trucs a finir et elle arrive.
A partir du moment ou on décide d'aller chez un psy familial, c'est qu'on désire aller dans une direction. Même si ce n'est encore qu'un projet assez flou, c'est une étape. Chacune est importante.
Il y a deux mois, dans nos conversations, le mot "avocat" revenait plus souvent que le mot "psy"...
Sans Prétention a écrit :Finalement, t'es mon pote, mais t'es aussi pote avec Elphi dans la forme et avec Grab dans le fond. :bonk:
Beaucoup de similitudes avec beaucoup d'entre nous ici. Quand on gratte un peu, il y a souvent des traumas cachés dans chaque histoire...
Sans Prétention a écrit :Sinon, c'étaient bien des "kebabs" alors... Elle a un truc avec ou c'est juste pour l'exotisme ? Et elle fait "ça" quand d'après toi ?
Quand ça va pas bien... :doute: Vu l'été qu'elle a passée, je peut comprendre... :doute:
Sans Prétention a écrit :Dom, si t'es doué pour les massages, t'as tors de pas utiliser cette arme de conviction massive. Les kebabs, eux, peuvent même pas la

toucher !!! :super:

Par contre, il y a une confusion dans laquelle tu sembles t'être empêtré, et qui t'empêche un peu de décaler ton mobile home du forum. Ca me fout un peu les

pétoches, je sais pas comment te le dire sans risquer une "vexature" pas voulue...

Amour et sexe sont bien deux choses différentes.
Moi j'étais un champion toutes catégories d'amour platonique au lycée (en même temps, j'ai une copine qui m'a posé la question un jour : "Comment ça peut

être plat et tonique ?" :fou: Ca m'a foutu un coup de pied au ...)
Mais c'est comme le coca et les bulles : l'un sans l'autre, ça survit pas. Un exemple TRES concret ? Une certaine race de cocufieurs SEPARENT amour et sexe.

Résultat ? Résultat ?
Amour approximatif avec le légitime et sexe clivé avec sandwich. Ca convient à personne au fond. Sauf à ceux à qui ça convient. Je crois pas me tromper de

beaucoup en pensant que t'es de ceux à qui ça convient pas...
Je n'ai jamais été ambigu sur le sujet.
Je suis toujours prêt à faire l'amour à ma femme.
Je ne le serais jamais à "la baiser".
Pour moi l'amour c'est quelque chose de beau, qui se respecte, se partage. Il y a du romantisme, un peu de séduction, du partage, des échanges d'attentions,de preuves d'amour. Des mots, des situations ou les deux sont de connivence, une intimité qui se développe, les rapproche. Un sens des valeurs égal, une communion de pensée, une complicité dans les idées, une connexion euphorique.
Et quand tout ça est au top, la sexualité, je ne te raconte même pas. C'est l'apothéose. La fusion enivrante.
C'est beau, c'est sain, ça se vit pleinement.

Qu'y a t' il de commun avec le fait de voir un sexe derrière un écran? un coup vite fait pour avoir un orgasme?
Un acte bassement égoïste. Aucuns échanges. Aucun avenir, épanouissement zéro.
Synonyme de régression, de repli sur soi associé à un plaisir facile et immédiat.
La recherche du "nirvana" narcissique pour échapper aux "agressions du monde extérieur" dont elle se sent victime.
Puisque les gens lui "veulent du mal", elle se réfugie dans ce plaisir qui lui "fait du bien" .
Comme lui confirmait son Psy d'ailleurs: "tant que ça vous fait du bien..."
Pulsion de mort paradoxale puisqu' associée à un mouvement vital de satisfaction.
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : Mais convaincu également que si ça a été un détonateur, la cause profonde en est sa maladie.
Pas sûr de l'équation. Parano = je me "donne" virtuellement à des étrangers. J'aurais même tendance à penser le contraire tu vois. Schyzo, ça colle mieux

(personnalité double).
Entièrement d'accord avec toi! A un détail prés: elle ne se "donne" pas, elle prend!!! Du plaisir. Point.
Paranoïa: peur de l'environnement, mais faculté intellectuelles intactes, intégration possible socialement, au travail, et faculté à manipuler l'injonction paradoxale pour obtenir de sa "victime" qu'elle soit digne d'être une ennemie.(puisqu'elle ne l'aime pas)
La cravate jaune, la cravate bleue....
La jalousie est aussi un des symptômes, dans une moindre mesure chez ma femme. Sauf si elle me voit converser avec une femme, alors là, elle ne peut s’empêcher de rappliquer. J'ai du bol: un métier d'homme dans un environnement professionnel masculin, le tout perdu au milieu de nulle part...

Schyzo, serait différent comme pathologie. Pas une personnalité double, mais plutôt un dédoublement. La même personne est deux, voire plusieurs. La coupure avec la réalité apparaitrai plus nette, le schizophrène a son propre monde en quelque sorte. La personnalité serait plus décousue, comme fragmentée. Et certains symptômes sont carrément plus spécifique, comme les hallucinations, les délires.
En gros, le paranoïaque se projette de fausse idées dans un environnement réel, alors que le schizophrène se fabriquera un faux monde imaginaire.
Si j'ai bien tout compris...le seul point commun serait que les deux soient des psychoses.
Et qu'on peut vivre plus facilement avec une parano puisqu'elle vit dans le réel.
Sans Prétention a écrit :Alors abracadabra, bienvenue dans le cerveau de SP !
Dom3 a écrit : elle est en manque d'amour, d'attention.
Dom3 a écrit : je suis à la limite de la vénération par moment.
C'est de la triche, ça ne veut plus du tout dire la même chose. Je m'explique. J'avais dis:
Dom3 a écrit :Ce n'est pas elle quand elle est comme ça. Je reste convaincu que c'est l'effet pervers de ma dépression qui l'a poussée dans ces extrémités. Mais convaincu également que si ça a été un détonateur, la cause profonde en est sa maladie. Qui engendre chez elle une dépression chronique.La sensationqu'elle est en manque d'amour, d'attention.
la sensation qu'elle a est un peu erronée par sa perception faussée. Je lui en donne des montagnes d'amour, mais pas celui qu'elle recherche obstinément. Elle ne veut pas l'amour du mari, mais celui de sa mère. Qui lui manquera toujours.

Pour le reste, je plaide coupable. Je suis fautif de n'avoir pas su lui dire à temps qu'elle se trompait et faisait fausse route en recherchant ce type d'amour maternel.
Oui, mais voilà, je n'ai identifié ce problème qu'il y a très peu de temps, avant je ne m'étais jamais posé autants de questions.
Elle entretien savamment mon ignorance sur son passé et son présent, son traitement, son état d'esprit par rapport a sa perception des choses, dans le but de se protéger, mais aussi parce qu'elle culpabilise d'être ainsi.
Je dois deviner, fouiller, chercher dans ma mémoire des choses qu'elle m'a dit avoir vécues, des interprétations mal perçues... Le tout pour arriver à progresser dans la compréhension de son état et son incidence sur notre couple et sur moi.

Moi qui ne suis pas rompu au schémas psy, j'avoue que les leçons que j'en tirent sont très difficiles à assimiler.
Je viens de passer la nuit à lire des articles de Dolto, Freud, ect pour tenter de te répondre quelque chose de cohérent SP. J'en ai besoin aussi, je progresse à chaque fois dans mes recherches et compréhensions, pour pouvoir mieux appréhender ses réactions, ce qu'elle signifient, et pouvoir tenter au mieux d'adapter mon comportement.
Je ne suis malgré tout pas sûr d'être en mesure de décrypter le moment venu.

Je sais que je dois faire l'effort pour elle, sa perception des choses est faussé. Entre notre mésentente et le déni de sa mère, je reconnais qu'elle a morflé cet été. Si ce break m'aura été profitable pour avancer, je ne suis pas certain qu'il en soit de même pour elle. Mon aide sera probablement la bienvenue.

Mais je compte avant tout sur l'intervention du psy de couple pour mettre tout ça en évidence. Je me doute qu'il va aussi trouver des choses chez moi qui ne vont pas ou n'étaient pas adaptées. Je suis prêt à les entendre et faire ce qu'il me sera possible. Mais ma femme doit absolument passer par cette étape d'acceptation pour qu'on puisse avancer.

J'espère ne pas vous avoir trop soulé avec ça. Ça me donne l'impression d'avancer malgré tout. J'espère que je ne me plante pas trop dans ma compréhension de tout ça. :doute:


Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses: ta peine derrière ton sourire, ton amour à travers ta colère et la raison de ton silence.

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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Sans Prétention » lun. 17 août 2015 07:09

Dom3 a écrit :Bonjour
Re...
Dom3 a écrit :
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : J'ai l'infime honneur de t'annoncer que tu détrône dorénavant Riclochette au niveau des petits mots qui font mal! :D
Je voudrais que tu m'excuses Dom, je voulais pas te blesser. :jap:
Pas d'inquiétude, je manipule aussi le second degré, parfois. J'avais d'ailleurs placé un "Mr Green" :D en fin de remarque.
C'est juste que ça fait pas trop envie de lire ça. Même si c'est vrai. Et c'est vrai. :doute:
Rien n'était vrai, il y avait une question. Ou alors tout était vrai... L'embrouille... Incident clos alors ?
Dom3 a écrit :Il y a deux mois, dans nos conversations, le mot "avocat" revenait plus souvent que le mot "psy"...
Effectivement, c'est une avancée :super:
Dom3 a écrit :
Sans Prétention a écrit :Finalement, t'es mon pote, mais t'es aussi pote avec Elphi dans la forme et avec Grab dans le fond. :bonk:
Beaucoup de similitudes avec beaucoup d'entre nous ici. Quand on gratte un peu, il y a souvent des traumas cachés dans chaque histoire...
On en a tous. En revanche, chacun sa manière de les faire sortir, de les détourner. Ma femme m'a confié qu'elle ne "savait pas faire autrement". Balaise hein ? Ce n'est pas une trompeuse dans l'âme, mais une séductrice. Quand on est marié et qu'on "sait pas faire autrement", ça donne une trompeuse. Fais ch... :ire:
Dom3 a écrit :
Sans Prétention a écrit :Sinon, c'étaient bien des "kebabs" alors... Elle a un truc avec ou c'est juste pour l'exotisme ? Et elle fait "ça" quand d'après toi ?
Quand ça va pas bien... :doute: Vu l'été qu'elle a passée, je peut comprendre... :doute:
T'en es encore au stade de
Dom3 a écrit : « une vie parallèle lui permettant d'attendre que j'aille mieux ».
Pas sûr que l'avancée respecte un schéma linéaire. Ce serait plus en "arborescence" qu'il faudrait. Le taureau à qui on doit saisir les cornes est bel et bien en 3D...
Dom3 a écrit : Comme lui confirmait son Psy d'ailleurs: "tant que ça vous fait du bien..."
Ouais. Le problème des psys, c'est qu'ils sont dans une approche un peu Rogerienne d'acceptation "inconditionnelle" de leurs clients. Résultat, ils sont capables de sortir des inepties pareilles sans sourciller et on leur laisse un bel autographe en bas d'un papier avec son numéro de compte pour ça. Psy a juste oublié que tu existais et il n'y a pas compatibilité entre tes désirs de reconstruction et son addiction à Stanley Lubrique. Du coup, c'est tout le système qui va mal.
Une thérapeute a même suggéré à ma femme qu'elle avait été "courageuse" de me tromper. J'aurais préféré qu'elle aborde la notion de courage dans un contexte de prévention. Mais bon, moi ce que j'en dis... :doute:
Dom3 a écrit : Je suis toujours prêt à faire l'amour à ma femme.
Je ne le serais jamais à "la baiser".
Pour moi l'amour c'est quelque chose de beau, qui se respecte, se partage. Il y a du romantisme, un peu de séduction, du partage, des échanges d'attentions,de preuves d'amour. Des mots, des situations ou les deux sont de connivence, une intimité qui se développe, les rapproche. Un sens des valeurs égal, une communion de pensée, une complicité dans les idées, une connexion euphorique.
Et quand tout ça est au top, la sexualité, je ne te raconte même pas. C'est l'apothéose. La fusion enivrante.
C'est beau, c'est sain, ça se vit pleinement.

Qu'y a t' il de commun avec le fait de voir un sexe derrière un écran?
Rien mais ce que je voulais souligner dans ma précédente intervention, c'est qu'entre la virtualité cracra de ta femme et ta vision romantique du don de son corps, il y a mon avis une distance égale qui vous sépare de la réalité toi comme elle. Je veux dire : ton approche est conditionnée par tellement de paramètres, qu'elle en devient irréalisable. Elle "attend" faute de mieux, tu "attends" que ce soit mieux. Me semble que rester sur le quai d'une gare n'est pas réellement ce qu'on pourrait appeler un élan "positif", je dirais "Pulsion de mort paradoxale puisqu' associée à un mouvement vital de satisfaction réparation".
Dom3 a écrit :elle ne se "donne" pas, elle prend!!! Du plaisir. Point.
Syndrôme Eugène, sans gêne.
Dom3 a écrit :la sensation qu'elle a est un peu erronée par sa perception faussée. Je lui en donne des montagnes d'amour, mais pas celui qu'elle recherche obstinément. Elle ne veut pas l'amour du mari, mais celui de sa mère. Qui lui manquera toujours.
Que oui... Conclusion : tu peux rien pour elle, à part essayer de la convaincre ? Me semble moi que les appels du pied qu'elle te fait rajoutent une troisième option :
Dom3 a écrit :Je lui en donne des montagnes d'amour, mais pas celui qu'elle recherche obstinément. Elle ne veut pas l'amour du mari
mais aussi de l'amant. En toute simplicité j'imagine. Fait du bien d'être simple des fois. Surtout pour l'amour... :doute:

Au final, je t'invite à faire "ta part" et elle comprend sans doute des petits rafraîchissements intimes glanés dans la corolle des fleurs pendant l'incendie, avec S, comme tu l'as appelée.

https://www.youtube.com/watch?v=nQ9fCekVr8o
Dom3 a écrit :Pour le reste, je plaide coupable. Je suis fautif de n'avoir pas su lui dire à temps qu'elle se trompait et faisait fausse route en recherchant ce type d'amour maternel.
On passera devant le même tribunal alors... :doute:


Voler, c'est quand on a trouvé un objet qui a pas encore été perdu...

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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » lun. 17 août 2015 13:32

Pour lever définitivement le doute, je répond à ta question:
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : Mais on peut tout à fait vivre bien en ayant ce type de pathologie. Notre relation n'était pas ainsi auparavant.
Avant les sandwichs virtuels ou ta dépression ?
Avant ma dépression, j'avais le sentiment que ses troubles n'était pas aussi gênants pour notre couple. Et les kebabs n'existaient pas.
Le fait que tu ais associé dans la même phrase ma dépression et les kébabs m'a fait culpabiliser. Inutilement, j'avoue, mais c'est fait, n'en parlons plus.
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : Il y a deux mois, dans nos conversations, le mot "avocat" revenait plus souvent que le mot "psy"...
Effectivement, c'est une avancée :super:
Petite, toute petite même, mais je me raccroche à toute aspérité. :doute:
Sans Prétention a écrit :Pas sûr que l'avancée respecte un schéma linéaire. Ce serait plus en "arborescence" qu'il faudrait. Le taureau à qui on doit saisir les cornes est bel et bien en 3D...
Si je brusque les choses, c'est la séparation assuré.
Il y a plusieurs façons d'approcher un animal. La meilleure n'est certainement pas de profiter qu'il soit en colère.
La persévérance et la douceur donnent souvent d'excellents résultats pour qui veut se donner la peine.
Sans Prétention a écrit :Ouais. Le problème des psys, c'est qu'ils sont dans une approche un peu Rogerienne d'acceptation "inconditionnelle" de leurs clients. Résultat, ils sont capables de sortir des inepties pareilles sans sourciller et on leur laisse un bel autographe en bas d'un papier avec son numéro de compte pour ça. Psy a juste oublié que tu existais et il n'y a pas compatibilité entre tes désirs de reconstruction et son addiction à Stanley Lubrique. Du coup, c'est tout le système qui va mal.
Une thérapeute a même suggéré à ma femme qu'elle avait été "courageuse" de me tromper. J'aurais préféré qu'elle aborde la notion de courage dans un contexte de prévention. Mais bon, moi ce que j'en dis... :doute:
Son psy a peut-être essayé de faire son job. Mais il n'a pas obligation de résultat si sa patiente ne souhaite pas travailler sur son problème.
Quand elle à rendez vous chez lui, ils papotent ensemble. Il lui a même avoué à demi-mots qu'il avait eu des relations extra conjugales... :kelkon:
Là ou il est coupable, c'est de ne pas cesser la pseudo thérapie de mon épouse.
On ne va pas chez le garagiste pour tailler la bavette, mais pour faire réparer sa voiture!
Mais comme partout, il y a des garagistes meilleurs que d'autres.
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : Je suis toujours prêt à faire l'amour à ma femme.
Je ne le serais jamais à "la baiser".
Pour moi l'amour c'est quelque chose de beau, qui se respecte, se partage. Il y a du romantisme, un peu de séduction, du partage, des échanges d'attentions,de preuves d'amour. Des mots, des situations ou les deux sont de connivence, une intimité qui se développe, les rapproche. Un sens des valeurs égal, une communion de pensée, une complicité dans les idées, une connexion euphorique.
Et quand tout ça est au top, la sexualité, je ne te raconte même pas. C'est l'apothéose. La fusion enivrante.
C'est beau, c'est sain, ça se vit pleinement.

Qu'y a t' il de commun avec le fait de voir un sexe derrière un écran?
Rien mais ce que je voulais souligner dans ma précédente intervention, c'est qu'entre la virtualité cracra de ta femme et ta vision romantique du don de son corps, il y a mon avis une distance égale qui vous sépare de la réalité toi comme elle. Je veux dire : ton approche est conditionnée par tellement de paramètres, qu'elle en devient irréalisable. Elle "attend" faute de mieux, tu "attends" que ce soit mieux. Me semble que rester sur le quai d'une gare n'est pas réellement ce qu'on pourrait appeler un élan "positif", je dirais "Pulsion de mort paradoxale puisqu' associée à un mouvement vital de satisfaction réparation".
J'ai toujours été comme ça. Vivre un amour respectueux n'est un rêve que si on décide de ne pas le réaliser.
Tu évoques une complexité de paramètres à mettre en place qui conditionnerai son éventuel échec.
C'est beaucoup plus simple pour moi. Un amour simple, basé sur le respect de l'autre. Et c'est dans cette recherche que tous ces gestes ou paroles apparaissent. Il n'y a pas à les chercher, ils viennent d'eux même, naturellement.
Et ça existe, on l'a vécu avec mon épouse avant ce merdier.
Je suis bien désolé pour ceux qui ne partagent pas cette vision, je resterai persuadé qu'ils passent à coté d'un truc sympa.
Sans Prétention a écrit : En toute simplicité j'imagine. Fait du bien d'être simple des fois. Surtout pour l'amour... :doute:
J'ai encore une fois l'impression qu'on parle de la même chose, mais pas avec les mêmes mots...

Si elle me propose du sexe glauque, je n'ai pas ça en rayon, je ne peux pas donner.
Si elle veut partager un moment d'amour, là, ok, j'ai, je donne.
Je connais l'anecdote du colibri. Elle a ses limites.
Cette fois, c'est mon tour de taxer ton approche d' "humaniste' teintée de bisounoursme naïf et têtu :wink: . Je n'ai jamais entendu parler d'un colibri éteignant un incendie de forêt. Pas plus que le fait de regarder brûler les arbres ne sera efficace.
Un canadair, par contre....
Si je ne fait que ma part, la situation est vouée à l'échec. Je vis dans une réalité (bien triste en ce moment) qui implique que je m'approche du taureau en colère pour le saisir par les cornes. Je ne vais pas en plus aller l'affronter sur son terrain en descendant dans l'arène du glauque.
Par contre, j'ai la ferme intention d'attendre patiemment qu'il se calme et qu'il vienne à moi.
Je connais bien les animaux, si il à l'impression que l'herbe verte qu'il broute ailleurs est bonne, il va quand même avoir envie de goûter à la luzerne que je lui propose dans mon pré. C'est tellement bon la luzerne.

Je suis conscient (enfin j'espère) de tout le coté utopique et fragile de ma démarche. Mais je n'ai pas envie de proposer des trucs nuls à ma femme, elle vaut mieux que ça. Et si c'est pour ne pas l'aider à faire ce travail sur elle qui lui sera profitable, autant se séparer de suite et la laisser continuer à bouffer des kebabs.
J'ai envie qu'elle aille mieux pour que nous allions mieux. Tout ça pour pouvoir s'aimer simplement mais avec force.
Ça ne paraît pas être un objectif irréalisable, alors j'essaie. C'est ça aussi l'amour, donner quand l'autre à besoin.
Même si je sais que je vais me casser la figure des fois, et bien je me relèverai.

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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Sans Prétention » lun. 17 août 2015 15:24

Lut' Dom. Vais être court pas trop long pour une fois... :kelkon:
Dom3 a écrit :Le fait que tu ais associé dans la même phrase ma dépression et les kébabs m'a fait culpabiliser.
Rolala la boulette !!!! Tu sais pourtant que je suis un chantre de la DECULPABILISATION. Je te refais pas l'historique mais, y en a des posts où je m'étale dessus... Je ferai attention la prochaine fois... Si ça se reproduit, tu dis. Syndrome du boulet parfois :boulet:
Dom3 a écrit :Un amour simple, basé sur le respect de l'autre. Et c'est dans cette recherche que tous ces gestes ou paroles apparaissent. Il n'y a pas à les chercher, ils viennent d'eux même, naturellement.
Et ça existe, on l'a vécu avec mon épouse avant ce merdier.
Idem pour mon épouse et moi.
Mais quand le "jus" symbiotique est parti, elle est allée chercher ce truc dont tu parles... ailleurs. Retour sur sa première infidélité (qui a fait que j'ai quand même failli élever un bâtard !!! :boire2: ) "J'ai toujours cru qu'il fallait que je laisse les choses venir. C'est peut-être pour ça que j'ai foutu toutes mes histoires en l'air. Maintenant, je me rends compte que l'amour, ça s'entretient, ça se travaille. Je t'aime. Je ne veux plus qu'on se perde et je sais qu'il va falloir que je gère les choses autrement. Je t'ai dans ma tête, dans mon coeur... Et dans mon corps maintenant. Ne m'écris plus des lettres de rupture, j'ai eu mal" (Ah oui, j'avais pété un câble y a pas longtemps. Mail de rupture assez violente, l'envie de me crasher en bagnole... http://www.sos.cocus.org/viewtopic.php? ... =75#p55968 :oops: )

Le "naturel", au fond, n'est que du (pré)construit dont il faut avoir conscience. Je pense.
Dom3 a écrit :Je suis bien désolé pour ceux qui ne partagent pas cette vision, je resterai persuadé qu'ils passent à coté d'un truc sympa.
C'est plus que sympa, c'est juste l'alpha et l'oméga de l'amour, le véritable. Problème : comme un feu dans la cheminée, ça s'entretient, ça demande donc du travail. Pour toi, c'est sans doute "naturel". Pour moi également. Mais interroge ton histoire et tu verras que cette nature s'est tissée dans les tréfonds de quelque chose qui t'es très personnel. En revanche, pas sûr qu'il y ait la même solidité dans la tête des autres... Et les autres, tu vis avec. Des brindilles pour relancer le feu. Une fois le feu pris, les bûches.
Dom3 a écrit :J'ai encore une fois l'impression qu'on parle de la même chose, mais pas avec les mêmes mots...
Pas de désaccord sur le fond, je confirme. :biere: Juste sur la forme :
Dom3 a écrit :Si elle me propose du sexe glauque, je n'ai pas ça en rayon, je ne peux pas donner.
Définition à géométrie variable. C'est cette variabilité qu'il me semble devoir interroger. Tu me sembles bien droit dans tes bottes sur la question et c'est certainement ce qui force le respect :jap:

Mais pour la petite histoire, il n'y a pas d'un côté ceux qui ont "raison", et de l'autre ceux qui ont "tord", tu penses bien, mais il y a une question de sens. Ca veut dire quoi "glauque" ? Moi je sais... Pour moi. :doute: Certainement que ma définition est un peu différente de la tienne :roll: .

Mais la question c'est pas ce que moi je pense de ça, on s'en fout royal, c'est ce que ta femme pense de ça, pour que tu puisses avoir des bases : "Ce que tu fais, t'en penses quoi ?" "Est-ce si moi..." "Est-ce que c'est glauque pour toi ou juste normal ?" (J'ai relu les premiers posts, me semble avoir un début de réponse...) Bref : si je ne trouve pas cela "bizarre" pourquoi me soignerai-je ?

Une fois les jalons posés, tu sauras si t'es un colibri ou un canadair.

Je me suis posé pleins de questions pour "reconstruire" mais UNE SEULE mérite d'être posée : est-on elle et moi "différents" ou "divergents" ? Dans le second cas, pas de reconstruction possible.
Je t'avouerai que ça me file les chocottes parce qu'on est limite limite mon épouse et moi... :? (mais elle va se REfaire soigner dans pas longtemps. Elle considère donc ses comportements comme inadéquats rapport à ce qu'elle veut construire. Donc ça avance quand même... à pas de colibri... :cocu: )


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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » ven. 4 sept. 2015 10:50

Bonjour

Je passe donner quelques nouvelles.

Rien de bien transcendant, si ce n'est un rendez vous chez ma psy, ou je lui ai parlé de la femme que j'aime pendant une heure... :pleure:
Elle m'a posé des questions sur son comportement, ses perceptions, ses réactions, pour finalement arriver à la conclusion qu'elle était...paranoïaque.
Je le savais déjà, mais je ne savais pas tout les sujets que ça pouvaient affecter, et ils sont assez nombreux. C'est une sorte de réaction en cascade, un problème en conditionnant un autre qui lui même...
Elle pense également que son psy ne fait pas du mauvais travail avec elle.
Et qu'elle aura probablement besoin d'un suivi psy régulier toute sa vie.
Et qu'elle n'en guérira jamais, contrairement à ce que je m'imaginais.
Que ce n'est pas une « simple névrose » qui se soigne, comme une dépression par exemple ou le malade est conscient de sa maladie et travaille dessus dans le but d'en guérir.
Mais bien une « psychose » qui est d'autant plus difficile à soigner que le malade estime tout simplement qu'il n'est pas malade.

Son suivi psy lui sert à décortiquer les situations d'urgence dans laquelle elle se trouve en danger.
Pas à se soigner. Elle n'en guérira jamais en fait.
Il y aura des moments ou ce sera plus calme que d'autres, mais jamais ce ne sera acquis.

Voilà pour le premier constat.
Ça n'avait jamais été aussi clair dans ma tête. Je suis quelqu'un de simple, assez peu branché psychologie ou psychiatrie, et ma femme n'a pas pu me renseigner sur toute cette facette de sa maladie, puisqu'elle ne s'estime pas malade.
J'ai donc composé toutes ces années au jugé, sur des ressentis, en tâtonnant, pensant faire ce qui me paraissait convenir le mieux.
Au fur et à mesure des explications de ma psy, je me rendais compte que cette situation est présente depuis fort longtemps, et que je n'en avait pas réalisé l'ampleur.
Cette maladie est très compliquée à découvrir en fait. Les méandres sont très nombreux et prennent des chemins tortueux pour apparaître en tant que symptômes dues à la maladie. Une réaction que je n'ai pas comprise comme en découlant prend tout son sens une fois décryptée.

Parmi celles ci, une interrogation que j'avais sur son comportement, et que je ne trouvait pas logique, était le fait qu'elle veuille systématiquement retourner vers sa mère qui lui fait du mal finalement, alors que, dans un même temps, elle cherche à se débarrasser de tout ami(e) qui ne lui veulent que du bien.

Décrypté ça donne ça : Elle a un gros vide affectif de cette période clé de 0/5 ans. Ce vide se traduit dans son esprit par l’inexistence. En retournant vers sa mère, elle cherche à exister, dans la souffrance et la douleur, mais une victime est une personne, donc existe !

Conséquence : Vu que cette période ne reviendra pas, et que sa mère n'est pas prête à admettre ce vide affectif qu'elle a imposée à mon épouse (ce qui ne comblerai toutefois pas le vide, mais en réduirait juste les conséquences) il est donc préférable pour elle que sa mère continue ainsi.
Si je vais trouver ma belle-mère et lui demande de mieux se comporter avec sa fille, je risque juste d'obtenir l'effet inverse. Si elles ne s'engueulent plus sur le sujet, et que sa mère ignore le sujet, ma femme risque de penser qu'elle n'existe plus aux yeux de sa mère. Alors qu'elle cherche à exister au contraire.
Dans ce cas le mieux est l'ennemi du mal.
Il est préférable que mon épouse existe dans la négation que de disparaître dans une réparation impossible. :bonk:

Pour les amis ou famille qui disparaissent de nos relations, l'explication est la même, mais vu de l'autre coté. Quand mon épouse à rencontrée mes sœurs pour la première fois, elle s'attendait à être accueillie à bras ouverts, comme une personne attendue ou désirée. Elle aurait souhaitée que mes sœurs qui ont grandies toutes les deux assez soudées et complices l'accueillent au sein de cette fratrie du jour au lendemain comme si ça avait été l'une des leur, un peu comme un dû. Elle était en recherche d'exister et de reconnaissance de façon excessive, et impérative, voire vitale !
Elle demande de façon spontanée à être acceptée passant outre la période de découverte de l'autre sans laquelle on ne peut accorder sa confiance.Si, quand j'ai fait leur connaissance, je pouvais confier sans soucis mon portefeuille à mes beaux-frère , je n'allait pas pour autant leur raconter ma vie intime.
Pour ma femme, rien de pire que l'ignorance, elle a cet impératif besoin d'exister, donc si cette personne n'est pas une amie, c'est une ennemie. Elle existe, une ennemie n'est pas neutre.
Mes sœurs ne l'ont pas accueillie comme elle l'attendait, donc mes sœurs sont des ennemies
Ajouter une touche de jalousie à mon encontre parce que je fait partie de cette fratrie et voilà, tous les ingrédients sont réunis.
Ses kebabs ? Même mode d'emploi, le besoin d'exister. Ce n'est pas de l'amour, mais peu importe finalement du moment qu'elle a l'impression d'exister. :boire2:

Du coup, et moi dans tout ça ?
Pas simple le rôle d'un époux dans ce terrain miné et broussailleux.
Je prend conscience peu à peu de tous ces faits. Jusque là, je dois avouer que j'ai plutôt subi sans comprendre réellement. Et le constat est même assez amer tant je me rend compte depuis combien de temps.
Je me posais la question de savoir pourquoi, malgré le travail psy que j'avais effectué pour faire disparaître de mon esprit les causes de cette dépression, elle revenait avec autant de facilité et d'impact.

J'ai maintenant la réponse :Si le facteur déclenchant à bien pût être le sentiment d'avoir été éduqué de façon trop dure par mon père, je suis maintenant lucide sur l'origine de son retour.
Quand mon épouse est dans une situation ou ses crises d'angoisse s'intensifient, il n'y a plus beaucoup de place pour son environnement extérieur.
Il en restera toujours assez pour notre fils puisque c'est un remède nécessaire pour elle de combattre ce qu'elle a subie étant petite ( même à l'excès puisqu'elle est très protectionniste).
Mais aussi pour son travail. En ce moment, elle est dans ses retranchements à cause d'un nouveau poste crucial pour son avenir. Très déstabilisée, elle a énormément besoin d'être rassurée en permanence sur sa propre compétence.Elle s'investit donc à fond dans cette voie, délaissant le reste.

Et le reste c'est pour ma pomme.
Le quotidien de la maison, l'école du fiston et ses devoirs, mon travail, les debriefings de l'épouse, la demi-heure de massage quotidienne à cause de sa sciatique, le petit coup de cric a son moral tout les deux jours...
Englué le Dom. Et l'amour dans tout ça ?
Il est dans le pré, va courir après bonheur dans les herbes folles. :fou:

J'ai fait ce constat chez ma psy : Je suis dépendant affectif !
Et je le revendique, au même titre que j'ai besoin d'eau pour vivre, j'ai également besoin d'amour, d'affection. Un moyen pour moi de combattre de manière efficace et préventive un retour de dépression ! Si je me sens aimé, je me sens plus fort. C'est con à dire mais c'est la vérité, pourquoi la nier.
Je peut m'en passer cependant, je ne mourrait pas dans l'instant. Mais je ne vais pas y trouver d'épanouissement personnel, et je vais dépérir.
Ou alors, je me forge une carapace suffisamment solide pour résister à tout ça, et je vais devenir un gros connard. Puisque je vais devoir mettre de coté mes états d'âmes, mes sentiments, je vais aussi avoir tendance à moins vouloir donner. C'est prévisible. Pas inévitable, mais probable à terme puisque je dois me satisfaire de moins recevoir.

Comment faire alors pour éviter ces extrêmes : dépressif ou apathique?
C'est dorénavant l'exercice dans lequel je dois me lancer, si je veut pouvoir sauver je ne sait plus trop quoi qui n'existe pour ainsi dire plus.
En ai-je envie ? Dans l'instant, pas tellement je dois dire...
Comme dirait Ricochette, faire le caméléon, s'adapter a son environnement.
C'est probablement une question de survie même dans ce climat.


Je viens de me relire, je suis désolé de vous donner autant de fatras à lire.
Je n'ai probablement même pas ma place sur ce forum, le cas que j'évoque relève plus d'une pathologie médicale que d'un constat d'adultère...
Une personne du site m'avait conseillé de me rapprocher de l'UNAFAM, association d'aide aux famille accompagnant une personne atteinte de ce genre de troubles psy. J'ai essayé de les joindre sans succès, et mon mail n'a pas reçu de réponse depuis maintenant plus de trois semaines...
Encore loupé de ce coté-ci pour l'instant. De toutes façons, il n'y pas d'espoir de guérison, alors je vais faire avec, et puis voilà.

Je passe moins sur le forum, j'ai moins de temps d'abord, et ensuite je dois un peu me cacher de mon épouse pour écrire. Avec ses problèmes, si elle voit le genre de questions que je me pose pour essayer de les résoudre,dans l'état d'esprit ou elle se trouve en ce moment, et que j'en parle sur un forum « en plus », je peut faire un joli trou pour enterrer le calumet de la paix !
Sans Prétention a écrit :Une fois les jalons posés, tu sauras si t'es un colibri ou un canadair.
Je sais: un colibri au manche d'un canadair... en flamme! :lol:


Bon, ben voilà, ça ira mieux l'an prochain, vraisemblablement.

Bon courage à vous


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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Sans Prétention » jeu. 10 sept. 2015 08:52

Bien le bonjour Dom.

Difficile de s'attraper aussi facilement qu'en une époque passée : le traintrain a repris ses droits...
Dom3 a écrit : Rien de bien transcendant, si ce n'est un rendez vous chez ma psy, ou je lui ai parlé de la femme que j'aime pendant une heure... :pleure:
Moi, j'ai parlé à une éventuelle "planche de sauvetage" de ma femme pendant plus qu'une heure. Je reposterai sur mon compte. J'ai besoin de faire AUSSI ce dépôt là. Hors sujet. J'arrête.
Dom3 a écrit :Elle m'a posé des questions sur son comportement, ses perceptions, ses réactions, pour finalement arriver à la conclusion qu'elle était...paranoïaque. Je le savais déjà, mais je ne savais pas tout les sujets que ça pouvaient affecter, et ils sont assez nombreux. C'est une sorte de réaction en cascade, un problème en conditionnant un autre qui lui même...
Est-ce au point que, dans sa logique, elle pourrait t'envisager comme son ennemi, étant donné que tu es "contre" le kabab dont elle se sert pendant ses nuits désespérées ?
Dom3 a écrit :Elle pense également que son psy ne fait pas du mauvais travail avec elle.
Ah ouais ? Sur quelle base repose son analyse ?
Dom3 a écrit :Et qu'elle aura probablement besoin d'un suivi psy régulier toute sa vie.
Et qu'elle n'en guérira jamais, contrairement à ce que je m'imaginais.
Ah... c'est ça la base ? :? Comme elle guérira pas, de toutes façons, le psy est bon... :kelkon: Je connais le discours... :bonk:
Dom3 a écrit :
Sans Prétention a écrit : C'est clairement parasitaire comme relation. Je dis ça comme ça, sans malice aucune...
Oui, clairement, on est bien d'accord. C'est temporaire, une sorte de "passage obligé".
Bé non... finalement, c'est définitif...
Dom3 a écrit :Que ce n'est pas une « simple névrose » qui se soigne, comme une dépression par exemple ou le malade est conscient de sa maladie et travaille dessus dans le but d'en guérir.
Mais bien une « psychose » qui est d'autant plus difficile à soigner que le malade estime tout simplement qu'il n'est pas malade.
10 mars 2015 (sur mon post):
Sans Prétention a écrit :Pour ma part, j'ai des milliers de casseroles mais, en tant que résilient (oui, je l'affirme, mon histoire difficile et sa transformation en réussite professionnelle le prouve), je n'ai jamais fait porter mon gros sac noir à ma femme. L'inverse n'est pas vrai, vu que dans son esprit, elle n'avait pas de sac noir.
Psychose également pour madame SP. Mais en version "light".

Névrose : moi + surmoi (la "loi") alliés contre le "ça" (univers pulsionnel). Les névrosés pathologiques peuvent être dangereux : avec un "ça" bien ligoté, on fabrique des petits nasillons de la pensée. Plus "sainement", ça donne un SP qui comprime ses envies, son être entier, au service de sa famille et de sa belle-famille avec comme retour... Ben... Une inscription sur un site de cocus.
Psychose : moi + "ça" alliés contre le surmoi. Je te dis pas le bordel dans la tête de ceux qui veulent "faire la peau" aux conventions sociales (et par la même occasion à l'écrasant système parentale étouffant). Chez madame SP, ça donne une femme "ouverte" à toutes sortes d'effractions affectives (amant pendant la grossesse, amant dans le lit conjugal, plan à trois, coucher avec des inconnus...) Pas mal. J'aurais préféré que sa "rebellion" s'exprime dans des domaines sociaux ou artistiques comme moi. Mais bon, je suis pas pour brusquer les choses alors...

Je répète le problème : c'est pas le fait qu'elle "couche" ailleurs. C'est le fait de "coucher" ailleurs alors que son projet de vie de base n'est pas celui là. Il y avait des bugs dans la programmation maintenant identifiés. Sais pas s'ils sont résolus. M'étonnerait...
Dom3 a écrit :elle ne s'estime pas malade.
Ma femme n'est pas "malade" au sens médical du terme bien sûr. Mais il y a toutes sortes d'anormalités que sa famille m'a imposés qui ont fini par grignoter mon espace rationnel. Le cerveau, une fois bien attaqué et à moitié fonctionnant, a fini par accepter l'inacceptable. J'ai subi une forme de kidnapping de moi-même, disant oui à tout. Tout simplement.
Avec un tel traitement, on comprend combien l'ignorance de la souffrance des autres est une règle à ne pas enfreindre dans ce milieu familial devenu trop toxique pour moi. Bref. Le parallèle avec mon histoire n'est pas innocent : ta femme n'est pas malade, mamie gâteau a tout bien fait, papy n'a pas de problème non plus... C'est TOI le dépressif. Ouais... En réalité, tout le système est à revoir, comme pour chez moi. J'ai commencé par là : j'ai bien fait.

27 mars 2015, sur mon post :
Sans Prétention a écrit :Je te laisse :

Je te laisse à l’illusion de la perfection parentale. Elle te travaille au corps et paralyse jusqu’à tes émotions les plus intimes. Tu ne la vaincras jamais et par conséquent ton autonomie continuera à se débattre dans les parenthèses du néant. Et tu t’accrocheras sans cesse à des hommes, fille sans père, qui confond pairs masculins et amants. Sans fin. Sans faim. Donnant, mendiant, peut-être de l’amour. Dévorant sans doute des corps. Aucun de tes amants eux-mêmes infidèles n’avaient rien à te proposer. Et cela te seyait.
Dom3 a écrit :Au fur et à mesure des explications de ma psy, je me rendais compte que cette situation est présente depuis fort longtemps, et que je n'en avait pas réalisé l'ampleur.
8 mai 2015 sur ton post :
Sans Prétention a écrit :
Dom3 a écrit : Le conjoint qui devient invisible, parce qu'on ne le regarde plus. Plus comme avant.
Du coup, on ne voit pas arriver les signes.
Ben si : tu as fait une dépression. Alors que tu n'aies pas voulu voir les choses en face, c'est un fait mais ton inconscient, lui, était bel et bien lucide...
Ca c'est la période 0.
Dom3 a écrit :Elle a un gros vide affectif de cette période clé de 0/5 ans. Ce vide se traduit dans son esprit par l’inexistence. En retournant vers sa mère, elle cherche à exister, dans la souffrance et la douleur, mais une victime est une personne, donc existe !
Ca s'appelle le "vide matriciel". C'est une théorie parmi d'autres. Mais les symptômes collent tellement à tous points de vue, qu'à un moment, il faut appeler un chat... Un chat.
27 juillet :
Sans Prétention a écrit :Je sais que la lecture de ce lien va t'intéresser.

http://www.numilog.com/extrait/extrait. ... vre=142454
Dom3 a écrit : il est donc préférable pour elle que sa mère continue ainsi.
(...)
Il est préférable que mon épouse existe dans la négation que de disparaître dans une réparation impossible. :bonk:
Suis pas sûr...
Dom3 a écrit : Pour ma femme, rien de pire que l'ignorance, elle a cet impératif besoin d'exister, donc si cette personne n'est pas une amie, c'est une ennemie. Elle existe, une ennemie n'est pas neutre.
Question un peu lourde : est-ce que tu penses pas que tu deviens son "ennemi" conjugal quelque part lorsque tu sembles la "repousser" ?
Je sais, je fais une fixette, mais ça m'apparaît de plus en plus probable qu'elle fait de ses "kebabs" ses alliés un peu "contre" toi, puisque, d'une certaine manière, tu "rejettes" ses avances... Pour moi c'est pas un détail : ça revient comme une récurrence; entre les massages, les appels à la virilité et tout le reste...
Dom3 a écrit :Ajouter une touche de jalousie à mon encontre parce que je fait partie de cette fratrie et voilà, tous les ingrédients sont réunis.
Madame a été jalouse de ma "réussite". S'est sentie délaissée également. Heureusement, sandwich était là !!! Quel homme ! Quelles qualités humaines !!! Hommage à tous les cocufieurs de la planète qui n'ont "pas l'impression" de tromper leurs conjoints.
Dom3 a écrit :Ses kebabs ? Même mode d'emploi, le besoin d'exister. Ce n'est pas de l'amour, mais peu importe finalement du moment qu'elle a l'impression d'exister. :boire2:
27 mars 2015 :
Sans Prétention a écrit :Ce que je te rends :

Tes incertitudes. J’ai attendu ce que je pensais être un minimum, qui s’appelle « engagement », mais cela te coûte de n’aimer qu’une personne ou, pour être plus précis, puisque tu te donnes aux désirs des autres, cela te coûte de ne pas avoir la certitude d’être aimée de tous. Maladivement.
Je sais que ma femme n'est ni parano, ni schyzo (encore que par certains côtés...) mais le même vide (rapport à la mère) semble provoquer les mêmes angoisses... Bizarre ça... :doute:
Dom3 a écrit :Du coup, et moi dans tout ça ? Pas simple le rôle d'un époux dans ce terrain miné et broussailleux.
Terrain miné ? Ca mine !
Pour ma part, j'ai décidé de tout faire sauter. C'était pas méchant. Juste une réinitialisation du "système de défense" du pays agresseur. Je connais les plans par coeur maintenant et le moyen de neutraliser les missiles. Je n'ai toujours pas le courage de jouer aux vengeurs, ça ne me correspond pas, mais j'ai le dossier "secret défense" en main. Le site en fait partie. Ca me donne un peu de respiration. Je pense pas en faire mauvais usage.
Dom3 a écrit :Jusque là, je dois avouer que j'ai plutôt subi sans comprendre réellement. Et le constat est même assez amer tant je me rend compte depuis combien de temps.
Je me posais la question de savoir pourquoi, malgré le travail psy que j'avais effectué pour faire disparaître de mon esprit les causes de cette dépression, elle revenait avec autant de facilité et d'impact.
C'est bien que tu aies avancé sur ce dossier. Je reste à penser qu'il y avait un fond, un penchant "naturel" qui s'est comprimé pendant un temps pour exploser maintenant. Faut arrêter de penser que "si ça allait bien, ça n'irait pas si mal". Parce que rien ne va jamais bien dans la vie. En revanche, oui, nous pouvons faire en sorte de dépasser tout ça pour ne pas être "si mal". Ce que je veux dire c'est que peut-être n'as-tu pas vu certains "détails" concernant sa propension à utiliser des kebabs pour nourrir son âme en perdition affective mais, c'était là. Sous une autre forme. Mais bien là. Dès le départ. Je me trompe peut-être. Je connais pas ta femme. Je ne connais que des généralités...
Dom3 a écrit :En ce moment, elle est dans ses retranchements à cause d'un nouveau poste crucial pour son avenir. Très déstabilisée, elle a énormément besoin d'être rassurée en permanence sur sa propre compétence.Elle s'investit donc à fond dans cette voie, délaissant le reste.

Et le reste c'est pour ma pomme.
Curieux qu'elle arrive à "équilibrer" le domaine professionnel sans pourvoir le faire dans sa vie avec toi. Je sais : elle est malade. Pour ce qu'elle veut. Ca renforce mon impression de "déjà là", cette fuite par la vidéosexaddiction...
Dom3 a écrit :J'ai fait ce constat chez ma psy : Je suis dépendant affectif !
Et je le revendique, au même titre que j'ai besoin d'eau pour vivre, j'ai également besoin d'amour, d'affection. Un moyen pour moi de combattre de manière efficace et préventive un retour de dépression ! Si je me sens aimé, je me sens plus fort. C'est con à dire mais c'est la vérité, pourquoi la nier.
Etre dépendant affectif n'est pas une tare en soi. Les cocufieurs le sont d'ailleurs tout autant que nous sinon ils quitteraient !!! Le souci c'est que de cette dépendance, le cocufieur tire une loi implicite : j'ai le droit de... parce que je suis pas bien. Et toi ferme ta gueule ! C'est ce putain de déséquilibre qui décroche le coeur de la poitrine.

Dépendant affectif n'est pas une maladie quand on la partage. C'est pareil pour le libertinage. Le couple est d'accord, personne ne souffre. Idem pour les homos : la condition de leur bonheur est que les deux soient des hommes. Dans ton couple, dans le couple de tous les cocus du site, il y a un os : aucun accord n'a été donné, il n'y a eu aucune concertation de quelque sorte. Que veut dire alors être en "couple" ? Moi, j'ai l'impression d'avoir été violé (par la présence d'un sandwich dans mon lit), trahi (mensonges en tous genres) et dépossédé de ma vie (car en jouant au poker menteur avec une préparation des cartes dans mon dos, je pouvais jouer comment ? Sans compter l'effraction symbolique et consentie d'un sandwich en milieu de conception qui m'aurait supprimé mon statut de père biologique...)

Anecdote : on a fini par dire aux gamins que "papa et maman" avaient un problème. La petite me voit enfermé dans mon bureau, peu présent, et pense que j'ai envie de partir en délaissant leur mère (qui m'avait quand même proposé un contrat du type : "Tu viens me baiser le weekend et on vit séparés" :sad: ).
Aux yeux du monde de la surface, j'ai ce qu'on peut appeler le comportement parfait du mec con ! :bonk:
La réalité c'est que quand je reste un peu trop longtemps avec mes petits, que je fais la cuisine (et je me démerde super bien, dixit mes enfants), que je m'occupe d'eux, j'ai les larmes qui me montent aux yeux.
Après trois solutions :
1) j'ai envie de tout balancer, de péter des assiettes et des verres
2) j'ai envie de partir.
3) J'ai envie de m'effondrer sur le sol de la cuisine, lieu ô combien symbolique (c'est là où je n'ai pas suffisamment été d'après madame SP; là aussi où j'ai pris un couteau pour la première fois pour pas couper des oignons...)

Alors, pour éviter le drame, je reste dans mon bureau et je lis. Entre ce que mes enfants perçoivent de moi et la réalité, ça te fracasse une gueule à coups de batte !!! Bref...
Dom3 a écrit :Je peut m'en passer cependant, je ne mourrait pas dans l'instant. Mais je ne vais pas y trouver d'épanouissement personnel, et je vais dépérir.
Ou alors, je me forge une carapace suffisamment solide pour résister à tout ça, et je vais devenir un gros connard. Puisque je vais devoir mettre de coté mes états d'âmes, mes sentiments, je vais aussi avoir tendance à moins vouloir donner. C'est prévisible. Pas inévitable, mais probable à terme puisque je dois me satisfaire de moins recevoir.
Je te comprends.
Dom3 a écrit :Comment faire alors pour éviter ces extrêmes : dépressif ou apathique?
C'est dorénavant l'exercice dans lequel je dois me lancer, si je veut pouvoir sauver je ne sait plus trop quoi qui n'existe pour ainsi dire plus.
En ai-je envie ? Dans l'instant, pas tellement je dois dire...
Comme dirait Ricochette, faire le caméléon, s'adapter a son environnement.
C'est probablement une question de survie même dans ce climat.
Oui, et viendra une autre phase. Qui prendra le temps qu'elle prendra. Mais je sens qu'il se passe quelque chose. Du mois dans ma vie.
Dom3 a écrit :Je viens de me relire, je suis désolé de vous donner autant de fatras à lire.
Je te bats à plates coutures petit joueur ! :lol:
Dom3 a écrit :Je n'ai probablement même pas ma place sur ce forum, le cas que j'évoque relève plus d'une pathologie médicale que d'un constat d'adultère...
Je sais pas... Je pense que par analogie, on retrouve pas mal de récurrences. Les comportements déviants s'inscrivent dans une logique qui a des racines communes bien qu'exprimées de manière diversifiée de part l'histoire de chacun. Pour ma part, je suis content que tu partages ici. :jap:
Dom3 a écrit :Je passe moins sur le forum, j'ai moins de temps d'abord, et ensuite je dois un peu me cacher de mon épouse pour écrire. Avec ses problèmes, si elle voit le genre de questions que je me pose pour essayer de les résoudre,dans l'état d'esprit ou elle se trouve en ce moment, et que j'en parle sur un forum « en plus », je peut faire un joli trou pour enterrer le calumet de la paix !
Certes. Lui montrer notre planque n'était pas trop une bonne idée... Mais bon. Ce qui est fait...
Sans Prétention a écrit :Une fois les jalons posés, tu sauras si t'es un colibri ou un canadair.
Alors, tu te sens l'âme du gros zoiseau ? :D
Dom3 a écrit :Bon courage à vous
Idem pour toi Dom. A toute.


Voler, c'est quand on a trouvé un objet qui a pas encore été perdu...

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Dom3
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Dom3 » jeu. 17 sept. 2015 22:38

Bonsoir à toi aussi SP,

désolé de n'avoir pu te répondre plus tôt...
Sans Pretentention a écrit :
Dom3 a écrit :Elle m'a posé des questions sur son comportement, ses perceptions, ses réactions, pour finalement arriver à la conclusion qu'elle était...paranoïaque. Je le savais déjà, mais je ne savais pas tout les sujets que ça pouvaient affecter, et ils sont assez nombreux. C'est une sorte de réaction en cascade, un problème en conditionnant un autre qui lui même...
Est-ce au point que, dans sa logique, elle pourrait t'envisager comme son ennemi, étant donné que tu es "contre" le kabab dont elle se sert pendant ses nuits désespérées ?
Je n'ai pas été à proprement parler contre les kebabs, mais plutôt désappointé que mon épouse s'abaisse à cette solution qui n'en est pas une. Un miroir aux alouettes au plus. J'ai été déçu par sa capacité de détachement de notre couple, comme si elle vivait "au dehors" de nous.
Je m'imaginais bien qu'elle ne pratiquait pas cet ailleurs parce qu’elle allait bien, mais au contraire parce qu'il y avait un problème. Au départ j'ai pensé que ça venait de nous et de moi surtout.
Mais ce que je considérais comme un problème était en fait bien loin d'être LE problème!
La conséquence, mais pas la cause. Et si j'ai focalisé à une époque sur cette conséquence en lui demandant de cesser ses jeux érotiques, j'ai compris maintenant que si elle a continué cet été, j'en suis en partie responsable. Je lui ai mis beaucoup de pression, sa mère aussi, elle ne pouvait décemment pas aller mieux.
Je vais même plus loin: sachant ce mal dont elle souffre maintenant, je me dis qu'elle a un bon instinct de survie, parce que malgré la situation tendue que je lui ai fait subir en quelque sorte, elle aurait pu perdre pied carrément. En étant seule avec mon fils alors, je n'ose même pas imaginer ce qu'il aurait pu advenir...
Je suis beaucoup plus prudent maintenant, j'ai plus de recul, je ne focalise plus sur "ça". Elle n'ira rechercher ce type de plaisir à nouveau que quand ça ira mal, j'en suis persuadé à présent. Je lui ai même dit que ce n'était pas bien grave si elle continuait, je m'en fou en fait. Le problème n'est pas là.

Donc, non, je ne crois pas qu'elle me prenne pour son ennemi.
Je crois de plus qu'elle a la certitude que je suis son pilier, inconsciemment. Quand je lui ai proposée de me quitter en Juin, elle a déclinée l'offre sous des prétextes plus ou moins bidons, me sentant prêt à aller jusqu'à la séparation au moment. C'est malheureusement la triste réalité pour elle, mais elle préférera rester avec moi, même si je lui en fait voir, que me quitter.
Depuis qu'elle me sent de nouveau "fort", au moins à ses yeux, elle est moins tendue, c'est palpable. La constance de mes sentiments à son encontre n'y est pas pour rien je pense. Mon refus de céder à la colère ou à baisser les bras, tout en continuant à donner, sont des signes qu'elle n'a pas pu ne pas remarquer.

Un jour ou elle allait plutôt mieux, elle m'a dit spontanément: "Merci d'être là chéri. Je t'aime!"
C'était un matin, hors "effet médocs", c'est un signe fort.
Donc voilà, je donne, je continue, tant que j'aurais des retours de la sorte, c'est encourageant pour moi. Signe que la quiétude peut revenir.
La confiance aussi.
Sans Pretentention a écrit :
Dom3 a écrit :Elle pense également que son psy ne fait pas du mauvais travail avec elle.
Ah ouais ? Sur quelle base repose son analyse ?
Sans Pretentention a écrit : Névrose : moi + surmoi (la "loi") alliés contre le "ça" (univers pulsionnel).
.../...
Psychose : moi + "ça" alliés contre le surmoi.
Le trouble paranoïaque ne disparaîtra pas. Il ne peut pas disparaître tout seul, et vu qu'elle ne s'estime pas atteinte de cette pathologie, ne se soignera pas.
Il faut donc faire "avec" ce dont elle ne peut se débarrasser.
Son psy l'aide actuellement à chasser ses peurs immédiates, la réconforter et lui redonner confiance en elle. D’où l'image flatteuse qu'elle en a, puisqu'il l'aide. C'est un allié pour moi finalement, je n'ai pas à faire ce qu'il fait du coup.
Je ne suis pas psy, il s'y prendra forcément mieux que moi dans ce genre de situation.

L'avantage et la force relative de notre couple maintenant, c'est que je sait! Et je suis conscient de ce déséquilibre. Je peut donc faire tout mon possible pour enrayer de nouvelles crises, ou du moins essayer d'en minimiser l'impact. C'est ce à quoi je m'emploie. Si elle a de nouveau cette confiance en moi de manière durable, la situation ne peut que s'améliorer, je serait de nouveau son "pilier".
Je dois juste adopter le bon rythme, être à l'écoute et temporiser quand le besoin se fait sentir.
Que des choses que je pense pouvoir faire, donc tout est possible.

Sans Pretentention a écrit :
Dom3 a écrit :il est donc préférable pour elle que sa mère continue ainsi.
(...)
Il est préférable que mon épouse existe dans la négation que de disparaître dans une réparation impossible. :bonk:
Suis pas sûr...
Je parle de la relation qu'elle a avec sa mère.
Qui la considère comme un "nid à problèmes depuis sa naissance" dixit ses propres paroles...
Ma mère me sortirait un truc comme ça un jour, elle ne me reverrait pas de sitôt!
Pour ma femme, non. C'est comme un aimant, elle est attirée inéluctablement dans cette hypothétique recherche de reconnaissance. Qui, même si elle avait lieu, ne comblerai jamais ce vide et ne résoudrait donc encore pas son problème. De plus, cette "reconnaissance de dette" ne sera jamais signée par jolie-maman, c'est évident.

Mais je saisis bien ton allusion:
Sans Pretentention a écrit : Ma femme n'est pas "malade" au sens médical du terme bien sûr. Mais il y a toutes sortes d'anormalités que sa famille m'a imposés qui ont fini par grignoter mon espace rationnel. Le cerveau, une fois bien attaqué et à moitié fonctionnant, a fini par accepter l'inacceptable. J'ai subi une forme de kidnapping de moi-même, disant oui à tout. Tout simplement.
Avec un tel traitement, on comprend combien l'ignorance de la souffrance des autres est une règle à ne pas enfreindre dans ce milieu familial devenu trop toxique pour moi. Bref. Le parallèle avec mon histoire n'est pas innocent : ta femme n'est pas malade, mamie gâteau a tout bien fait, papy n'a pas de problème non plus... C'est TOI le dépressif. Ouais... En réalité, tout le système est à revoir, comme pour chez moi. J'ai commencé par là : j'ai bien fait.
C'est effectivement tentant d'expliquer à ma belle-mère le principe de fonctionnement parental, pour que ma femme puisse tenter d'obtenir une explication, voire un soupçon de reconnaissance et peut-être même des regrets. Quoique, tout ça fait déjà une belle liste.
Mais ce n'est pas ça qui me retiens. Si je voulais, je pourrais, tout au moins essayer...

J'ai plus de doutes sur la manière dont mon épouse pourrait prendre la chose. Il ne faut pas oublier que sa perception des événements et leurs interprétation est faussée.
Il y a pleins de scénarios possibles, dont un qui ferait plus de mal que de bien à mon épouse, c'est qu'elle perçoive ma démarche comme une intrusion dans sa relation avec sa mère.
En tant qu'enfant rejetée, elle existe, et d'autant plus que le déni est puissant. La colère est un sentiment, et dans le cas présent, il serait plutôt à 4 sur l'échelle de Richter: les murs tremblent, mais pas de fissure en vue.
Ma femme existe puisqu'elle est rejetée. On ne peut rejeter le néant. C'est plutôt "tordu" comme raisonnement mais c'est SA façon d'aborder cette relation avec sa mère.
Qu'en adviendrait-il si jamais j'arrivais à convaincre jouliemaman de faire "amende honorable"?
Comme une cocuffieuse, elle aurait alors du mal à l'admettre, et le sentiment d'affection qu'elle porterai alors à sa fille ne serait probablement pas aussi fort que la puissance de son refus. Et ma femme qui est avide de sentiments vis-à-vis de sa mère risquerait alors de me reprocher cette diminution.

Pure supposition, parmi tant d'autres, mais juste pour tenter d'expliquer que les revirements de situations peuvent être forts nombreux, et que je ne suis pas sûr que les conséquences en terme de bénéfice vaillent la peine d'en prendre le risque. D'autant qu'au départ, il n'y a pas une simple erreur de communication, mais bel et bien une profonde prise de conscience de la part de ces deux femmes. L'une ne reconnaît pas être responsable de ce trou béant, et l'autre qu'il ne sera de toutes façons jamais comblé.

La plus simple des solution serait que mon épouse fasse le deuil de cette période de manière définitive.
Oui mais voilà, autant sur le papier ça paraît simple, autant dans la vie ça ne l'est pas du tout.
Ce "vide matriciel" est à l'origine de sa paranoïa, et elle ne soigne pas cette maladie car elle ne se perçoit pas comme étant paranoïaque!
Elle prend des traitements à foutre un mammouth dans le coma pendant une semaine, mais non, elle n'est pas malade!
Elle a un cumul de deux ou trois séjours en hôpital psy mais non, ça devait être pour une angine.

J'arrête la liste, ça me déprime...

Enfin juste pour dire que non, je ne tenterai pas le coup de la belle-famille. C'est typiquement le genre de situation qui non seulement ne donnera aucuns résultats, mais en plus me reviendra dans le buffet avec la force d'un bulldozer à pleine vitesse.

Tu as fait ce travail SP, tu reconnaît qu'il a été bénéfique et qu'il fallait que ton entourage "nocif" s'assainisse. C'est tout à ton honneur, ce que ta femme t'a fait subir ne t'y encourageait pas tellement. Ta belle-mère non plus.
Mais si nos histoires se ressemblent par de nombreux cotés, il en reste un qui nous différenciera toujours, je le crains, c'est la prise de conscience de nos épouses respectives. Mme SP fait ce qu'elle peut pour se racheter puisqu'elle a réussie à comprendre que son comportement n'était pas bon.
Mme Dom ne le fera pas, pour elle, tout va bien.

J'ai bien tenté une approche de ses "cotés sombres", histoire de lui faire admettre quelques évidences. Mais la force avec laquelle elle repousse et rejette mes arguments est tout simplement ahurissante, disproportionnée, comme si elle se sentait en danger de quelque chose. Et à ce moment là, je suis refoulé dans son esprit au rang de l'ennemi.
Sans Pretentention a écrit : Bé non... finalement, c'est définitif...
J'ai fini par admettre ce que je ne voulais pas voir, probablement. Sa maladie, oui, définitivement définitive.
J’espère juste obtenir des moments de rémission qui nous permettrai de vivre mieux ensemble.
Sans Pretentention a écrit :Question un peu lourde : est-ce que tu penses pas que tu deviens son "ennemi" conjugal quelque part lorsque tu sembles la "repousser" ?
Je sais, je fais une fixette, mais ça m'apparaît de plus en plus probable qu'elle fait de ses "kebabs" ses alliés un peu "contre" toi, puisque, d'une certaine manière, tu "rejettes" ses avances... Pour moi c'est pas un détail : ça revient comme une récurrence; entre les massages, les appels à la virilité et tout le reste...
Réponse un peu lourde : Tu vivrais mon quotidien je crois que la question du sexe te paraîtrai légèrement superflu. Comment veut tu avoir envie de faire l'amour à une femme qui te "rejette" 80% du temps, est indifférente 15% et t'aime 5%.
J'apprends à décoder ses rejets, je commence à savoir lire entre les lignes, mais ils ont malheureusement encore trop d'impact sur moi.
Je suis tout à fait capable, comme tout le monde je pense quand l'ambiance du couple est bonne, de faire l'amour à ma femme même si je n'en ai pas vraiment envie. On connaît tous les effets de la routine, du quotidien, du travail, de la fatigue. C'est humainement normal.
Dans ces conditions, je peut sans soucis. Je ne me "force" pas, c'est un échange, si je ne suis pas en mesure de recevoir ce jour, ce n'est pas bien grave, ce sera pour un autre jour.

Mais quand le couple va mal, qu'elle passe son temps à m'envoyer des flèches enflammées, à manipuler ses doubles contraintes à la con, tout ça pendant que je fait tout mon possible pour la soulager de tout ce que je peut, je t'assures que ça ne donne pas envie.
Même si j'essaie de relativiser...
Quand elle est comme ça, elle ne va pas bien dans sa tête. Comment croire que c'est de l'amour sincère alors même que ce n'en est pas?
Dans cet état, elle ne donne pas, elle prend. Et pour y prendre du plaisir, il faudrait que j'agisse de même, sans m'occuper d'elle? Impossible.
C'est un état d'esprit que je n'ai pas. Je reçois volontiers, mais je ne prends pas.
Il faudrait alors que je m'appelle Eugène, et tromper ma femme avec... mon épouse. Même ça je ne peut pas.
T'imagines avec une autre? Même pas en rêve!

Et le pire du pire, c'est qu'elle ne se rend pas compte que ce n'est pas son comportement "normal", mais son système de défense en quelques sortes.
Tout ça n'est pas bien important tant que ça reste temporaire et que la situation évolue. La sexualité n'est qu'une partie du couple.
La cerise sur le gâteau. Pour ça, il faut commencer par (re)faire le gâteau.

Le 17 Août
Sans Pretentention a écrit :
Dom3 a écrit : Si elle me propose du sexe glauque, je n'ai pas ça en rayon, je ne peux pas donner.
Définition à géométrie variable. C'est cette variabilité qu'il me semble devoir interroger. Tu me sembles bien droit dans tes bottes sur la question et c'est certainement ce qui force le respect :jap:
Le respect, gardes le pour mon "surmoi": ancien demi de mêlée reconverti en videur de boîte de nuit, t'as pas envie de varier la géométrie!
Surtout qu'il est resté potes avec ses copains de rugby!
Par contre, tu peut te moquer ouvertement de mon "moi" qui n'est même pas fichu de me sortir de cette dépression de manière honorable...
Sans Pretentention a écrit : C'est bien que tu aies avancé sur ce dossier. Je reste à penser qu'il y avait un fond, un penchant "naturel" qui s'est comprimé pendant un temps pour exploser maintenant. Faut arrêter de penser que "si ça allait bien, ça n'irait pas si mal". Parce que rien ne va jamais bien dans la vie. En revanche, oui, nous pouvons faire en sorte de dépasser tout ça pour ne pas être "si mal". Ce que je veux dire c'est que peut-être n'as-tu pas vu certains "détails" concernant sa propension à utiliser des kebabs pour nourrir son âme en perdition affective mais, c'était là. Sous une autre forme. Mais bien là. Dès le départ. Je me trompe peut-être. Je connais pas ta femme. Je ne connais que des généralités...
C'était forcément là, quelque part, sous une forme que je n'aie pas vue. Ou pas voulu voir, probablement. Elle était déjà parano quand je l'ai rencontrée, je n'en prends conscience que maintenant. Je suis un peu lent de l'encéphale visiblement.
Sans Pretentention a écrit :Curieux qu'elle arrive à "équilibrer" le domaine professionnel sans pourvoir le faire dans sa vie avec toi. Je sais : elle est malade. Pour ce qu'elle veut. Ca renforce mon impression de "déjà là", cette fuite par la vidéosexaddiction...
"Equilibrer" son domaine professionnel...Comment dire?
Elle est en reconversion professionnelle en ce moment. En 4 ans, elle a fait 8 postes différents, et n'a pour l'instant pas eu un seul rapport élogieux...
A chaque fois un conflit avec une personne est à l'origine de son changement de poste. Elle tient parce que je la soutient à chaque fois. Combien de fois elle rentre à la maison en disant: "j'en ai marre je ne veut plus y aller, unetelle m'a dit ça, ou untel m'en veut..."
Et le Dom, ben il écoute, il répare et ça remarche. Le lendemain, elle repart, tenant à peu près debout.
Elle s'est arrêtée une période, en "longue maladie", trois ans. C'était pire, elle déprimait de ne voir personne chez nous...va comprendre.

Ce qu'il y a de plus "équilibré" dans sa vie, c'est bel et bien notre vie de couple. Ça laisse perplexe.
Et ce n'est pas "pour ce qu'elle veut", elle subit. Tu n'as même pas idée à quel point tellement c'est puissant ce truc.

La "vidéoseaddiction", je met juste un bémol, si tu me permet, je ne voit pas ça comme une addiction. Elle n'est pas dépendante de ça. C'est une conséquence de sa maladie qui la pousse dans cette "bulle semi virtuelle" . C'est épisodique, elle peut rester plusieurs semaines sans aller dans sa bulle. Elle n'a pas repris contact avec eux depuis qu'elle est revenue de vacances à priori.
Signe qu'elle va moins mal...

Sans Pretentention a écrit :
Dom3 a écrit : Je n'ai probablement même pas ma place sur ce forum, le cas que j'évoque relève plus d'une pathologie médicale que d'un constat d'adultère...
Je sais pas... Je pense que par analogie, on retrouve pas mal de récurrences. Les comportements déviants s'inscrivent dans une logique qui a des racines communes bien qu'exprimées de manière diversifiée de part l'histoire de chacun. Pour ma part, je suis content que tu partages ici. :jap:
Et moi donc! J'ai énormément progressé grâce à vous, et surtout grâce à toi SP. Je te remercie d'ailleurs publiquement au passage de m'avoir répondu avec autant d'assiduité, de perspicacité, d'analyse, et de lucidité. Tes réponses sont toujours étayées et je te remercie de la patience dont tu as su faire preuve à mon égard.
Je n'en rajoute pas plus, après il y en a qui vont croire que je vire homo. :lol:

C'est juste que même si il y a des similitudes comportementales et souvent aussi des traumas cachés chez les cocufieurs, mon histoire est plus liée à la maladie finalement qu'à la tromperie en elle-même. :doute:

Sans Pretentention a écrit :Certes. Lui montrer notre planque n'était pas trop une bonne idée... Mais bon. Ce qui est fait...
Oui, c'est sûr, une évidence qui prouve encore une fois combien j'étais à l'ouest....
Bizarrement, elle ne l'a pas pris contre elle, elle n'est jamais repassée voir. Je n'ai même pas besoin de keylogger, si jamais elle repassait un jour, je crois que je ne mettrais pas longtemps à être au courant.
Encore une conséquence de son état: peu tournée vers les autres.
De toutes façons j'ai discrètement bloqué le site sur ses moyens d'accès, c'est plus prudent.
Sans Pretentention a écrit : Alors, tu te sens l'âme du gros zoiseau ? :D
Je ne te cache pas que je me satisferait volontiers de "ma part"...
Aider mon épouse à franchir ce que j’espère encore n'être qu'une période de crise tout en luttant contre le retour de cette fichue dépression est très consommateur d'énergie et de matière grise. Substance que je ne possède pas en abondance qui plus est...
Mais je ne dois pas baisser les bras, c'est une chose acquise. Je sais que ça finira par nous être bénéfique si je tiens le coup jusque là.

On a une chance inouïe dans tout ça, on est vivants!

Pour combien de temps cependant? J'ai une tumeur au poumon (non cancéreuse) confirmée par scanner. Et je n'arrive pas à me résoudre à arrêter de fumer. C'est ballot, hein?
Mon toubib m'a dit que je n'en avais que pour 10 ans avant d'être sous assistance respiratoire.
D'ici là, mon fils aura 18 ans, il pourra faire sa vie...

C'est con la dépression, ça pousse à faire des trucs nul.

Je ne vous dis pas encore une fois que je suis désolé pour le pavé, vous commencez à avoir l'habitude.


Bon courage à vous


Dans la vie, fais confiance à ceux qui peuvent voir ces trois choses: ta peine derrière ton sourire, ton amour à travers ta colère et la raison de ton silence.

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Sans Prétention
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Re: Aveuglé par la nuit...

Message par Sans Prétention » dim. 20 sept. 2015 16:15

Dom3 a écrit :Dans cet état, elle ne donne pas, elle prend.

Dom3 a écrit : C'est un état d'esprit que je n'ai pas. Je reçois volontiers, mais je ne prends pas.


:sad:


Voler, c'est quand on a trouvé un objet qui a pas encore été perdu...

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