Détruit...

La découverte de l’infidélité est une expérience traumatique. Il est souvent difficile d’être objectif lorsque nous traversons des situations déstabilisantes. Parlons en sans complexe.

Modérateur : Sans Prétention

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Sans Prétention
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Re: Détruit...

Message par Sans Prétention »

Situation ubuesque dont il n'est pas question ici : comme énoncé plus haut, la tri ne tourne pas autour du couple.

Il y a bien un soin conjugal pour le couple mais le suivi individuel est connecté à la souffrance éprouvée- malheureusement liée à l'événement sans toutefois en être le centre : on peut en effet suivre une thérapie personnelle parce qu'on souffre, surtout quand on connaît un épisode dépressif sans forcément avoir été trompé...- ou aux traumas non soignés qui resurgissent sur le couple. On pourrait même aller jusqu'à dire que ce ne sont pas des thérapeutes équivalents en termes de spécialités et de soins.

C'est précisément cette erreur là que j'invite à ne pas faire : tout mélanger.

Je confirme également que si le feeling ne passe pas avec le thérapeute, c'est mauvais signe.

Le problème en France est que n'importe quel gus, jusque récemment, pouvait se dire "thérapeute"...
A ma connaissance, la législation actuelle est plus encadrante.

Sinon Lili, je suis sidéré par ton expérience assez exceptionnelle je dois dire en termes de suivi... J'en ai vu des vertes et des pas mûres sur le site mais des comme ça, je suis soufflé... :kelkon:


Voler, c'est quand on a trouvé un objet qui a pas encore été perdu...

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lili223
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Re: Détruit...

Message par lili223 »

Mon approche de la thérapie conjugale témoigne du manque d'arborescence de cette profession et de ses nombreuses lacunes.
Notre inconfort de l'époque n'exigeait pas de thérapie individuelle, on nous a amené à cela, comme un travail incontournable et immédiat.
En conclusion, garder son libre arbitre et se fier ... toujours.... à son feeling avec le ou les soignants.
Ne pas confondre thérapie du couple et travail individuel.
Trouver un professionnel de confiance pour une thérapie individuelle si souffrance ou problématique non résorbable par ses propres actions., Trouver un bon médiateur ou conseiller conjugal pour assainir les problèmes de couple.
Essentiellement au niveau de la communication et de la compréhension des mécanismes du duo et de l'individualité.
Ne pas rester dans des schémas qui ne nous correspondent pas, par manque d'épanouissement ou d'envie, que ce soit dans notre vie de couple, ou dans nos apprentissages.



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Mitsou78
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Re: Détruit...

Message par Mitsou78 »

Sans vouloir polluer le post de souba, cet échange sur les thérapies m’interpelle parce que met à mon avis, en exergue la déficience dont la notre a fait l'objet.
Je m'explique, je n'ai jamais été suffisamment satisfait des conclusions apportées.
Comme tout cocu face à son CF, un transfert de responsabilité et de "fautes" se devaient de mettre systématiquement opposées face à mes questionnements, interrogations ou prise de positions induites par ce manque classique de transparence dont mon esprit cartésien a d'autant besoin pour "avancer"...
Dans ce contexte, par besoin autant de "rassurance" que de reconstruction personnelle j'ai entamé une thérapie personnelle que je qualifierai d’efficiente de par les résultats sur moi même, que par le positionnement de mon interlocutrice à même de clarifier mes positions que de m'amener à des réponses sur mes questionnements.
Ma chère s'est attachée les services d'une autre thérapeute, prétextant au demeurant qu'il y avait séduction de ma part envers la mienne et qu'elle attendait la suite et fin qu'elle entendait deviner...
Sa thérapeute a souhaité me rencontrer me soupçonnant d'être MPN également, cas qu'elle a écarté, et qu'il était normal que sa cliente soit tombée dans les bras et la couche de son prétendant car MPN confirmé lui aussi, donc pas de sa faute, affaire conclue et classée, pas de sa faute...
Indigeste à souhait cette thérapie nous à conduite vers une de couple pour laquelle en schématisant, il convenait de nous remettre rapidement sur un chemin de dialogue et partage, faisant abstraction de ce dont avait besoin mon esprit (cartésien) des réponses claires à mes doutes et questionnements et ouvrant sur un renouveau de complicité. Ce qui m'est su ne me pose plus de problème et s'ouvre à un pardon, ce qui ne l'est pas reste effectivement pleinement là entravant un effet ample de complicité et partage. Il reste en forme de ce travers un arrière goût de prise (passez moi l'expression) pour un con, de préservation d'un jardin secret qui comme souligné par SP, ne se doit pas d'exister dans ce contexte en but de recréer un espace "libre" et ouvert de communication et d'échanges.
Le sentiment que de cette histoire est née une relation nouvelle et différente de par mon propre sentiment et ressentiment à ce manque potentiel d'ouverture.
Il me semble qu'un bon thérapeute ne pouvait asseoir cette envie de recréer du dialogue et apprentissage de l'autre sans en passer par éclairer, éluder, dépasser ces zones de troubles qui résonnent en finalité en moi pour trouver un écho défensif et de déculpabilisation chez ma chère.
Je crois fondamentalement qu'ici quelque chose a été raté et que c'est un des points fondamental à me créer et exister au travers un comportement plus détaché et éloigné des vrais sentiments amoureux, qu'à faire que finalement ni l'un ni l'autre ne réussissons un vrai pas vers l'autre pour aspirer retrouver ce qui nous a uni au départ....
Pour dire que de cette expérience pas raté mais non finalisée, reste ce qui peut être finalement nous a éloigné au fil du temps pour pousser Mme dans les bras d'un autre... Non pas que je pense que cette dernière retombe dans les bras d'un autre, le trauma ayant été également de son coté significatif et ayant laissé des traces conséquentes, qu'une prise de conscience ait vraiment eu lieu..
Tout ceci pour souligner l'importance des dires ci-dessus et pour valider le fait d'éviter tant que possible anti-dépresseur, psychotiques....
Bon courage.


L'amour ne se fait bien que l'après-midi. Onze fois sur dix, l'adultère découle du fait que les époux se fréquentent seulement le soir. F. Dard
Pour une femme adultère, le premier amant seul compte, après ils ne se comptent plus. HF Amiel

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