En miettes, mais j’essaye d’avancer

La découverte de l’infidélité est une expérience traumatique. Il est souvent difficile d’être objectif lorsque nous traversons des situations déstabilisantes. Parlons en sans complexe.

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meihra
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par meihra »

Hello tout le monde,

Je suis pas passée ce weekend, besoin de se recentrer à la maison. Merci pour vos messages.
Sans Prétention a écrit : sam. 6 mars 2021 07:48
C'est quoi tes lignes rouges (tenables j'entends)?
Tu résumes assez bien ce que je ressens (et j'aime bien Mr Concombre t'excuse pas ça m'a fait rire :cocu: )
J'ai besoin (et lui aussi) de temps. Bon on en a pas des masses mais on peut essayer malgré tout. Moi comme je dis je vais me protéger (émotionnellement) un peu plus et lui je lui laisse faire son deuil comme il peut. Et entre ça, on tente de se reconstruire nous, chacun et ensemble.

Mes lignes rouges, comme je disais je crois que ça passe vraiment par l'honnêteté et plus de mensonges.
Bon bien sûr clairement, il se passe quoique ce soit de physique entre eux, pour moi ce sera fini. C'est la ligne non négociable du contrat. Il dit qu'il me choisit, qu'il m'aime encore alors il doit faire en sorte de respecter ceci, quoique cela lui coûte et moi j'accepte pour le moment que ça soit douloureux pour lui et que je n'y peux rien, que pour une fois ce n'est pas à moi d'être là pour ça.

Ceci étant

- Pas de contact donc en dehors de la sphère professionnelle, côté privé (vive la voisine) si on se croise c'est bonjour/aurevoir en public.
Si elle prend contact pour autre chose que le boulot, il doit me le dire. S'il ne le fait pas et que je le découvre, effectivement je passerai par une pause (même si j'imagine mal comment organiser ça actuellement, ni combien de temps j'avoue)

- Donc je disais, je le laisse se sécher les larmes, mais il doit être plus présent/actif? dans notre couple/famille. Si je me secoue les puces et que j'avance malgré la douleur, il doit le faire aussi. On a une famille à s'occuper. Une naissance à préparer. Pour moi notre première deadline c'est la naissance de ce bébé et c'est notre priorité. Que tout soit prêt et qu'elle ait ses parents entièrement disponibles pour elle le moment venu. Ce qui nous donne à peu près 3 mois.

Bon mes lignes rouges ressemblent pas à grand chose je crois :oops:


On a donc vu la thérapeute de couple, c'est pas la même que ma psy c'est certain. J'ai l'impression d'avoir pris un coup de pied au c*l ou un semi remorque sur la tronche. Elle a résumé la situation par bah y'a du boulot.
Plus précisement, elle nous a rappelé que l'urgence c'était ce bébé qui arrivait et qu'on devait tout faire pour la préserver qu'elle ne paye pas plus les pots cassés de la situation.

On va se voir environ 2-3 séances chacun avec elle, et ensuite ensemble. Elle pratique la TCC, donc quelquechose d'assez court dans le temps et auquel il faudra qu'on soit pro actif (surtout en se rappelant deadline bébé en ligne de mire ). Que bien sûr l'issue elle ne garantit rien, ça ne dépendra que de nous mais qu'on était là pour que quelquesoit l'issue ça se passe au mieux. Qu'elle avait vu des couple qu'elles pensaient irréparables, à sa grande surprise s'en sortir et inversement.
On a un peu brossé le tableau, chacun des soucis qu'on pensait avoir, où on voulait aller,(essayer de reconstruire notre couple). Au niveau de l'infidélité, elle a bien dit que cela arrivait toujours (hormis cas pathologies) parce que l'autre manquait de quelquechose (dans le couple, en soi) car sinon on aurait jamais posé les yeux sur quelqu'un d'autre. J'étais "contente" qu'elle le pose, car mon homme lui n'accepte pas trop cette partie là, pour lui on avait des soucis, mais avec elle comme il dit c'était naturel, pas superficiel (sous entendu c'est pas un coup de foudre passionnel, chimique... ). Et que cela arrivait à des moments clefs de la vie, comme une "mauvaise" solution à un problème que l'on ne peut résoudre autrement. Donc typiquement ma grossesse, qu'il persiste à dire que cela n'a rien à voir avec la situation... Mais bon

J'ai quand même l'impression que je m'en suis prise plus dans la tête, sur le fait qu'après lui avoir dit que je lui avais demandé de choisir entre nous deux mais que je ne voulais pas être un choix par défaut, par obligation. Elle m'a sorti qu'à la rigueur ça ne me regardait pas ses raisons, que s'il était avec moi par "obligation" ce serait aussi son droit. Que moi même je fais des choses par obligation sans que cela me paraîsse anormal, ne serait-ce qu'avec nos enfants. Que cela arrivait toujours des moments où l'on aimait moins (ou même plus) l'autre Et que de toute façon ça ne prédisait en rien la suite de notre histoire. Bon moi je sais pas trop comment interprétait ça. Je sais que son choix entre elle et moi, ça incluait forcément la famille que je représentais, mais ça me va pas quand même, après tout sa morale à deux balles à vouloir être là pour moi et bébé il l'a oublié le temps du fricotage enfin bon
La maso que je suis lui a quand même demandé le soir comment il m'aimait moi et comment il l'aimait. Bah il a répondu qu'il m'aimait parce que j'étais moi et qu'il était tombé amoureux d'elle parce que c'était elle. ça m'a vachement avancé tiens :bonk:

Mise à part ça, je lui ai dit que ça me rendait triste, qu'on soit moins proches, surtout le soir, de ne pas arriver à être à l'aise dans les silences comme avant. De ne pas savoir comment l'aborder ou avoir cette impression de distance entre nous. Il m'a dit que pourtant en vrai on était comme ça le soir, pas spécialement à se parler, à regarder un truc à la TV ou son tel ou autre. A côté mais pas forcément ensemble. C'est juste le contexte qui a changé qui fait que je trouve ça différent. Et en fait c'est vrai, on était comme ça, ça ne me convenait d'ailleurs pas vraiment (ni à lui ), mais faute de mieux :doute:
C'est vrai y'a du boulot...

J'ai vu ma généraliste début d'après-midi pour renouveler mon arrêt jusqu'à mon congé mater et surtout qu'elle me fasse une ordonnance pour que je puisse faire du yoga prénatal (seule solution actuelle avec le covid). Comme ça je me centre un peu plus sur moi et bébé.
Et puis cette maison est en bordel, il est grand temps que je range et que je fasse du vide pour l'accueillir comme il faut. ça m'occupera j'en ai un peu marre de morfondre H24.
Et après avoir cherché un logement pour le weekend prochain on a laissé tomber. Payer alors qu'on va rien pouvoir faire de plus que ce que l'on fait chez nous, ça ne vaut pas le coup. On se fera une grosse journée, sortie pique nique dans le coin histoire de tous s'aérer.

Et globalement, il a été plus présent. Moins triste (en apparence je suppose) et là pour moi, pour nous. C'est même lui ce matin qui m'a pris rdv chez la généraliste car j'arrivais pas à la joindre.
Moins de velléités de ma part à fouiner, c'est quand même plus reposant. Je suis claquée, il est temps que je dorme, plutôt que d'être sur mode vigilance tout le temps...


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supersymetrie
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par supersymetrie »

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 sur le fait qu'après lui avoir dit que je lui avais demandé de choisir entre nous deux mais que je ne voulais pas être un choix par défaut, par obligation. Elle m'a sorti qu'à la rigueur ça ne me regardait pas ses raisons, que s'il était avec moi par "obligation" ce serait aussi son droit.
Hello
En effet j'ai eu le discours de la psy de couple qui disait que tout était de ma faute puisque je l'avais mise sur un piédestal et que par conséquent, c'était trop difficile pour elle. De plus les choix de vouloir continuer dans notre couple c'était les siens et que je devais accepter.
Je lui ai donc dit que je comprenais que c'est difficile de resister à un coup de bistouquette alors il faudra donc pas trop m'en vouloir quand j'allais ouvrir mes shakras et baiser tout ce qui bouge. J'ai dit aussi que ça me regardait le pourquoi elle décide de rester ou non. Quand je me suis mis avec elle ce n'était pas par obligation mais par amour et j'ai juste l'impression d'être la variable d'ajustement de quelqu'un d'autre. Mais parents ne m'ont pas fait pour qu'on m'humilie, qu'on me manque de respect tout en acceptant tout de l'autre. Je n'étais pas un boy à son service.
C'est comme si j'obligeais la psy de se mettre avec un mec juste parce que lui avait envie de la baiser et de prendre le fric sur son compte en banque que ça lui plaise ou non ! Elle, elle s'en fout de ses raisons ... non ?
J'ai rappelé enfin que je n'avais aussi aucune obligation d'accepter meme si les raisons étaient bonnes.
Je n'y suis plus retourné et on s'est séparé par la suite.


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Lactus Bifidus
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par Lactus Bifidus »

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Bon mes lignes rouges ressemblent pas à grand chose je crois :oops:
Hello ! Je ne suis absolument pas d'accord, tes lignes rouges sont déjà extrêmement bonnes je trouve étant donné ta situation ! C'est clair et si t'y tiens tu vas vraiment dans le bon sens je trouve.
meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 On a donc vu la thérapeute de couple, c'est pas la même que ma psy c'est certain. J'ai l'impression d'avoir pris un coup de pied au c*l ou un semi remorque sur la tronche. Elle a résumé la situation par bah y'a du boulot.
Là dessus, j'ai eu le même sentiment que toi, et j'ai lu qu'on n'était pas les seuls… Moi j'ai eu droit aux 3/4 des sessions à écouter l'enfance de Madame, le dernier quart étant éventuellement consacré à mon ressenti, en me faisant bien comprendre que la tromperie ça arrivait à des tas de gens, et que mon cas n'avait rien d'original. D'ailleurs on a cessé de voir cette nana et on s'est recentrés sur des psys persos qui nous ont fait du bien à tous les deux (UN MEC pour moi cette fois, parce que j'ai vraiment eu l'impression que cette femme ne pouvait pas comprendre précisément le chamboulement dans la tête d'un homme. Je ne veux pas paraître misogyne en disant ça, mais je pense que tout comme je ne pourrai jamais savoir dans quel état d'esprit une grossesse peut mettre une femme, une femme ne peut pas connaître l'abîme psychologique, physique, sexuel dans lequel un homme se retrouve plongé quand il découvre qu'il a partagé la femme de sa vie sans le savoir pendant aussi longtemps.
meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Mise à part ça, je lui ai dit que ça me rendait triste, qu'on soit moins proches, surtout le soir, de ne pas arriver à être à l'aise dans les silences comme avant. De ne pas savoir comment l'aborder ou avoir cette impression de distance entre nous. Il m'a dit que pourtant en vrai on était comme ça le soir, pas spécialement à se parler, à regarder un truc à la TV ou son tel ou autre. A côté mais pas forcément ensemble. C'est juste le contexte qui a changé qui fait que je trouve ça différent. Et en fait c'est vrai, on était comme ça, ça ne me convenait d'ailleurs pas vraiment (ni à lui ), mais faute de mieux :doute:
Un de nos premiers gestes a été de supprimer la télévision. J'ai trouvé ça con au début, parce que c'était surtout elle qui avait le réflexe de se poser devant, mais en définitive ça nous a permis de parler encore plus !
meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Et après avoir cherché un logement pour le weekend prochain on a laissé tomber. Payer alors qu'on va rien pouvoir faire de plus que ce que l'on fait chez nous, ça ne vaut pas le coup. On se fera une grosse journée, sortie pique nique dans le coin histoire de tous s'aérer.
Et globalement, il a été plus présent. Moins triste (en apparence je suppose) et là pour moi, pour nous. C'est même lui ce matin qui m'a pris rdv chez la généraliste car j'arrivais pas à la joindre. Moins de velléités de ma part à fouiner, c'est quand même plus reposant. Je suis claquée, il est temps que je dorme, plutôt que d'être sur mode vigilance tout le temps...
Je suis content pour vous que ça aille dans ce sens. Et ne t'inquiète pas pour le logement, on peut aussi partager des tas de bons moments à peu de frais, tant qu'on en a l'envie ^^


De Pierre à Paul, en passant par Jules et Félicien,
Embrasse-les tous, Embrasse-les tous, Dieu reconnaîtra le sien !
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Jusqu'à ce que l'un d'eux les bras en croix, tourne de l'œil dans tes bras
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Lactus Bifidus
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par Lactus Bifidus »

supersymetrie a écrit : lun. 8 mars 2021 17:12 Hello
En effet j'ai eu le discours de la psy de couple qui disait que tout était de ma faute puisque je l'avais mise sur un piédestal et que par conséquent, c'était trop difficile pour elle. De plus les choix de vouloir continuer dans notre couple c'était les siens et que je devais accepter.
Je lui ai donc dit que je comprenais que c'est difficile de resister à un coup de bistouquette alors il faudra donc pas trop m'en vouloir quand j'allais ouvrir mes shakras et baiser tout ce qui bouge. J'ai dit aussi que ça me regardait le pourquoi elle décide de rester ou non. Quand je me suis mis avec elle ce n'était pas par obligation mais par amour et j'ai juste l'impression d'être la variable d'ajustement de quelqu'un d'autre. Mais parents ne m'ont pas fait pour qu'on m'humilie, qu'on me manque de respect tout en acceptant tout de l'autre. Je n'étais pas un boy à son service.
C'est comme si j'obligeais la psy de se mettre avec un mec juste parce que lui avait envie de la baiser et de prendre le fric sur son compte en banque que ça lui plaise ou non ! Elle, elle s'en fout de ses raisons ... non ?
J'ai rappelé enfin que je n'avais aussi aucune obligation d'accepter meme si les raisons étaient bonnes.
Je n'y suis plus retourné et on s'est séparé par la suite.
Pour ma part, je me suis séparé de la psy assez vite. Ton expérience m'a servi je pense, j'étais vraiment vigilant de ce point de vue et je pense qu'il ne faut pas hésiter à virer le psy quand on sent que ça ne colle pas ! A chaque fois qu'on y allait, on s'engueulait juste après. C'était comme arracher un pansement sur une blessure qui essaie de cicatriser, y fourrer le doigt, et remettre le pansement. On ne se sentait pas mieux, juste bouleversés, et ça n'avançait plus. Pire : on revenait sur des choses qu'on avait déjà réglées sans le concours d'une thérapeute...


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Sans Prétention
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par Sans Prétention »

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 On a donc vu la thérapeute de couple, c'est pas la même que ma psy c'est certain.
C'est à dire ?

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Elle a résumé la situation par bah y'a du boulot.
Même chez les couples "normaux" y a du boulot 🙂

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Plus précisement, elle nous a rappelé que l'urgence c'était ce bébé qui arrivait et qu'on devait tout faire pour la préserver qu'elle ne paye pas plus les pots cassés de la situation.
Certes.
Pour moi, l'attitude de Monsieur Concombre aidera (ça reste gentil hein : concombre c'est parce qu'il a deux extrémités... Une pour l'officielle, une pour la maîtresse et pas de c... Encore que là, je pense qu'il fait ce qu'il faut pour se reconstituer une dignité)
N'empêche : ça reste difficile... Il savait que tu étais enceinte et c'est ce moment là qu'il choisit pour se faire sa salade. Pas très élégant.
Oui, j'ai compris : c'est probablement parce que tu es enceinte qu'il a cherché un autre doudou... Ben c'est pire en fait. Mais tristement commun. Affligeant de banalité.

Et là, l'amer constat : ah bah nan, il est pas exceptionnel, mon coco... Ça file la gerbe des premiers mois. On s'en remet mais faut passer le cap : "mon amour est un gland comme les autres. Punaise, moi qui croyais... Argrhgh!"
On est tous passés par là.
meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 On va se voir environ 2-3 séances chacun avec elle, et ensuite ensemble. Elle pratique la TCC, donc quelquechose d'assez court dans le temps et auquel il faudra qu'on soit pro actif (surtout en se rappelant deadline bébé en ligne de mire ).
TCC mieux indiqué que les machins à rallonge que tu sais quand ça commence mais pas quand ça finit...
(Faudra ouvrir un poste sur le prix que ça a coûté aux couples tout ça...)
meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Que bien sûr l'issue elle ne garantit rien, ça ne dépendra que de nous mais qu'on était là pour que quelquesoit l'issue ça se passe au mieux. Qu'elle avait vu des couple qu'elles pensaient irréparables, à sa grande surprise s'en sortir et inversement.
On a vu les mêmes choses. 😅
Moi après j'ai d'autres trucs de plus qu'elle : des couples qui restent ensemble jusqu'à destruction de l'un des deux. On n'en parle pas, mais ça existe.
Y a aussi ceux qui regrettent la séparation : une majorité de cas "pas si graves".
Ceux avec des cf patentés ne regrettent pas. Et ils ont raison.
Et une palanquée de phobiques de l'engagement à la sortie...

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Au niveau de l'infidélité, elle a bien dit que cela arrivait toujours (hormis cas pathologies) parce que l'autre manquait de quelquechose (dans le couple, en soi) car sinon on aurait jamais posé les yeux sur quelqu'un d'autre.
D'où les questions : il manque quelque chose dans le couple ou en soi ? A un moment ou tout le temps ? Bizarrement, quand c'est en soi, il est courant d'accuser le couple. L'inverse n'arrive jamais. Étrange hein. 🤔

Bah sinon, c'est bateau comme réponse. Le sous-entendu par contre est agaçant.

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 J'étais "contente" qu'elle le pose, car mon homme lui n'accepte pas trop cette partie là, pour lui on avait des soucis, mais avec elle comme il dit c'était naturel, pas superficiel (sous entendu c'est pas un coup de foudre passionnel, chimique... ).
Mélange pas tout.
C'est pas parce qu'il y a une cause que ça annule la nature de leur attirance.
En bref, un cf peut tout à fait lâcher tout le construit alors que ça va pas si mal avec l'officiel et se barrer pour une passion nouvelle et on peut très bien rester alors que ça va hyper mal, quitte à vouloir se foutre en l'air après. Y a pas forcément de corrélation.
Là, vous alliez pas super bien, mais pas de quoi vouloir se jeter par la fenêtre non plus. La fille lui plaît. Fin de l'histoire. C'est pas non plus ta faute : vous êtes deux à avoir fait des mauvais choix. De plus, un petit détail : tu es enceinte.

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Et que cela arrivait à des moments clefs de la vie, comme une "mauvaise" solution à un problème que l'on ne peut résoudre autrement. Donc typiquement ma grossesse, qu'il persiste à dire que cela n'a rien à voir avec la situation... Mais bon
Dans tous les cas c'est moisi.
Si c'est lié à ça, c'est quoi le rôle d'un père ?
Si c'est pas lié à ça, c'est quoi le rôle d'un père ?

Après, soit il en voulait, soit il en voulait pas du gamin ... Hem...
meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 J'ai quand même l'impression que je m'en suis prise plus dans la tête, sur le fait qu'après lui avoir dit que je lui avais demandé de choisir entre nous deux mais que je ne voulais pas être un choix par défaut, par obligation. Elle m'a sorti qu'à la rigueur ça ne me regardait pas ses raisons, que s'il était avec moi par "obligation" ce serait aussi son droit. Que moi même je fais des choses par obligation sans que cela me paraîsse anormal, ne serait-ce qu'avec nos enfants.
Elle est mignonne.
Les enfants, c'est un amour inconditionnel. Tu les choisis pas, tu les accueilles dans ta vie. C'est ta chair. Et même si tu les abandonnes, aucun papier ne peut annuler le lien biologique. On les aime pour qu'ils partent un jour et volent de leurs propres ailes.
L'amour entre adultes est conditionné par la réciprocité sinon c'est un lien pathologique (ou fonctionnel). Ton mec a pas eu besoin de toi pour commencer à respirer, il te doit rien, tu lui dois rien non plus sinon ce que vous vous êtes promis. Tout tient là dessus, contrairement aux enfants. Et le contrat est renégociable. On les aime pour qu'ils restent et volent à nos côtés.
Faut pas tout mélanger...

Bah sinon oui, c'est son droit. Mais c'est ton droit de savoir à quelle sauce tu es mangée. Ton droit aussi d'agir en conséquence. Sinon c'est une prise d'otage affective.
Tu peux rester en sachant qu'il t'aime de manière "fonctionnelle". Pas de souci si t'es d'accord.
Sinon bah tu peux aussi raconter des cracks à ta thérapeute, c'est ton droit. Elle te rétorquera alors que ça ne réglera pas le problème. Tu lui diras qu'elle a raison : si on n'a pas des éléments de vérité, on construit une illusion.

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Que cela arrivait toujours des moments où l'on aimait moins (ou même plus) l'autre
Ah.
Il ne vous aime donc pas toutes les deux avec la même intensité alors.
Il y a donc une espèce de quantité avec effet vases communiquants. Note le dans ton calepin. Il en a moins pour toi...

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Et que de toute façon ça ne prédisait en rien la suite de notre histoire.
Elle a raison.

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Bon moi je sais pas trop comment interprétait ça. Je sais que son choix entre elle et moi, ça incluait forcément la famille que je représentais, mais ça me va pas quand même, après tout sa morale à deux balles à vouloir être là pour moi et bébé il l'a oublié le temps du fricotage
Tu as raison.
Mais prends ça comme un cadeau.
Je vois rarement des cas avec une morale tout court. La plupart de nos cf sont dépourvus des plus élémentaires particules d'éthique : seul compte leur bon plaisir.
Ton cf est exemplaire si l'on puit dire...

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 La maso que je suis lui a quand même demandé le soir comment il m'aimait moi et comment il l'aimait. Bah il a répondu qu'il m'aimait parce que j'étais moi et qu'il était tombé amoureux d'elle parce que c'était elle. ça m'a vachement avancé tiens :bonk:
Lol.

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Mise à part ça, je lui ai dit que ça me rendait triste, qu'on soit moins proches, surtout le soir, de ne pas arriver à être à l'aise dans les silences comme avant. De ne pas savoir comment l'aborder ou avoir cette impression de distance entre nous. Il m'a dit que pourtant en vrai on était comme ça le soir, pas spécialement à se parler, à regarder un truc à la TV ou son tel ou autre. A côté mais pas forcément ensemble. C'est juste le contexte qui a changé qui fait que je trouve ça différent. Et en fait c'est vrai, on était comme ça, ça ne me convenait d'ailleurs pas vraiment (ni à lui ), mais faute de mieux :doute:
C'est vrai y'a du boulot...
Ouais. Avant le cocufiage, y avait du boulot...
Pour lui et pour toi. Ok.
Tu avais donc autant de raisons que lui d'aller faire un tour de manège. On est d'accord... (et en plus, j'ai envie de dire que comme c'est toi qui t'occupes de la maison, tu avais plus de raisons que lui...)
Mais c'est lui qui a pris un ticket. Quant à imaginer ce que toi tu aurais pu faire si... c'est crétin.
Tu imagines la situation ?
"Oui monsieur le juge, c'est bien moi qui ai volé ce bijou. Mais étant donné la situation, on est pauvres tous les deux, ma femme aussi aurait très bien pu le voler. C'est juste qu'elle a pas eu le temps. D'ailleurs plein de gens pauvres volent des bijoux. J'estime la faute à 50/50.
- Ah ouais, vous avez raison. Elle doit payer aussi... "
meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Et globalement, il a été plus présent. Moins triste (en apparence je suppose) et là pour moi, pour nous. C'est même lui ce matin qui m'a pris rdv chez la généraliste car j'arrivais pas à la joindre.
Moins de velléités de ma part à fouiner, c'est quand même plus reposant. Je suis claquée, il est temps que je dorme, plutôt que d'être sur mode vigilance tout le temps...
Voilà.
Mais pour être plus sereine là dessus, il faut renforcer ses bases. Use de tous les moyens dont tu disposes pour. Et n'hésite aucunement à te faire plaisir.


Il existe pour chaque problème complexe une solution simple, directe et fausse (H.L. Mencken)
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Deg
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Message par Deg »

Sans Prétention a écrit : lun. 8 mars 2021 20:33
meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 J'ai quand même l'impression que je m'en suis prise plus dans la tête, sur le fait qu'après lui avoir dit que je lui avais demandé de choisir entre nous deux mais que je ne voulais pas être un choix par défaut, par obligation. Elle m'a sorti qu'à la rigueur ça ne me regardait pas ses raisons, que s'il était avec moi par "obligation" ce serait aussi son droit. Que moi même je fais des choses par obligation sans que cela me paraîsse anormal, ne serait-ce qu'avec nos enfants.
Elle est mignonne.
[...]

Bah sinon oui, c'est son droit. Mais c'est ton droit de savoir à quelle sauce tu es mangée.

Mais grave...

"Bah quoi Monsieur, qu'est-ce que ça peut vous foutre que votre femme ne reste avec vous que pour l'argent? Elle a ses raisons ça ne regarde qu'elle...Z'allez pas faire le difficile en demandant à vivre avec quelqu'un qui vous aime non?"

C'est une vraie psy? Psychologue/psychothérapeute ou bien "psychopraticien" (ceux qui s'improvisent psy, mais sans les études +5 et les diplômes..).

C'est important selon moi.

Perso ça a été mon premier critère de choix, un pote est tombé sur une psychotruc complètement barrée, qui l'a siphonné et manipulé dangereusement.


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Dnj
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Message par Dnj »

meihra a écrit : lun. 8 mars 2021 16:34 Bon mes lignes rouges ressemblent pas à grand chose je crois :oops:
Ça ne dépend que de toi. Si tu les juges OK, alors elles sont OK. Si tu ne les juges pas OK, alors continue à les travailler.
Du temps ou j'étais magicien, un mec à qui je demandais "j'ai un doute, est ce que tel mouvement est ok?" m'a juste répondu sans le regarder : "si tu as un doute, c'est qu'il n y a pas de doute...".
Il faut vraiment que tu sentes ça comme "je maitrise mes limites, si telle limite concrète est franchie alors je ferai ça", un truc un peu gravé dans le marbre sur lequel tu peux t'appuyer.
Un peu comme si tu avais un message d'erreur sur un de tes appareils électroménager, tu ouvres le mode d'emploi et ça te dit "ok, tel message d'erreur : ce n'est pas grave, faire ceci". En lisant ce mode d'emploi tu es rassurée, alors que si tu n'avais que le message d'erreur tu ne savais pas ou aller.
Donc : est ce que ta ligne rouge te rassure? Est ce que tu penses que tu peux t'appuyer dessus et que ça répondra à ton mal être si tu découvres le message d'erreur (= le truc que ferait ton mari qui sortirait des clous).
S'il ne le fait pas et que je le découvre, effectivement je passerai par une pause (même si j'imagine mal comment organiser ça actuellement, ni combien de temps j'avoue)
Le comment est important. Sous le même toit? Pas sous le même toit? Dans le même lit? Pas dans le même lit? On discute au quotidien ou non ?
Le combien de temps n'est pas très important : le but de cette pause c'est de corriger la cause profonde qui a mené à cette pause. Et ça, tu ne sais pas combien de temps ça peut prendre...mais lorsque c'est fait tu le sais. Si tu affiches au départ "pause d'une semaine" alors ce que tu affiches c'est "peu importe que ça soit corrigé ou non, dans une semaine on est de nouveau ensemble". Donc de fait ta pause est juste une petite période de vacances. Alors qu'une pause ça doit être l'occasion de corriger ce qui ne va pas, sinon on arrête. Ce n'est pas juste une période de vacances, c'est l'étape d'avant la séparation, qui peut soit mener à la séparation soit ne pas y mener.
Elle m'a sorti qu'à la rigueur ça ne me regardait pas ses raisons, que s'il était avec moi par "obligation" ce serait aussi son droit. Que moi même je fais des choses par obligation sans que cela me paraîsse anormal, ne serait-ce qu'avec nos enfants.
Ca par contre, c'est du n'importe quoi à 24 carats.
Les raisons pour lesquelles on est ensemble c'est ce qui fait tout.
Parce que quand tu es en couple avec quelqu'un, il est important que les questions "qu'est ce que je représente pour l'autre?" et "qu'est ce que j'aimerais représenter pour l'autre?" aient des réponses plutôt cohérentes même si elles ne le sont pas rigoureusement.

Mettons que toi tu te dis : "qu'est ce que j'aimerais représenter pour l'autre? j'aimerais être la femme de sa vie, celle qu'il kiffe profondément et qu'il est fier d'avoir à son bras". Et mettons que la réponse à "qu'est ce que je représente pour l'autre? soit je suis juste la mère de ses enfants, on est ensemble car il aime bien la maison et ça le ferait chier de la vendre et de payer une pension. Du coup il kiffe une autre femme et moi je m'occupe de faire le linge pour qu'au moins ça ne soit pas trop désagréable pour lui d'être avec moi". Tu te doutes bien que sur le long terme une telle divergence ne peut que te faire souffrir. Parce que toi tu ne trouverais pas ce que tu cherches dans cette relation, tes attentes ne seraient pas comblées (et pas juste un peu).


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meihra
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par meihra »

Bonjour,

Vous avez été bavards dis donc :D . Je voulais faire une réponse détaillée à tous mais j'en aurais pour des heures je crois.
Mais pour répondre

- Oui c'est une vrai psy avec diplôme reconnu, inscription ADELI et compagnie. On est d'accord tous les deux de voir comment ça se passe et que si ça ne le fait pas on arrête. J'ai vu vos témoignages où effectivement parfois c'est juste une pompe à fric et c'est pas le but.
Et ça me rassure je suis pas la seule à tiquer sur ce qu'elle a dit et sur l'obligation... Après je suppose qu'elle voulait peut-être parler en tant que point de départ de Mr pour rester avec moi avec le fait que ça pouvait évoluer.
Niveau différence, la psy que je vois fait de la psychanalyse essentiellement il me semble, elle est surtout à l'écoute de ce que je dis, oriente la discussion, me donne des conseils ou propose des alternatives. Essaye de me faire réfléchir à certaines choses. Mais dans la douceur. Là la thérapeute je l'ai trouvé plus brut de décoffrage. Bref à voir

- Mes lignes rouges, oui je vais peaufiner certains détails. Mais dans l'ensemble ça me convient. L'analogie des messages d'erreur est pas mal :)

- SP > Effectivement il m'aime moins, j'en ai déjà conscience. Il m'aimait déjà moins avant cette histoire, ce fameux amour passionnel qui évolue avec le temps et qu'il regrette. Cette grossesse, moi j'en suis persuadée, joue bien plus qu'il ne veut l'admettre. Bien sûr c'était pas prévu, il ne voulait pas 3 enfants, mais m'a toujours dit qu'il l'aurait fait pour moi (ce que je ne voulais pas, je voulais d'abord nous consolider nous et le temps passant on était bien à 4). Là il ne voulait pas m'imposer d'IVG, on l'a appris tard et on a pas réellement discuté de ça. Il m'a juste dit on la garde et c'est tout. Il m'a dit que l'IVG aurait été la fin de notre couple s'il l'avait demandé. En vrai je n'en sais rien. Etait-ce la bonne décision? Aucune idée. On est à 6 mois de grossesse sans retour en arrière de toute façon. Ce bébé je sais qu'il l'aime, mais pas sûre qu'il accepte la situation, le fait qu'elle soit là. Il a toujours eu du mal à appréhender les grossesses tant que les enfants n'étaient nés, là c'est puissance 1000 on va dire.

Sinon juste niveau tâches à la maison, c'est pas moi qui gère en vrai. Enfin là je suis en arrêt pour la grossesse donc j'en fais un peu plus (et quand j'étais en congé parental pareil) mais en vrai on se répartit les tâches depuis toujours, et il en fait je pense autant que moi (après comme tout le monde on a des corvées qu'on fait plus facilement que d'autres chacun par "affinités" ). Avec mes horaires de boulot en décalé (weekend, nuit... ), il s'occupe beaucoup du quotidien, et des filles (quasiment toujours lu qui les dépose à l'école... ). Il est souvent seul avec elles quand je bosse (3 weekend sur 4 ça aide pas). Moi je compense avec mes repos en semaine. Après, j'organise plus que lui, je gère l'administratif, mais j'ai toujours aimé ça et lui non. Y'a d'autres choses qu'il fait et auxquels je ne touche jamais.

Bon ce matin, il m'a énervé, vive les tensions. Notre aînée, m'a demandé pourquoi je ne faisais pas de câlins/bisous aux autres (je suis pas tactile de base avec le monde). Je lui ai dit que je n'en faisais qu'à eux, elles et leur père. Elle m'a dit parce que tu aimes papa, je lui ai dit que oui. Et elle lui a demandé à lui s'il m'aimait aussi et il a dit oui. Bref je les ai déposé à l'école pendant qu'il se préparait pour le boulot (il avait été courir le matin). Quand je suis rentrée (on est vraiment à côté des écoles, ça prend moins de 10 min aller retour).

Il m'a dit de pas hésiter à me reposer et me demande si ça va, que j'ai une petite mine.Je lui ai dit qu'il n'y avait pas que moi qui ait une sale tête (c'est là qu'il m'a dit que son psy pensait qu'il faisait une dépression et qu'il lui avait proposé de voir son médecin pour peut-être prendre quelquechose, ce qu'il refuse ). Il est fatigué et déprime un peu mais ça va. Il m'a dit que c'était moins pire que la semaine dernière et qu'il arrivait à avoir des moments où il se sentait bien.

Bref sur mon état Je lui ai juste dit que ça me travaillait ce que notre fille avait posé comme questions. Il m'a dit qu'il était désolé, de m'aimer sûrement moins que moi je l'aimais. Je lui ai dit que déjà il ne savait pas comment je l'aimais et je voulais savoir depuis quand il m'aimait moins il me dit plusieurs années et qu'il me l'avait déjà dit (ce qui est vrai, ce fameux amour passion de merde). Je lui ai dit que c'est sûr on n'avait pas entretenu notre amour. Et ça a embrayé, sur le fait qu'il était désolé de ne pas avoir envie de faire de choses avec moi, qu'on s'ennuie. Qu'il avait regretté qu'on ait pas plus de choses en commun (par exemple qu'on aime pas mangé les mêmes choses, que je ne buvais pas d'alcool ou qu'on ne faisait pas de sport ensemble). C'est un sujet récurrent qui me fait vite monter la tension, je lui ai rappelé quand même qu'à l'époque avec mes troubles hormonaux et mes 30 kg de plus c'était compliqué, l'alcool c'est surtout que je n'y connaissais rien et que je voyais pas le rapport. Bref que pour moi c'est juste des excuses, qu'avant tout il avait pas voulu qu'on fasse garder nos enfants alors ça limitait les sorties et les activités qu'on pouvait faire ensemble quand on doit être rentré à 17h. Il m'a balançait, qu'il avait plus envie de faire d'efforts la dessus, qu'il s'en foutait. Qu'on s'ennuyait ensemble, parce que je voulais toujours un cadre/ une organisation (bon ça je plaide coupable c'est sûr) .

Que j'étais pas drôle et qu'il pouvait pas se lâcher avec moi, je lui ai quand même dit que c'était facile de me râbacher toujours la même chose sans laisser de chances que ça change. Et que j'étais peut-être pas la fille la plus drôle du monde mais que si moi aussi j'avais envie de rire et de passer du bon temps comme tout le monde, sauf qu'il s'obstine à avoir cette image de moi et qu'il imagine pas que je ne suis pas que ça. Bref tout le monde est énervé à 9h, il m'a balancé qu'il s'en foutait de faire des trucs avec moi, qu'il voulait même plus essayer. Des trucs en famille OK mais nous deux c'est pas la peine (et pourquoi on fait une thérapie déjà je lui ai sorti si on essaye pas de faire des efforts? ). Et la cerise sur le gâteau, de toute façon avec un bébé qui arrive on pourra rien faire et on va repartir dans nos travers (et t'as peur de quoi vu que tu as dit que tu t'en foutais de faire des trucs avec moi?).
J'ai pas relancé il devait partir bosser et pas envie que ça dégènère plus. J'ai les nerfs en pelote. Y'a rien de nouveau la dedans, je sais très bien que c'est ce qu'il pense. Il a en partie raison, mais merde ça me saoule quand même cette image figée de moi qu'il a. Et de se dire, j'ai même pas envie d'essayer. Je lui ai pas demandé d'avoir envie de faire un road trip demain. Mais pas de saborder le truc avant même de commencer. Il est con quand il s'énerve


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meihra
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par meihra »

Bon il s'est excusé ce midi de son comportement. Il a dit qu'il n'aurait pas dû être aussi abrupte dans ses paroles.
Il dit que c'est dur en ce moment pour lui de voir un avenir entre nous quand on voit la situation actuelle. Il croit pas vraiment qu'on va y arriver mais il l'espère et c'est pour ça qu'il est là et qu'on voit ce qu'on peut faire (notamment avec la thérapeute ) pour améliorer et essayer de reconstruire.


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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par Localtechnique »

il y a un truc que j'ai vecu dans ton histoire, c'est la mauvaise image qu'a l'autre de nous.
à la base, je suis un mec qui sortait beaucoup, pleins d'amis et toujours à droite et a gauche en week end.
On s'est exilé de notre territoire geographique en même temps que l'arrivé du petit.
J'ai reussi à nous refaire quelque contact, mais il fallait gérer quand même le gamin donc moins de sortie vu qu'on a pas de famille à coté. Malgré tout grace à mon réseau de connaissance, on arrivait quand même à faire des choses ensembles mais claire pas autant de sortie que avant.
De son coté, quand elle a rencontré sa bande de nouvelle pote, j'y ai ete exclus d'office et suis devenu la nourrice du petit pour ses sorties alors que avant on faisait en sorte dêtre toujours ensemble avec les amis de chacun.
La morale de l'histoire ? c'est que ces gens là, cherche toujours une excuse pour oublier qu'ils ont quittés le navire quand celui ci prenait l'eau plutot que d'essayer de le sauver.
Perso, ca me pesait aussi de moins sortir, mais j'ai pas fait un enfant et choisis de vivre en campagne pour ne pas assumer par la suite. Ces gens n'assumes rien, ce rende pas compte que si on devient moins drôle c'est aussi parcequ'ils ont oubliés de nous aider à l'etre en nous rassurant et nous ecoutant, et toute de facon de base il n'assumait pas l'adultere sinon ils nous auraient quittés proprement au lieu de faire çà par respect.
Bref on est drole et plus libre quand on nous laisse la place de l'être, si tu laisse toute la charge sur une personne faut pas s'etonner qu'elle devienne moins dispo; C'est d'ailleurs souvent le cas avec l'arrivée d'un enfant et je comprendrais jamais comment on peut faire un gamin et s"etonner qu'on a moins de temps après...Quand on voit le nombre de séparation dû à çà, moi ca me sidere .
Te prend pas la tête, te reproche rien surtout, au moins tu es resté sur le navire.


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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par meihra »

Localtechnique a écrit : mar. 9 mars 2021 13:41 il y a un truc que j'ai vecu dans ton histoire, c'est la mauvaise image qu'a l'autre de nous.
à la base, je suis un mec qui sortait beaucoup, pleins d'amis et toujours à droite et a gauche en week end.
On s'est exilé de notre territoire geographique en même temps que l'arrivé du petit.
J'ai reussi à nous refaire quelque contact, mais il fallait gérer quand même le gamin donc moins de sortie vu qu'on a pas de famille à coté. Malgré tout grace à mon réseau de connaissance, on arrivait quand même à faire des choses ensembles mais claire pas autant de sortie que avant.
De son coté, quand elle a rencontré sa bande de nouvelle pote, j'y ai ete exclus d'office et suis devenu la nourrice du petit pour ses sorties alors que avant on faisait en sorte dêtre toujours ensemble avec les amis de chacun.
La morale de l'histoire ? c'est que ces gens là, cherche toujours une excuse pour oublier qu'ils ont quittés le navire quand celui ci prenait l'eau plutot que d'essayer de le sauver.
Perso, ca me pesait aussi de moins sortir, mais j'ai pas fait un enfant et choisis de vivre en campagne pour ne pas assumer par la suite. Ces gens n'assumes rien, ce rende pas compte que si on devient moins drôle c'est aussi parcequ'ils ont oubliés de nous aider à l'etre en nous rassurant et nous ecoutant, et toute de facon de base il n'assumait pas l'adultere sinon ils nous auraient quittés proprement au lieu de faire çà par respect.
Bref on est drole et plus libre quand on nous laisse la place de l'être, si tu laisse toute la charge sur une personne faut pas s'etonner qu'elle devienne moins dispo; C'est d'ailleurs souvent le cas avec l'arrivée d'un enfant et je comprendrais jamais comment on peut faire un gamin et s"etonner qu'on a moins de temps après...Quand on voit le nombre de séparation dû à çà, moi ca me sidere .
Te prend pas la tête, te reproche rien surtout, au moins tu es resté sur le navire.
Je ne me le reproche pas, de toute façon le passé est le passé. On ne peut pas le changer. Après niveau navire, on y était tous les deux. On s'est littéralement juste occuper des enfants. Pas de sorties ensemble, ni de sorties seuls d'ailleurs.
Je lui avais demandé la dernière fois, vu la situation actuelle s'il pouvait remonter le temps il changerait ce qui s'était passé (ouais je sais :doute: ). Changer ce qu'il s'était passé avec elle, il ne savait pas même s'il regrette tout le mal que ça a provoqué. Par contre il reviendrait bien 8/10 ans en arrière pour commencer sa thérapie à ce moment là et qu'on en soit pas là aujourd'hui.


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Dnj
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par Dnj »

J'ai l'habitude de dire que c'est pendant les phases de crise / grosse dispute que les vrais reproches de fond apparaissent là. Au quotidien on tend à garder ça pour soi, à atténuer pour ne pas blesser, etc.

Et du coup Meihra, ça semble assez clair chez toi. Ton mari se fait chier. La vie d'adulte ne lui convient pas, il veut pouvoir sortir "sans cadre" et faire du hors piste sans quelqu'un pour l'enquiquiner. L'impression qu'il te voit comme celle qui l'empêche de vivre sa vie, alors que toi tu voudrais qu'il te voit comme celle AVEC qui il peut vivre sa vie. C'est ça votre divergence. C'est même ça qu'il a dû trouver chez elle, ils ont dû manger un truc qu'ils aimaient manger tous les deux et parler d'un sujet qui les intéressait tous les deux. Après, ça c'est un peu facile à dire pour lui avec l'aspect nouveauté que représente cette nana : même un truc qu'il trouverait chiant chez toi, il apprécierait le partager avec elle. Mais même en prenant ça en compte et en occultant cette nana, il n'empêche qu'il trouve cette vie que vous avez chiante.
Je reviens sur "tu te rends compte? on ne mange même pas les mêmes choses ! et toi tu ne bois même pas d'alcool". Mais dans quel monde est ce que c'est quelque chose qu'on reproche à un conjoint? Ma femme, même si j'ai des trucs à lui reprocher, ça ne pose aucun souci qu'on ne mange pas toujours la même chose. C'est complètement mineur en fait, d'autant qu'il y a bien des choses que vous devez aimer manger tous les deux.. Quand à l'alcool, lol... C'est un truc que je retrouve dans pas mal d'histoires ça, le fait que le cocufieur et le sandwich se désinhibent avec de l'alcool, parce que ça fait cool et séduisant. Sauf que c'est n'importe quoi.. on reproche pas à quelqu'un de pas aimer se murger. Dans le fond.. vous correspondez vous vraiment toi et ton mari?

Alors certes, il s'excuse du propos après coup. Mais pour moi c'est la vérité profonde qu'il révèle (d'autant qu'il t'en a parlé plusieurs fois). Voilà l'image que ton conjoint a de toi. C'est un peu une façon de faire du "c'est ta faute" je trouve, et ça explique même que cet adultère soit survenu alors que tu es enceinte (enceinte, tu représentes d'autant plus celle qui le bride, et plus tard comme maman il aura du mal à te voir comme celle avec qui il peut faire du hors piste). Franchement.. ça sent quand même un peu le syndrôme de la madone et de la putain cette histoire.
et pourquoi on fait une thérapie déjà je lui ai sorti si on essaye pas de faire des efforts?
Qui PORTE cette thérapie au final? C'est ce que je te mettais plus haut. L'impression que ça donne c'est que c'est toi qui cherche à porter la chose alors que lui, finalement il n'y croit pas tellement. Comme s'il faisait cette thérapie pour te ménager, pour mettre une croix dans la case "on a essayé ça". Il est là parce que lâcher sa famille comme ça, ça ne se fait pas, mais pour ce qui est de faire des trucs à deux ça ne l'intéresse plus dans le fond.

Personnellement j'ai un peu moins d'espoirs que SP sur la capacité de reconstruction chez vous. C'est qu'un ressenti mais je sais pas trop.. dans ton discours je ne le sens pas vraiment moteur pour ça. J'ai moins l'impression qu'il cherche à t'aimer vraiment que celle qu'il essaie de moins te voir comme une mégère. Il y avait un peu de ça dans l'histoire de Lactus au début : pendant un moment sa femme voyait l'amant comme une bulle de lumière, et Lactus comme "celui qu'elle aimait d'un amour profond" (traduction : de la tendresse mais pas un je te kiffe vraiment). Il a fallu qu'il reprenne du poil de la bête et change de rôle pour que sa femme le kiffe vraiment et il a fallu qu'il la plaque pour qu'elle réalise ce qu'elle perdait.
Alors autant.. chez une nana je sens bien ce truc là. Mais chez un mec ça me parait un peu plus compromis. Comme s'il fallait que ton mari te voit vraiment épanouie avec qqun d'autre pour se dire "mince, en fait j'avais vraiment de quoi kiffer" mais je ne sais pas s'il y arrivera sans ça.


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meihra
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par meihra »

Honnêtement, j'en sais rien.
Dur de résumer 12 ans notre vie en quelques lignes, que je me voile la face (je ne pense pas) ou non.
Dnj a écrit : mar. 9 mars 2021 14:55 Et du coup Meihra, ça semble assez clair chez toi. Ton mari se fait chier. La vie d'adulte ne lui convient pas, il veut pouvoir sortir "sans cadre" et faire du hors piste sans quelqu'un pour l'enquiquiner. L'impression qu'il te voit comme celle qui l'empêche de vivre sa vie, alors que toi tu voudrais qu'il te voit comme celle AVEC qui il peut vivre sa vie. C'est ça votre divergence. C'est même ça qu'il a dû trouver chez elle, ils ont dû manger un truc qu'ils aimaient manger tous les deux et parler d'un sujet qui les intéressait tous les deux. Après, ça c'est un peu facile à dire pour lui avec l'aspect nouveauté que représente cette nana : même un truc qu'il trouverait chiant chez toi, il apprécierait le partager avec elle. Mais même en prenant ça en compte et en occultant cette nana, il n'empêche qu'il trouve cette vie que vous avez chiante.
Bah elle était chiante notre vie ces dernières années clairement. On en était pas satisfait tous les deux, on a eu nos enfants jeunes, rapprochés et on a rien fait d'autres. On a pas spécialement profité avant qu'elles soient là. Donc ça je l'entends très bien parce que je le ressens aussi. Tout comme la peur de retomber totalement dedans avec un nouveau-né actuellement. Alors qu'on voyait le bout, de l'autonomie et tout. Et oui bien sûr que je sais que c'est entre autre ce qu'il a entrevu avec elle. Pour l'alcool, en vrai il ne voudrait pas que je bois et lui même ne boit pas spécialement. L'alimentation (je suis très difficile ) mais jamais compris sa lubie dessus, pour moi ça fait partie de ses trucs d'avoir des points en commun ensemble
Dnj a écrit : mar. 9 mars 2021 14:55 Franchement.. ça sent quand même un peu le syndrôme de la madone et de la putain cette histoire.
C'est moi qui me suis longtemps bloquée sexuellement parlant. Lui était partant pour pas mal de choses, moi aussi mais je bloquais facilement. Il est même assez perturbé par mon comportement actuel, il craint que je ne fasse ça pour essayer de le retenir. Alors que je ressens surtout que mes barrières ont pété avec cette crise (parce que c'est maintenant ou jamais) plus les hormones de la grossesse qui jouent beaucoup.
Dnj a écrit : mar. 9 mars 2021 14:55 C'est un peu une façon de faire du "c'est ta faute" je trouve,
Encore une fois je ne sais pas, son discours c'est 95% depuis toujours c'est ma faute (à lui). Là aussi. Il dit clairement que c'est lui qui a gâché notre histoire.
Dnj a écrit : mar. 9 mars 2021 14:55 Qui PORTE cette thérapie au final? C'est ce que je te mettais plus haut. L'impression que ça donne c'est que c'est toi qui cherche à porter la chose alors que lui, finalement il n'y croit pas tellement. Comme s'il faisait cette thérapie pour te ménager, pour mettre une croix dans la case "on a essayé ça". Il est là parce que lâcher sa famille comme ça, ça ne se fait pas, mais pour ce qui est de faire des trucs à deux ça ne l'intéresse plus dans le fond.
Fort possible, il l'a dit. Pour autant, ne rien faire s'il est ok? Il renonce à elle, à ce qu'il imagine qui aurait pu le rendre heureux (moi j'ai des doutes, sans changements, on recommence les mêmes erreurs. ça je lui ai déjà dit, c'est en lui aussi qu'il doit trouver comment être heureux, pas à travers moi, ou elle.) c'est quand même pas pour finir malheureux tous les deux côte à côte, ce n'est pas ce que l'on souhaite. Dans ses 12 ans, y'en a eu plein de belles choses, est-ce que ça vaut pas le coup de remuer la merde aujourd'hui pour tout ça, et ce qui pourrait y avoir après.
Dnj a écrit : mar. 9 mars 2021 14:55 Personnellement j'ai un peu moins d'espoirs que SP sur la capacité de reconstruction chez vous. C'est qu'un ressenti mais je sais pas trop.. dans ton discours je ne le sens pas vraiment moteur pour ça. J'ai moins l'impression qu'il cherche à t'aimer vraiment que celle qu'il essaie de moins te voir comme une mégère. Il y avait un peu de ça dans l'histoire de Lactus au début : pendant un moment sa femme voyait l'amant comme une bulle de lumière, et Lactus comme "celui qu'elle aimait d'un amour profond" (traduction : de la tendresse mais pas un je te kiffe vraiment). Il a fallu qu'il reprenne du poil de la bête et change de rôle pour que sa femme le kiffe vraiment et il a fallu qu'il la plaque pour qu'elle réalise ce qu'elle perdait.
Alors autant.. chez une nana je sens bien ce truc là. Mais chez un mec ça me parait un peu plus compromis. Comme s'il fallait que ton mari te voit vraiment épanouie avec qqun d'autre pour se dire "mince, en fait j'avais vraiment de quoi kiffer" mais je ne sais pas s'il y arrivera sans ça.
Je ne sais pas si je suis une mégère, ou s'il me voit comme tel. Je crois pas. Tu demandais si on se correspondait. On se correspondait à l'époque. Aujourd'hui? Vaste question. Notre reconstruction, j'en sais strictement rien aujourd'hui.
De caractère, c'est quelqu'un de reservé peu bavard et en retrait alors qu'il attire facilement les gens vers lui. Peu de confiance en lui, va toujours se sous estimer, être exigent vis à vis de lui même. Touche à tout, très manuel, un peu autodictate de ce côté là. Il n'aime pas les "gens" enfin trop de gens. Il préfère un petit cercle de personnes, mais a du mal à entretenir les liens. Il aime les activités extérieurs, surtout pour pouvoir se défouler, et sortir ses émotions qu'il a trop tendance à garder en lui. Il ne dit pas quand ça va pas jusqu'au moment où ça explose (c'est pour ça qu'il était suivi). Il n'est pas patient, il est souvent dans l'action immédiate. C'est un ancien enfant peu/mal aimé à qui on a juste demandé de se taire. Ce qu'il a fait. Il a beaucoup de mal à gérer la souffrance des autres, et plutôt que mal faire il ne fait pas. Il est très sensible en vrai mais ne se donne pas le droit de l'être. Pas romantique pour un sou. Il veut faire plaisir mais ne sait pas comment et tombe souvent à côté de la plaque, et est très maladroit dans ses discours. Mais il savait toujours se rattraper. Pas du tout matchiste, même plutôt l'inverse. Un papa merveilleux qui fait tout pour ne pas reproduire les travers de son enfance.

Moi, je suis timide, très/trop sensible. Assez sociable de base, je m'adapte facilement au monde extérieur même si je suis mieux dans mon cocon intérieur. Je préfère aussi quand il y a peu de monde, la foule m'angoisse. Je suis une phobique du téléphone. Je suis très patiente, j'adore organisée (mais je réalise pas forcément, paradoxe) Je suis très à l'écoute, on vient facilement à moi pour des conseils, pour de l'aide, j'essaye depuis petite de faire ce que l'on attend de moi. J'ai plein de projets que je ne fais pas par peur de l'échec. Et puis j'ose pas faire ce que j'ai envie parfois, par peur de décevoir aussi. J'ai dit émotive, les larmes c'est mon moyen de communication secondaire, je pleure pour tout. ça permet d'extérioriser. Je suis une grande fainéante. J'ai beaucoup réussi par facilité, alors faire des efforts sur des choses qui ne me plaisent pas j'ai du mal, il m'a pas mal secoué pour ça. Mais j'adore apprendre, si je pouvais juste faire ça de ma vie. ça et aider les autres car j'ai besoin que cela ait du sens pour avancer. J'aime par dessus tout depuis toujours la lecture, mais je ne prends plus le temps dans mon quotidien et ça me manque. Mes filles sont ma vie, j'ai adoré les pouponner petites, et j'adore les interactions que j'ai avec elle depuis qu'elles ont grandi, voir leur évolution. Mais je déteste jouer (j'aimais pas vraiment ça enfant non plus), ça c'est leur père qui le fait avec plaisir. Moi je leur lis des histoires. Je ne suis pas ambitieuse, je donne de bon coeur et je me suis souvent faite avoir, je m'efface souvent pour les autres. Moi aussi j'ai du mal à garder les gens qui me sont précieux.J'ai perdu des amis qui m'étaient chers. Je suis une lionne quand il s'agit de mes enfants, et de l'homme que j'aime.

Et oui bien sûr que j'ai l'impression d'avoir perdu mon mari, mon amour et que ça me crève le coeur. Ma psy m'a dit de me concentrer sur les actes et de voir au jour le jour. Aujourd'hui il est là, il essaye alors j'essaye aussi. Si demain, il veut vraiment partir, je dirai oui (même si tout mon être crierait non) parce que je l'aime.


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Pasodobla
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par Pasodobla »

J'espère que le week-end se passe bien meirha


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meihra
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Re: En miettes, mais j’essaye d’avancer

Message par meihra »

Pasodobla a écrit : sam. 13 mars 2021 16:28 J'espère que le week-end se passe bien meirha
Bonjour Pasodobla,

Merci pour ton message. Je pensais justement venir aujourd’hui mettre un petit mot. J’ai eu besoin de passer du temps un peu hors de tout ça. De moins remuer ce qu’il y a dans ma tête. Et de réellement penser à moi et à bébé.
J’ai fait le point avec Lui sur ce qui nous manquait pour son arrivée et on va s’occuper de ça. Je lui parle d’elle et lui touche un peu plus mon ventre. J’essaye de me recentrer sur moi et ne plus être à fond sur lui, je ne peux pas forcer les marques d’attentions et surtout l’étouffer par peur de le perdre. Par contre si j’ai des besoins je lui dis clairement (plutôt que d’attendre et d’être déçue qu’il ne le fasse pas de lui même en sachant qu’il n’est pas dans ma tête).

Je l’ai senti plus présent, moins « triste ». Il m’a proposé de venir avec lui chercher du matériel pour sa moto le midi sur sa pause déjeuner vu qu’on ne mangerait pas ensemble. Du coup pique nique dans la voiture, rien de transcendant mais j’ai apprécié le geste. Tout comme il me parle de ce qu’il veut faire dessus ou d’autres sujets de lui même. Pour Mr je parle pas c’est déjà beaucoup. Et me prendre dans ses bras de lui même sur le canapé. Et moi d’accepter ses moments d’isolement, car non on a pas à être h24 ensemble.

J’angoisse moins mais ça prend par vague par moment. Vendredi soir d’ailleurs ça a pas raté, j’étais pas bien et j’ai pris son téléphone pour tout fouiller et rien a part voir son nom à elle sur la page des piles de contacts en haut. J’ai pas pu m’empêcher de le réveiller (1h30 du matin ) et de lui demander s’il l’avait appeler ou elle très récemment vu qu’elle était en haut de la liste. Après m’avoir gratifié d’un t’es chiante en râlant quand il l’a vu l’heure. Il m’a dit que non, que c’était une page des contacts fréquents et pas récents. Que lui même il avait essayé d’effacer les contacts mais qu’elle y revenait vu qu’il l’avait appelé pour le pro notamment. Mais pas ces derniers jours. Bref j’ai bien senti qu’il était agacé d’avoir été réveillé, mais il ne s’est pas énervé et m’a rassuré sur ce point. Et m’a dit que je pouvais effacer moi même et voir que ça réapparaîtrait. Même s’il a mis du temps à se rendormir après il est resté franchement calme.

Et pour te répondre mon week-end s’est plutôt bien passé.
J’ai vu une amie qui a des enfants, les filles ont pu joué avec. Et moi j’ai pu parlé de mon bébé et ça fait franchement du bien. Mon homme était parti faire un tour de moto du coup et je lui ai dit que s’il voulait il pouvait passer prendre le goûter vu que c’était à côté (c’est pas une amie qu’il apprécie spécialement ). Il m’a dit qu’il verrait. Et il est venu ce que je ne pensais pas. Après il est reparti à la maison et même si j’ai senti poindre mon angoisse de le savoir seul là bas, j’ai pas raccourci ma visite et je suis restée deux heures de plus en me disant que j’allais pas me gâcher l’après-midi en imaginant le pire et que de toute façon ça ne changerait rien, que s’il devait partir à la faute, même en le pistant je ne l’empêcherais pas (au final elle n’était pas là mais ça je ne l’ai su qu’après donc je suis fière de moi :lol: ). J’ai même discuté avec mon amie après qu’il soit partie de la situation, et j’ai tout vidé. Ce que je n’avais fait avec personne. Et ça m’a fait un bien fou. J’ai demandé pas de jugements ni conseils, juste d’être écoutée. Et je l’ai dit à mon homme en rentrant. Il m’a dit que si ça m’avait du bien que c’était le principal, que j’avais le droit d’en parler à qui je voulais, que lui accepterait le jugement de ses actes. Que c’était lui qui devait assumer les conséquences de tout ça et pas moi de tout garder en moi. Même s’il le redoutait que je pouvais aussi en parler à ma famille comme il m’avait déjà dit (mais non ça je ne veux toujours pas ).

Bon ce matin, vive les lundis friction, on a mal dormi (lui a cause de ses allergies ). On parlait normalement et là je lui ai remis la barbe en place. Il a eu un geste de recul en disant arrête de toucher ma barbe, j’ai pas envie qu’on me colle et que j’arrête de le materner qu’il savait se gérer (car je venais de lui demander s’il avait bien fait ce truc ). Bref plutôt que d’envenimer les choses j’ai écouté la psy qui disait d’éviter de rentrer en conflit quand émotionnellement ça ne va pas. J’ai laissé passer le temps qu’il emmène les filles à l’école. Et en rentrant je lui ai dit que j’étais pas dans sa tête et qu’il avait une bouche pour communiquer. Qu’on avait tous nos humeurs mais il y avait la manière de le dire et qu’il était gonflé de me parler de maternage car 5 min avant ça l’arrangeait bien. Il m’a dit que c’était vrai, qu’il était à vif ce matin à cause du sommeil et qu’il était désolé d’avoir réagi ainsi alors que j’y étais pour rien. Et il m’a pris dans ses bras alors que je sais que dans ses moments il ne veut que personne ne le touche. Bref on règlera pas en deux jours nos soucis de communication mais on avance quand même à petit pas (enfin 3 pas en avant 2 pas en arrière )...

On voit chacun de notre côté la thérapeute de couple vendredi, on verra ce que ça donne. En attendant nouvelle semaine. Moi je vais m’acheter des pantalons de grossesse car là c’est plus possible, je ne rentre plus dans rien. Et ça me fait un petit moment pour moi au lieu de rester à la maison.

Bonne semaine à tous


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