Mon Histoire

La découverte de l’infidélité est une expérience traumatique. Il est souvent difficile d’être objectif lorsque nous traversons des situations déstabilisantes. Parlons en sans complexe.

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Sans Prétention
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Re: Mon Histoire

Message par Sans Prétention »

DOC a écrit : lun. 20 sept. 2021 23:30 Là, cela fait trop mal et c'est un peu trop compliqué.
Panse tes plaies en premier.
Tu penseras à ta plaie plus tard.
Il existe pour chaque problème complexe une solution simple, directe et fausse (H.L. Mencken)
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DOC
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Re: Mon Histoire

Message par DOC »

Sans Prétention a écrit : dim. 19 sept. 2021 20:01
DOC a écrit : dim. 19 sept. 2021 19:14 Il me suggère des antidépresseurs. Je ne veux pas.
A l'époque, j'ai pas voulu non plus.
J'ai tenu bon mais j'ai serré les dents à m'en exploser la mâchoire.
J'ai quand même ingurgité du Xanax. Quand nécessaire.
La plupart des personnes qui arrivent sur SOS passent par la case anti dépresseur.
Quelle est la raison qui te pousse à ne pas en vouloir ?
Moi je te dirai la mienne si tu veux.

Bonjour

Vu que je "plonge" actuellement et que je m'interroge sur les anti-dépresseurs, je veux bien ton conseil à ce sujet ainsi que la raison qui t'a poussé à ne pas en vouloir
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Deg
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Re: Mon Histoire

Message par Deg »

Salut,

Pourquoi tu ne veux pas d anti-dépresseurs alors que tu t "automédicamentes" à l alcool?

Certes l alcool c'est efficace sur le coup mais c'est vraiment pas top comme tu le sais. A mon avis c'est bien plus dangereux que des AD.
Tu risques d avoir une image dévalorisée de toi (le cliché du "largué qui picole pour oublier"), et ca ne va pas t aider à aller mieux.
Tu vas encore plus déprimer, sur ton sort et ton état. Bref, le cercle vicelard.
Un traitement adapté ne te donnera pas la gueule de bois, tu n enverras pas des sms à ton ex que tu regretteras, tu pourras avoir une vie "normale" ( être opé au taff, etc...).

Tu as vu un psychologue mais pas un psychiatre c'est ça?
Peut-être que dans un premier temps un psychiatre jugera que des anxiolytiques à prendre juste quand ça va pas suffiront. A la différence des antidépresseurs qui sont un traitement sur la durée.

Perso quand j ai appris que j étais cocu j ai demandé pour la première fois de ma vie des médocs alors que depuis des années je me "soignais" à l alcool (pour d autres causes que le cocufiage).

Mais là j ai pas présumé de mes forces pour une fois, j ai su que j allais faire encore plus de la merde avec la défonce. Donc j ai pris du valium et du seresta mais pas longtemps, 2 semaines je crois. (J aurais pu/ du en prendre plus longtemps mais bon).
Ca m a permis de pas sombrer encore plus dans l alcool que je ne l étais déjà. Surtout que alcool et médocs c'est un cocktail suicidaire.
Étonnement au lieu de devenir encore plus une loque alcoolisée avec cette histoire de tromperie, je me suis refais une santé. J ai arrêté net de boire.

Maintenant je bois que pour faire la fête, je bois jamais d alcool en semaine. Et quand je picole je suis bourré avec 3 verres. J ai plus de tolérance. Et tant mieux...

Tout ça pour dire qu avec le recul je me dis que 20 ans en arrière si j avais eu un traitement antidépresseurs peut-être que j aurais eu une autre vie.

Je dis pas que ces 2 semaines de médocs m ont changé la vie, mais ça m a aidé a passer le plus gros de la tempête qu est la découverte.
Je sais pas comment j aurais surmonté le truc sans ça, déjà qu avec c était rock n roll...
J ai toujours été réfractaire aux traitement psy médicamenteux, par orgueil surtout, mais quand je vois le résultat de ces années d automédication alcoolique, ca pas été une réussite.

Prend soin de toi.
Je veille à ce que mon verre reste à moitié plein.
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Sans Prétention
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Re: Mon Histoire

Message par Sans Prétention »

DOC a écrit : sam. 25 sept. 2021 09:39
Vu que je "plonge" actuellement et que je m'interroge sur les anti-dépresseurs, je veux bien ton conseil à ce sujet ainsi que la raison qui t'a poussé à ne pas en vouloir
Salut Doc.
Deg a tout dit. Tu peux carrément faire confiance à son jugement.
Dont acte : fais-toi suivre et prends des AD. Au moins pour passer le cap.

En revanche, toi tu n'as pas dit pourquoi tu refusais de te soigner.
Pour ma part, pas de mytho : j'y suis pas passé, mais sous contrôle médical tout de même avec un psychiatre qui me suivait de près et hors de question de jouer à cache-cache avec le bonhomme.
J'ai serré les dents bordel de m... Parce que ma mère en a pris pendant 30 ans (notamment à cause de cocufiages répétés de mon cher génie teur). A la fin le truc marchait plus. Il y a eu ça + une forme de dépendance. Je voulais pas lui ressembler. J'ai donc opté pour la manière spartiate. Mais j'ai compris que j'étais pas ma mère et que quand il faut, il faut.
Mais le plus important de tout, c'est de se créer en même temps un contexte favorable à son propre retour en grâce : faire ce qui fait du bien, beaucoup, s'entourer de personnes sûres, éviter les remèdes maison tels alcool, drogues... Et, lentement, se remettre en selle en remarquant tous les petits progrès réalisés au quotidien. Sortir de sa zone de confort aussi.
Accompagné.
Il existe pour chaque problème complexe une solution simple, directe et fausse (H.L. Mencken)
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