Old-boy a écrit : sam. 7 déc. 2024 19:28
Personne n'a le droit de te dire l'avenir de ton couple. I
En effet. Et merci de le rappeler. Accord parfait sur ce coup là.
Il n'y a pas de devin sur le site.
Pour rappel, il est urgent de distinguer risque et danger,
déterminisme et fatalisme.
Affirmation et conseil (statistique). C'est pas du tout la même chose !
A - Le sujet plus haut était : lorsque l'affaire est passée ou lorsqu'il y a découverte, le cf raconte-t-il tout au cocu ?
La réponse est : cela dépend des adultères mais
dans 90% des cas, ils ne disent pas tout. Les découvertes douloureuses se font au fur et à mesure que le temps passe.
Il est donc
statistiquement risqué de prendre pour argent comptant le contenu des paroles des cf qui, en plus, sont souvent atteints d'amnésie sélective dans le meilleur des cas et de manipulationite aigüe dans les autres.
Dans ces configurations précises (manipulation, gazlighting et autres joyeusetés perverses comme dans un plus grand nombre de cas que le simple "oubli"), il est
encore plus risqué de croire le cf pour des raisons de santé physique et mentale.
Et l'accord entre le sandwich et le cf en dit un peu plus sur le type d'infidélité dans laquelle on se trouve.
B - L'autre question était : le sandwich dit-il toujours la même version que le cf ? Quel intérêt d'aller chercher le sandwich ?
ici, ce n'est pas l'action qui compte, c'est le but.
Par exemple, il n'y a
aucun intérêt dans la recherche malsaine des détails qui font mal.
Et c'est définitif à moins d'être maso.
Aller chercher à "mesurer" dans la souffrance en plus, avec l'esprit en dépression, ce que l'autre a "de plus" ou "de moins" que "moi", est
délétère.
Je ne recommande donc pas.
D'abord parce que complètement biaisé (représentation dévalorisée de soi), ensuite parce que ça ne dit que des "valeurs" relatives (en fait, le cocu peut être un super candidat, l'homme / la femme parfaite pour un / une autre mais il ne le pense plus car "validé" dans le regard de son légitime qui regarde l'amant. C'est inutile et avilissant)
En revanche, dans le cadre d'une confrontation d'éléments avec des sources croisées (emploi du temps, témoignage d'un collègue de bureau...), interroger les faits peut servir à mieux envisager le volume de merde qu'il y aura à déblayer.
On observe, dans la masse des témoignages disponibles
passés que
la plupart du temps ce que disent le cf et le sandwich correspond dans les grandes lignes.
Cela peut signifier que :
1) il s'agit de la vérité (mais le cas est rare. De plus, ils ont pu se contacter entre temps)
2) les amants se sont longuement concertés sur le sujet.
Cette concertation veut dire une connivence qui dépasse le cadre du plan cul épisodique : on a parlé, monté le coup, préparé les rendez-vous, on a des "plans"
à deux et donc contre le couple légitime. Le cocu a peu de marge de manoeuvre. Sa réaction doit donc être énergique et droite. Ce qui amène au point suivant :
Quand les versions ne correspondent pas, il s'agit le plus souvent de plans culs et le sandwich en a rien à foutre du cf c'est pourquoi il ne se gêne pas pour balancer sa vérité sans que les conséquences ne l'affectent.
Dans le cas du sandwich qui s'en fout, c'est lui qui mène la danse.
Exemples :
viewtopic.php?p=58001#p58001
Là, l'infidélité se retourne contre le cf. Le cocu a plus de marge de manoeuvre. Sa réaction peut être plus empathique. L'autre se "rend compte" de l'importance de son / sa légitime.
Pour dire que la thérapie qui suit n'est alors pas du tout la même selon les cas :
Si attachement (peu importe la manière) entre le cf et le sandwich (dépendance sexuelle ou affective nouvellement créée), le thérapeute devra aider le sandwich non seulement à revenir au légitime mais également l'aider à comprendre pourquoi l'éloignement du couple a eu lieu sur ce terrain là. Et déboulonner la dépendance.
Si elle est affective, c'est probablement lié à du Don Juanisme. Si elle est sexuelle, ça peut être un gros problème d'addiction. Dans tous les cas, faille narcissique et travail sur les représentations mentales : l'écart était un "appel d'air", voire parfois une "délivrance". L'ennemi est le légitime qui "empêche" le bonheur du cf.
Dans le cas de l'amant qui s'en fout, le cf s'est fait avoir, c'est plus simple de faire revenir la moitié au bercail. Le plus souvent, c'est un écart. Un "accident" de parcours. C'est le cas le plus léger à traiter puisque les deux sont convaincus que faire un écart est malsain. L'ennemi est alors le sandwich qui empêche le bonheur du couple. Pas la même chose.
Il existe une autre configuration : dans le système où le cf dit de la merde et se fout de son sandwich (et de son légitime par la même occasion) on est clairement chez les manipulateurs de très haut vol. L'ennemi c'est tout le monde. Ou plus précisément : le moi grandiose exige d'être magnifié par tous.
Là je mets en jeu ma parole à titre personnel : je dis au cocu de se barrer. Direct. 49.3 amoureux.
C - C'est comme avoir des preuves :
C'est absolument inutile pour la justice devant les tribunaux.
En revanche, ça évite que l'autre gland manipule le cocu avec une avalanche d'arguments de merde :
dans une infidélité, on ne joue pas à armes égales avec un menteur. Lui sait ce qu'il a fait, où, quand, avec qui, comment c'était.
En général le cocu n'a rien sous le coude. Les discussions ne sont pas authentiques. L'un promène l'autre sur des kilomètres.
La donne change totalement quand on a des preuves : le discours du cf devient moins assertif et le cocu reprend la main.
C'est donc important. Les déclarations de l'amant dans ce cadre précis
peuvent constituer une source de renseignements édifiants.
Et surtout
on peut se dire "Je ne suis pas fou / Je ne suis pas folle" ce qui n'a pas de prix pour l'estime de soi.
Maintenant, compte-tenu des configurations, il est plus ou moins "risqué" (pas que amoureusement mais aussi physiquement, financièrement, mentalement, affectivement) de refaire confiance.
On observe une tendance générale selon laquelle les mensonges longs sont significativement liés à des personnalités perverses.
Le temps seul bien sûr ne dit rien. Ce n'est qu'un indicateur (il y a des mensonges longs avec la honte en arrière plan).
Mais la conjonction de deux indicateurs dit quelque chose : temps long + une attitude négative (culpabiliser l'autre, le faire douter de la vérité alors qu'il y a des preuves, renverser la responsabilité "tu n'es pas assez ceci ou cela", enfin, négation du trauma "moi j'avance" - en faisant rien-) admet de manière plus saillante la perversité.
Si le trompeur / la trompeuse fait amende honorable, la démarche indique un pas vers un couple équilibré. C'est bien, mais non suffisant.
Si le cf égraine la vérité comme on égraine un chapelet en se moquant du cocu, en le culpabilisant, alors on est dans un
système d'emprise.
Notre ami En Miettes
semble être dans un système d'emprise. Pas parce que j'ai envie mais parce que les
indicateurs sont mauvais.
Je ne prendrai donc pas la responsabilité de lui dire "vas-y Jojo ! Votre amour est plus fort que tout !" Ce n'est pas le cas, vu le comportement nauséabond de sa compagne.
Mais ça peut changer. Or pour parler de changement, il faut
des éléments clairs et forts, pas des impressions car les enjeux sont immenses.
Pour résumer,
oui, ça peut évoluer positivement,
si et seulement si Madame Miette se bouge un peu plus. En l'état,
elle ne fait pas le minimum syndical, le risque est donc encore élevé.
Pensée divinatoire idiote : "Vous allez y arriver"
Pensée divinatoire prudente : "Vous n'allez pas y arriver"
Conseil "statistique" : "Je ne sais pas mais dans la configuration actuelle, le risque est grand; ça va pas dans la bonne direction"
Désolé si le sujet exige de sortir de la binarité.
Désolé d'être compliqué mais il est important de donner les clés à tout un chacun.
