Moi qui me croyais à l'abri...

La découverte de l’infidélité est une expérience traumatique. Il est souvent difficile d’être objectif lorsque nous traversons des situations déstabilisantes. Parlons en sans complexe.

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Exia
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Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Exia » ven. 6 juin 2014 13:10

Bonjour à tous. Voici mon témoignage à chaud, un gros pavé qui j'espère sera assez complet pour que beaucoup s'y reconnaissent.

Moi : 29 ans, 5 ans d’étude (2 diplômes) mais carrière insignifiante (actuellement employé dans une agence de location de voiture) puisque je ne voulais pas quitter le département histoire de privilégier la carrière de ma chérie. Très peu de famille (un grand-père, deux oncles que je n’aime pas ou peu, et quelques cousins avec qui je n’ai pas de contact) et j’en ai toujours souffert. J’ai eu deux relations courtes avant de connaître ma chérie à l’âge de 20 ans.

Elle : 27 ans, enseignante dans le patelin juste à côté de chez ses parents (ce qui est idéal), a toujours tout réussi dans la vie du premier coup (sauf agrégation qu’elle a testé cette année juste pour voir, et raté comme elle l’avait prévu). Brillante, intelligente, féministe convaincue, et physiquement tout à fait mon type de femme. Trois sœurs (une plus grande, deux plus petites) dont l’aînée est en couple depuis bientôt 9 ans et a une petite fille dont je suis le parrain. Je suis la première relation de ma chérie, je pense que c’est important dans l’histoire.

Nous : à 20 et 18 ans, nous nous sommes rencontrés à la fac. Parcours classique : premier appart ensemble au bout de 2 ans de relation, puis vie commune parfaite avec des amis en commun que l’on voit souvent. Mariage génial après 7 ans de couple, avec la particularité que je prends son nom de famille au lieu de l’inverse. Déjà parce qu’en tant que féministe elle estime qu’elle n’a pas à devenir la propriété de son homme donc elle ne risquait pas de prendre mon nom, mais j’estimais que ses parents (géniaux) méritaient amplement d’avoir des petits enfants à leur nom (rappel : 4 filles), donc j’ai décidé que je m’appellerais désormais comme sa famille. Peu après le mariage nous achetons notre maison, à la campagne pour pouvoir avoir des chèvres comme elle l’avait toujours voulu. J’ai toujours exprimé mon désir d’avoir des enfants, pour enfin me sentir génétiquement proche de quelqu’un. Elle n’a jamais voulu en avoir tôt mais je lui avais donné ma limite : je ne voudrais pas atteindre 30 ans avant d’avoir mon premier enfant. C’est donc à Noël dernier, un peu avant mes 29 ans, qu’elle accepte que l’on essaye d’en faire. Une de ses meilleures amies est enceinte (mais le couple est au bord du gouffre) et sa grande sœur a une petite fille super que nous adorons, c’est pour cela que je me dis qu’avec la limite que je lui avais donné, c’est logique qu’elle se décide enfin.
En 9 ans de couple, nous avons eu une dispute (oui, une seule) mais aucun de nous ne se souvient pourquoi. Nous aimons beaucoup de choses en commun (l’Histoire, les animaux, les séries télé, les sorties culturelles, jeux vidéo, jeux de société, mêmes musiques…) et partageons toutes nos expériences.
Concernant nos relations sociales en dehors du couple, elles sont limitées de mon côté par plusieurs facteurs : je ne suis ami avec aucun/e collègue, mes amis ont tous déménagé en dehors du département, et je me suis détaché de tous les clubs ou associations dont je faisais partie mais n’ai rien retrouvé à la place. Je me complais à jouer en ligne tous les soirs avec mes amis, ce qui plait à ma chérie puisqu’il s’agit là de mon seul lien social en dehors de mon boulot. Concernant ma chérie, elle a pas mal de copines (et s’en refait d’autres par l’intermédiaire du boulot où elle voit pas mal de nouvelles têtes), dont beaucoup d’anciennes qui sont quasiment toutes restées dans notre ville natale, et les voit très régulièrement, au moins une ou deux fois par semaine. Elle me reproche de ne plus avoir assez d’amis et ne pas chercher m’en faire. C’est plus facile à dire qu’à faire, mais je le lui accorde.

La tromperie : nous sommes donc depuis Noël à essayer de faire un enfant. Nous nous sommes bien amusés avec les tests d’ovulation, à ne rien comprendre à comment ça fonctionne mais tant pis, il suffit de faire l’amour régulièrement (nous le faisons en effet plus souvent qu’avant) et ça finira bien par marcher. Pas de bébé en vue au bout de cinq mois, mais pas grave. Tout va bien dans notre couple, mis à part le manque d’amis qu’elle me reproche. Dimanche dernier je me lève après elle, et elle m’annonce en pleurant, sans introduction, qu’elle est tombée amoureuse de quelqu’un. Et que ça dure depuis trois mois. Choqué mais gardant mon calme (je suis quelqu’un de très posé et pragmatique, je ne m’énerve jamais), je lui demande qui c’est même si j’ai un gros doute. Comme prévu, c’est un de ses collègues. Elle m’annonce qu’elle ne sait plus où elle en est dans la vie, qu’elle s’est menti à elle-même sur sa vie, car la maison à la campagne et la routine quotidienne ce n’est pas ce qu’elle voulait. Elle m’annonce surtout qu’elle croyait vouloir un enfant mais que ce n’est absolument pas le cas, que là aussi elle s’est menti à elle-même. C’est cette phrase qui fait le plus mal : “Je suis pressée de reprendre la pilule”. Elle me dit qu’elle ne se voit pas à 60 ans sans enfants, mais qu’elle ne sait pas quand elle voudra les faire. Ce qui va donc à l’encontre total de ce que nous nous sommes dit pendant nos 9 ans de couple : elle a toujours voulu 3 ou 4 enfants, sûre que dès qu’elle aurait le premier elle en ferait un second derrière, elle m’a même suggéré des prénoms. Au-delà de l’adultère, je suis surtout cocu de sentiment de filiation. Je suis resté avec elle pendant 9 ans parce que je savais que ce serait elle la mère parfaite de mes enfants. Eh bien non, elle ne pense pas en vouloir pendant les prochaines années et pense même qu’elle n’en a jamais réellement voulu. Je lui dis OK, pas grave pour les enfants, je peux encore attendre, mais il faut que ça s’arrête avec l’autre. Elle me répond qu’elle est vraiment amoureuse, que ça lui est tombé dessus comme ça. Il faut y comprendre que ça ne pourra pas s’arrêter facilement, ce qui corrobore les témoignages que j’ai pu lire ici ou sur d’autres sites.

“L’autre” : 42 ans (15 ans de plus qu’elle), professeur d’EPS dans le même établissement que ma chérie. Marié mais “vit en coloc avec sa femme” (donc couple terminé), a des enfants. Quand il est arrivé dans l’établissement, elle me l’a décrit comme un gros lourd imbu de lui-même qui faisait beaucoup trop de blagues de cul. Et puis avec le temps, elle m’en a dressé un autre portait. Que finalement il n’était pas aussi lourd, et qu’il était très sympa. Elle est partie deux fois avec lui en classe de neige où ils étaient trois enseignants surveillants : lui, ma chérie, et la prof d’allemand qui est la collègue préférée de ma chérie. J’ai donc aperçu ce type l’année dernière en allant chercher ma chérie au retour de la classe de neige. Grisonnant, pas mal physiquement même si pas bien grand, une bonne tête. Cette année, la classe de neige s’est déroulée différemment et il a fallu que je garde la voiture du type dans mon garage pendant la semaine (une Citroën DS5 flambant neuve). Durant la semaine, ma chérie me disait qu’elle ne s’éclatait pas à gérer les gamins (ce qui est compréhensible) et que ses moments de bonheur de la journée était les centaines de textos qu’ils s’envoyaient à trois, elle, lui et la prof d’allemand.
C’est là que je l’avais vu venir. “Femme qui rit...”, dit-on. C’est donc après cette classe de neige qu’ils ont commencé à se voir. Je ne pensais pas nécessairement qu’elle allait me tromper avec lui mais je savais que si elle devait aller voir ailleurs, c’était le principal suspect.
Elle me le décrit maintenant comme quelqu’un avec une histoire difficile, et que, selon ses dires, “Tu ne peux pas le juger, tu ne le connais pas”. Okay. Mais selon moi, un mec dont la vie est bien établie (des enfants, un boulot qui paye très bien) et qui entame une relation sérieuse avec une jeune mariée de 15 ans de moins que lui, c’est bel et bien un salaud. Ou un veinard, selon le point de vue.

Je suis donc la preuve vivante que PERSONNE, mais alors PERSONNE, n’est à l’abri d’être trompé. 9 ans de relation parfaite avec une gentille fille sage, elle n’a presque rien à me reprocher puisque j’ai toujours été aux petits soins avec elle, sans jamais un mot de travers ou une action déplacée. Je n’ai jamais eu l'occasion, encore moins l'envie de toutes façons, de la tromper. J’ai passé toute ma vingtaine à être le prince charmant, celui dont on nous rabâche les oreilles que les femmes attendent toute leur vie sans jamais le trouver. Le “presque rien à reprocher” est important là : le reproche est que j’ai été trop présent, trop attaché à elle. Le mari trop parfait, qui l’étouffe sous son imperfection à elle. Toute mes décisions ont été prises sous l’angle de notre couple, je n’ai jamais rien fait qui aille à l’encontre de ses (nos !) valeurs, je l’ai toujours mise sur un piédestal. Je suis maintenant un féministe tout comme elle, et je me suis toujours arrangé pour que nous fassions tout pareil. En conséquence, je ne suis pas un mâle alpha. Je ne m’énerve pas, je suis non-violent, je ne fume pas, je ne bois pas, ma vie est dictée par la logique et par la raison. Tout en étant un amoureux gnan-gnan.

Je vais finir par le sujet qui pourrait être le plus important mais qui ne devrait pas l’être à mes yeux : la sexualité. J’étais sa première fois, et je l’ai toujours sentie assez prude. Au fil des années, nous avons découvert de nouvelles positions, et nous en découvrions encore ces temps-ci. Ça allait bien. Certes les rapports n’étaient pas fréquents (1 fois ou 2 le week-end, et rarement en semaine fatigue oblige), elle s’en était plainte il y a quelques années quand c’était encore pire et j’avais fait des efforts suite à ça. Depuis que nous essayions d’avoir un enfant la fréquence avait augmenté. Pas forcément la qualité, mais elle ne m’a pas signifié récemment que ça n’allait pas à ce niveau. Quand j’ai essayé de parler de sexe pour comprendre l’adultère, elle m’a bien signifié (sans vraiment le dire, puisqu’elle ne sait pas parler quand ça ne va pas) que ce n’était pas ça qui l’avait amenée vers l’autre, ni même fait rester. Bref, ce serait certainement une fausse piste de penser que le manque de fréquence et/ou qualité sous la couette est à l’origine de l’adultère.

Et maintenant ? Depuis 5 jours qu’elle me l’a avoué, nous avons eu quelques discussions. Ce qui en ressort c’est qu’elle n’a rien, mais alors rien du tout, à me reprocher qui aurait pu causer l’adultère. Qu’elle a eu un coup de foudre et qu’elle l’a suivi. Elle est consciente qu’elle a tout à perdre à divorcer pour se mettre avec l’autre (une partie de ses amis et de sa famille ne lui pardonneraient pas) et surtout rien à y gagner, mais elle ne sait pas où elle en est et ne peut pas prendre de décision maintenant. Nous faisons chambre à part mais j’accepte qu’elle me prenne la main le soir quand nous regardons la télé (nous n’avons rien changé à notre routine quotidienne). Tout ce que je peux faire pour lui rappeler que je suis là et que c’est moi qui suis légitime au quotidien, je prends. Je sens qu’elle revient petit à petit physiquement vers moi. Mais envisage-t-elle seulement de ne plus faire de même avec son collègue ? Je ne sais pas du tout où en est leur relation, mais je pense qu’ils se voient encore comme avant, et qu’ils couchent probablement toujours ensemble. Je suis d’accord pour lui laisser du temps, la brusquer ne mènerait à rien. Elle prendra elle-même la bonne décision, je le sais. Mais en même temps, si elle était si pressée de reprendre la pilule (alors qu’on ne risque pas de coucher ensemble dans les prochaines semaines même si elle lache l’autre), j’espère que ce n’était pas pour passer à l’étape supérieure avec son collègue et ne plus mettre de préservatifs (si ça été le cas un jour). Je ne lui ai pas demandé de détails là-dessus. N'étant pas propriétaire de son corps ni de son intimité, je n'ai pas à m'aventurer là-dedans (mais je la forcerai quand même à aller faire des dépistages).

Je n’attends pas vraiment de l’aide en postant ce témoignage, mais j’espère qu’il servira à d’autres pour ne plus se sentir seul. Je suis l’archétype du mari qui a tout fait pour que son épouse (une fille sage et intelligente, avec un vrai esprit de famille) soit heureuse quitte à sacrifier ma carrière et mon mode de vie (je suis un vrai citadin). La preuve est donc faite que ça peut tomber sur n’importe qui et que l’on ne peut pas faire confiance aveuglément à son conjoint.



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viviane.dudulle
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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par viviane.dudulle » ven. 6 juin 2014 14:03

Je t'envoie tout mon soutien. J'ai tout lu, c'est bien écrit, on comprend bien. Je suis d'accord avec toi.
Tu n'as rien à te reprocher, et il n'y a donc aucun lien avec son comportement d'adultère.
Désintéresse-toi de cela, fait comme si ça n'existe pas.
Si, il faut que vous recouchiez ensemble, si tu en as le désir bien sûr. C'est ta femme, tu l'aimes; le reste c'est des conneries, à elle de gérer, elle a à t'épargner. Si elle te ressort des propos comme quoi elle aime ailleurs, il faut qu'elle consulte un psy qui la mette face à sa réalité.
Tu dis qu'elle ne te quitte pas, que vous avez des moments de proximité. Il n'y a que ça qui compte.
Courage



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Ricochette
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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Ricochette » sam. 7 juin 2014 16:25

Bienvenue à toi Exia,

Il y a une profonde honnêteté entre vous. Ta femme n'a pas voulu t'alerter quand elle a senti qu'elle se rapprochait d'un autre, pensant que l'effet coup de foudre allait se dissiper probablement. Elle est assez franche avec toi. Je suis certaine, comme elle le dit, qu'elle n'a pas pu maîtriser cette attirance malgré qu'elle n'ait rien à te reprocher. Ca peut se concevoir.

La version du prof d'EPS me fait doucement sourire, formule classique du séducteur qui veut ferrer sa proie: entre ma femme est moi, rien ne va plus et on fait de la coloc, il ne se passe plus rien. Tatata, il y en a en pagaie des hommes mariés qui utilise ce langage erroné pour justifier leur attitude.
Je crains que ta femme ne soit tombé dans ce panneau et qu'elle déchante si la réalité est tout autre! Ce gros lourd au langage paillard qui vire subitement au beau Roméo hum hum

La reprise de la pilule est un acte censé de sa part. On ne conçoit pas un enfant si le couple vit une traversée du désert. Je ne pense pas qu'elle l'ait reprise spécifiquement pour faire des cabrioles. Je pense plus à un différemment de cette décision dont elle n'est plus sûre puisqu'elle est un peu perturbée. Décision censée du reste. Et si ce Mr est déjà père, il n'est pas dit qu'il veuille resservir le couvert au risque de se coller une éventuelle autre pension alimentaire.
Oui, ta femme est perdue car il a dû lui faire le grand jeu.

Bien-sûr que l'adultère n'est pas sectaire et peut concerner, malheureusement, tout le monde.

Bon courage Exia et reste conforme à tes propres valeurs.Ne te perd pas pour autant.


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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Exia » sam. 7 juin 2014 19:41

Ricochette a écrit :reste conforme à tes propres valeurs.Ne te perd pas pour autant.
Je te remercie, je vais essayer de m'accrocher à ça. Je suis très fier de ce que je suis, et je ne sais pas si le mâle alpha qu'elle préférerait certainement que je sois est vraiment mieux. Si je m'étais énervé (ce qui est vraiment contraire à ma personnalité) j'aurais probablement plus montré mon désarroi et donc mon attachement à elle ? Je ne pense pas. Si je m'étais énervé et lui avais fait une scène, cela aurait juste montré que je ne lui faisais pas confiance pour prendre la bonne décision et qu'elle avait besoin de se faire remonter les bretelles pour lui remettre les idées en place. Mais même si elle est en effet totalement perdue, je la sais assez intelligente pour se rendre compte de sa connerie.
Elle m'a réellement reproché de ne pas lui avoir fait une crise. Mais c'est par respect pour elle que je lui fais confiance et garde mon calme. Elle me reproche donc le respect et l'amour pour elle ? Rien que pour ça je sais qu'elle est réellement malade.
viviane.dudulle a écrit :Tu n'as rien à te reprocher, et il n'y a donc aucun lien avec son comportement d'adultère.
En creusant un peu, il y a ce souci des enfants qui me taraude. Elle a décidé d'elle-même que nous allions nous y mettre, et pendant toute cette période elle n'a rien dit probablement pour ne pas me détruire. C'est mon désir d'enfants qui est en cause quelque part là-dedans, après est-ce que je dois me le reprocher ?
viviane.dudulle a écrit :Tu dis qu'elle ne te quitte pas, que vous avez des moments de proximité. Il n'y a que ça qui compte.
Je garderai espoir tant que ça durera, ouais :)



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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Ricochette » sam. 7 juin 2014 21:07

Exia, tu sembles avoir un comportement "exemplaire" avec ta femme.

Il a déjà été dit sur ce forum que parfois, l'adultère de l'un a pour but de définir l'attachement de l'autre, une sorte de test. Il faut alors savoir faire preuve de virulence pour s'imposer car c'est le but recherché, faire sortir le conjoint de ses gonds et de ses retranchements.


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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Exia » sam. 7 juin 2014 23:16

Ca me semble vrai sur l'instant, mais ça ne semblait pas l'être encore avant-hier. Il y a trop de raisons, trop de possibilités.
Pourquoi je dois en plus me casser la tête ? Ma chérie représente malheureusement, sur l'échelle humaine, le degré zéro de l'expression des sentiments. Impossible de savoir quoi que ce soit, et elle ne va pas m'aider. Elle me dit que ce n'est pas de ma faute mais puisqu'elle ne fait absolument rien que pour la situation s'améliore, je ne peux que me sentir coupable de tous les maux de la relation. Si c'était réellement un test, elle aurait pu me prévenir, me donner un indice comme quoi j'avais quelque chose à changer (surtout que, je le répète, elle m'assure qu'il n'y a rien). Je croyais que j'allais pouvoir être patient, mais tout ça risque de m'énerver plus vite que prévu...



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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par melek » dim. 8 juin 2014 08:13

Je vois que tu est une personne rationelle et pragmatique, mais je me demande si tu as bien regarde ton futur? dans l'avenir tu te vois avec une femme a tes côtes sans amour pour toi quelques heures par jour lui soutenant la main devant la tele ou meme la soutenent moralment quand elle aura de crises et problemes avec son amant? ou bien si elle finit la relation avec lui surtout de la part de lui s'il voit sa vie familielle en danger, tu auras une femme en chair et os mais avec le coeur et le sentiment pour un autre en connaissement de cause qu'elle t'aime pas, ça et dans le cas de ta femme c'est un avenir? vraiment pour refaire un couple il faut un minimum d'amour des deux partenaires, le cocoufier doit au moins regretter et etre conscient du mal qu'il a fait a son conjoint et en plus faire vraiment des efforts de deux côtes pour arriver a faire marcher. Dans le cas de ta femme je vois pas de tout auqun de ces signes, tu as fait de gros efforts tu as sacrifie ta vie proffesionelle pour la soutenir, au moins tu te sentais aimee, mais maintenant tu as quoi? douleur et tritesse, je crois que tu devrais te poser les bonnes questions et trouver les bonnes reponses, car dans les conditions actuelles je trouve ton avenir pas gai ni rationnell. Bonne Chance.

A vous touts je m'excuse pour mon français, je suis pas français et en plus ça fait plus de 19 ans que je suis pas allee en France :bonk: . Merci de votre comprehension.



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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Exia » dim. 8 juin 2014 09:31

J'ai tout bien compris à ton message, ne t'en fais pas :)
melek a écrit :Dans le cas de ta femme je vois pas de tout auqun de ces signes, tu as fait de gros efforts (...) pour la soutenir, au moins tu te sentais aimee, mais maintenant tu as quoi? douleur et tritesse
C'est quelque chose que je n'ai en effet pas envie de m'avouer. Mais je vais devoir y réfléchir quand même. C'est parti.

Je ne sens pas qu'elle a l'intention de revenir. Elle me dit qu'elle se sent coupable mais n'a pas fait le moindre pas vers moi depuis qu'elle me l'a avoué. Enfin, c'est à moitié vrai : elle me tenait la main, m'a pris dans des bras, m'a même fait un bisou jeudi soir... et puis vendredi et samedi, rien. Comme si je la dégoûtais. J'ai un peu cherché mais rien obtenu. Donc son pas en avant, son rapprochement physique, elle l'a totalement retiré.
Il ne me reste en effet rien aujourd'hui. Tout juste une semaine que je le sais, et il ne s'est rien passé allant dans mon sens. Pas de doutes de sa part concernant un avenir avec lui, pas de regret sur un probable divorce (nous n'avons pas évoqué ce mot, ceci dit). Je me suis contenté de lui dire qu'il suffirait qu'elle arrête et que tout irait bien, lui expliquant que moi, je l'aimais, et pourquoi et comment. J'ai un peu descendu le prof de sport, et n'ai obtenu comme réponse que "Il n'est pas comme tu penses".

Je veux lui donner plus d'une semaine pour se rendre compte qu'elle n'a aucun avenir avec lui. Si elle peut mettre encore trois mois avant de se rendre compte qu'elle fait une connerie et fout plusieurs vies en l'air (mais pas celle du prof de sport : pour rappel, il n'est plus en relation avec sa femme et a déjà ses enfants, il n'a rien à perdre que ça marche ou pas), je ne dois pas moi non plus prendre de décisions hâtives et claquer dès aujourd'hui tout ce que nous avons mis 9 ans à construire.

Il parait que je suis une personne arrogante, mais je n'ai pas réellement de fierté dans cette histoire. Je veux bien souffrir encore un peu si cela lui laisse le temps de se rendre compte de ce qu'elle fait. C'est un investissement, un peu de souffrance maintenant pour retrouver le bonheur plus tard.

J'ai obtenu hier des informations comme quoi elle n'aurait vraiment aucun avenir même à moyen terme avec l'autre, ça m'a redonné un peu d'espoir. Pourtant je sens réellement la colère monter en moi chaque jour. C'est humain. Ne pas savoir où ça va, me sentir délaissé, limite qu'elle se fout de ma gueule. Et pourtant je vais, comme le disait Ricochette un peu plus haut, rester conforme à mes valeurs, dont une des principales est celle-là : il vaut mieux souffrir aujourd'hui si ça permet de ne rien regretter demain. Elle ne fait aucun pas vers moi ? C'est normal, elle est malade, sinon on en serait pas dans cette situation ! Je lui dois de lui laisser le temps. Mais pas trop non plus, certes.



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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Ricochette » dim. 8 juin 2014 13:52

Elle est amoureuse et aveuglée donc pas pragmatique. Il doit être très persuasif ce Mr pour avoir fait radicalement changé d'avis ta femme sur sa personne.

Forcément qu'elle ne lui attribue pas les mêmes valeurs que toi à ce prof. Elle est sur son petit nuage et loin de tout entendement rationnel. La rivalité n'est pas équitable car lui, il vient juste de sortir du chapeau et il a su l'embobiner. Quand elle le côtoiera au quotidien, elle ne portera plus le même regard sur lui et c'est là que tu reprendras de la hauteur. Mais il sera peut-être trop tard. Ceci dit, je reste persuadée que l'histoire de la coloc de ce prof avec sa femme c'est du pipeau.

Lui fixer des ultimatums n'a que peu de portée car elle a l'esprit barré ailleurs. Elle ne semble pas du tout conciliante pour rectifier son écart. La partie est loin d'être gagnée pour toi...même si je te souhaite d'aboutir à tes fins.


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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Exia » dim. 8 juin 2014 14:40

Plusieurs témoignages corroborent l'histoire d'avec sa femme. Et pour cause : il aurait atterri dans le collège où enseigne mon épouse suite à une mutation survenue... parce qu'il se tapait une collègue dans l'établissement où sa femme et lui enseignaient. Ce n'est qu'un bruit de couloir, mais ça me fait bien sourire. Le souci, c'est que je ne peux pas en parler à ma femme car elle me demanderait où j'ai obtenu l'information, et dans son état d'esprit actuel ma source ne lui plairait pas. D'autant plus que je ne l'ai pas vérifié. Je pense essayer de rentrer en contact avec la femme de l'autre histoire d'y voir plus clair.



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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par viviane.dudulle » dim. 8 juin 2014 15:14

Mon avis est que tu n'obtiendras qu'une parcelle de la vérité, et rien d'autre.
Est-ce que ça a vraiment de l'intérêt ? Faut te poser la question. Tu donnes de l'importance à leur histoire en t'y intéressant.
Laisse tomber; le gars en question n'en vaut pas la peine.
Faut que tu te décentres de ces conneries. Tu as mieux à faire, tu vaux mieux.
Hop, du sport, des sorties entre potes. Faut montrer que c'est ta vie qui compte, que tu "es droit dans tes bottes", toi (et en plus c'est pas du tout mon bord politique, le grand de Bordeaux...).
On m'avait conseillé changement de coiffure, de garde-robe ... je sais pas si ça vaut pour un mec. Ca parait puérile, mais l'idée est de se faire du bien à soi. Et par là attirer (un peu) la jalousie de l'être aimé; Et oui la terre peut tourner sans elle; alors il faut qu'elle réalise que son jeu est dangereux.



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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par arnaud02 » dim. 8 juin 2014 19:14

Bonjour,

C'est la première fois que j'interviens sur le post de quelqu'un d'autre, je vais essayer de faire au mieux....

Les gens du forum ont été d'une grande aide pour moi, et je les en remercie.

De mon côté j'ai compris, avec beaucoup de temps, que la seule solution était la rupture. Je dois t'avouer que je ne l'ai toujours pas digérée cette rupture et qu'encore aujourd'hui je suis au 36 ème sous-sols....

Bref! D'après ce que tu nous en as dit ta femme est perdue! La mienne était dépressive. Il y a toujours une bonne raison!

Pardon mais malgré mon relatif jeune âge (32 ans c'est jeune encore non? :) ) et mes quelques expériences de vie en couple, il en ressort une chose : si tu es trop gentil avec quelqu'un tu finis par le payer un jour ou l'autre (j'ai été dans les deux cas : le mec trop gentil et au contraire le "bad boy" :+ sans jamais tromper malgré tout).

Ta femme est "féministe" mais va s'amouracher d'un mec qui passe son temps à faire des blagues de cul? Il n'y a pas un truc qui te fait tiquer?

D'après ce que tu nous as dit ta femme n'est pas du genre à s'envoyer en l'air avec le premier venu non plus?! Elle a juste trouvé quelqu'un qui la faisait "vibrer" et qui sans doute la sort de sa routine. Tu ne peux pas l'empêcher et tu aurais tord de le faire si tu es dans l'optique de la reconquérir (c'est le cas non?).

Je te donne juste mon avis, il vaut ce qu'il vaut..., mais si tu veux la récupérer et qu'elle se rende compte de son erreur, arrête d'être à ses pieds. Sois un mec sûr de lui, sors, fais des rencontres, reste froid avec elle et... encore mieux... change de logement si tu en as la possibilité. Tu vas partir mais ne t'inquiètes pas l'autre séducteur en survêt' ne va pas prendre ta place (trop occupé avec sa femme...). Par contre ta femme ça la fera réfléchir...

Après qu'elle revienne vers toi ou que finalement vous vous éloignez l'un de l'autre.... on ne peut pas prévoir (quoique j'ai ma petite idée là-dessus). Mais une chose est sûre, dans un cas comme dans l'autre, tu auras conservé ton honneur.

Ce n'est que mon humble avis.

Courage



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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Exia » dim. 8 juin 2014 19:41

Je la vois comme malade, ne sachant pas où elle en est. Elle est tombée amoureuse d'un cas typique du coureur de jupons, le genre de mecs qu'elle fustige au quotidien. Elle n'a pas toute sa tête et je ne peux pas prendre ses actions actuelles comme celles de ma "vraie" épouse. On ne peut pas effacer 9 ans de convictions et de projets d'avenir comme ça ! C'est pour cela que je lui pardonnerai quand elle ira mieux.

Ce que je ne lui pardonne pas, c'est de me laisser dans le noir depuis une semaine. Je pense qu'elle n'a plus grand chose à foutre de ma tronche, sinon elle ne me ferait pas ça. Du coup je commence à vraiment bouillir de l'intérieur, et c'est ce qui me détacher d'elle. Je n'aurai effectivement pas de souci à passer moins de temps à la maison. Quitte à être froid avec elle, ce qui va être dur mais nécessaire. Et en même temps, je ne veux pas non plus que mon absence pousse vert l'autre. Même si comme tu dis, le séducteur en survêt' (expression adoptée !) est bien occupé de son côté (pas par sa femme, mais ses enfants) et elle va se retrouver un peu seule.

Elle aurait su gérer la situation, je serais resté présent. Mais la fuite est nécessaire à ma santé mentale et peut même la faire prendre conscience d'un truc, donc va pour ça.



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viviane.dudulle
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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par viviane.dudulle » dim. 8 juin 2014 21:10

Pense effectivement à toi.
C'est tout récent; on est nombreux pour témoigner de cette putain de douleur qui assaille.
Au début tu as fait tampon, parce que c'est ton tempérament. Mais tu as raison, ça va ressortir.
Il faut que tu profites d'être à une belle saison pour te balader, t'oxygéner. Anesthésie ton cerveau, et prend soin de ton corps. C'est un vrai traumatisme.
Mais comme déjà tu écris, sur ce site par exemple, c'est bien : tu as su extérioriser; c'est déjà une mise à distance.



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Ricochette
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Re: Moi qui me croyais à l'abri...

Message par Ricochette » dim. 8 juin 2014 22:13

Nous sommes tous plus ou moins tombés du cocotier en découvrant un(e) parfait(e) inconnu(e) en guise de conjoint(e) de nombreuses années plus tard. C'est ce qui est déstabilisant car tous les repères volent en éclats.
Il n'est pas dit que ce soit du ressort de la maladie comme tu le penses Exia. Ils sont EUX tout simplement, tels des oeufs Kinder, pleins de surprises.

Ce ne sont pas tes absences qui vont la pousser vers l'autre. Elle n'a pas attendu que tu sois loin pour s'en rapprocher! A son niveau, ça ne changera rien mais au tien, oui, beaucoup avant que la folie ne te gagne.

Tu as bien dû te dire un jour que si tu avais du temps tu ferais ça ça ou ça. C'est le moment de mettre ces projets à exécution. Ton esprit sera agréablement occupé.


Le rire c'est une poussière de joie qui fait éternuer le coeur.

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